‹ L'Imperforation de l'Hymen: Avant la PubertéChapitre 5 sur 41 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Si, en parcourant la littérature médicale, il est possible de trouver de nombreux travaux, sur l’imperforation de la membrane hymen, depuis les écrits les plus didactiques jusqu'aux mémoires les plus originaux, la plupart des auteurs ont envisagé la question au moment de la puberté; quelques-uns cependant ont entrevu la possibilité d’une rétention muqueuse, avant la menstruation, mais ils n'insistent pas, et, se préoccupent peu des accidents qui peuvent survenir.

Pour le baron Boyer (1825), « ce n’est qu’à l'époque « de la puberté que des circonstances particulières « avertissent de ces vices de conformations et, avant « il ne se produit aucun accident », et Geoffroy Saint- Hilaire (1832) se contente de signaler l'obstacle qu'il peut y avoir à l'écoulement des regles.

Le Fort, dans sa thèse d’agrégation (1863), souligne bien l'importance de l'imperforation, mais parle seulement de la rétention des règles ; quant à Puech, il semble avoir, à peu de temps d'intervalle, deux opinions presque contradictoires.

Tandis que dans son remarquable travail sur

rire

« L'Atrésie des voies génitales de la femme » (1864), il nous entretient « des mucosités secrétées par le col, « qui peuvent faire bomber l’hymen, eb attirer « l'attention maternelle », en préconisant dans certains cas l'intervention, dix ans plus tard, dans un article publié par les « Annales de Gynécologie » (1874), nous y trouvons cette phrase «l’existence del’imperforation « est sans importance pendant l’enfance ».

Roze (1865), prétend qu'aucun symptôme morbide . n’est constaté avant la puberté, et cite, à titre exceptionnel, comme Serrière, du reste (1866), l'observation de Godefroy, dont nous reparlerons plus loin dans notre argumentation.

En 1873, Guéretin se désintéresse un peu moins de la question, et rapporte deux observations, intéressantes, l’une de Smellie, l’autre, de Le Gendre, dont nous nous occuperons aussi ; il en est de même de Robert Barnes (1875), qui à eu l'occasion d'inciser Phymen chez de très jeunes enfants.

Courty (1881), Churchill (1881), Bernutz (1888), Nélaton (1884), se préoccupent surtout de la puberté, et si Hégar et Kaltenbach (1885) signalent la rétention de produits muqueux dans le vagin, ils expriment

aussi l'avis, qu'on s’est rarement vu obligé d’inter-

venir chirurgicalement.

Et c’est toujours la même idée que nous avons Jetrouvée, chez différents auteurs, dont nous nous contenterons de citer les noms, pour ne pas rendre une énumération trop fastidieuse : L. H. Petit (1889), Follin (1888), Pozzi (1890), Debierre (1892), Michaud (1589), Labardie-Lagrave et Legueu (1898), Rivalta

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