‹ L'Impérialisme français [par le] comte de FelsChapitre 11 sur 19 · LA GRANDEUR DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA GRANDEUR DE LA FRANCE

Voici sur cette question quelques indications très suggestives que nous empruntons à une étude de M. du Vivier de Streel {Revue de Paris du i" février 19 16) :

(( Si nous dépouillons le tableau des importations étrangères en France pour l'année 191 3, nous constatons que, sur 8 milliards 4oo millions environ, dont il faut déduire 800 millions représentant les importations des colonies françaises, ce qui ramène à 7 milliards 600 millions nos importations réelles de l'étranger, il y a plus de 4 milliards 700 millions qui comprennent des matières premières pouvant être importées des colonies françaises.

(( La France importe de l'étranger pour :

634 millions de laine.

de coton.

de céréales.

de soie.

de minerais.

de produits oléagineux.

de peaux.

de bois.

de café.

de vins.

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de lin.

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de caoutchouc.

de légumes divers.

de plumes.

de jute.

de pâte à papier.

(( Pourquoi demandons-nous à l'étranger des produits que nous sommes en état de nous fournir à nous-mêmes, que nous n'aurions pas à payer en or et sur lesquels nous pourrions réaliser le double profit de vendeur et d'acheteur?

<i Parce que notre pays est seul en Europe à ignorer les ressources de ses possessions d' outre-mer.

a Le cœur se serre en constatant la lamentable indif-

férence du public pour tout ce qui touche à notre empire lointain. Cette indifférence et cette ignorance, d'ailleurs, ne sont pas le privilège du grand public; le monde industriel et commercial n'en est pas exempt, et l'on voit avec étonnement la Chambre de Commerce de Paris prendre l'initiative d'une association nationale pour l'expansion française, dont le programme ne contient pas un article relatif au commerce avec nos possessions. « Le parti socialiste, par une aberration étrange, considère avec horreur ce que dans un récent congrès il appelait « la colonisation », alors qu'il devrait y voir l'instrument le plus efficace du nivellement par le haut. »

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