‹ L'imposteur magnanime Perkin WarbeckChapitre 32 sur 36 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

Oui ! . . . Oui ! . . . Aux gourdins !

(Bousculades.)

CATHERINE (aux bourreaux)

Vous voudrez bien m'attacher auprès de lui? (à Warbeck) Cher époux... Pardonne-moi ma longue absence... Ils me retenaient loin de toi!

WARBECK

Catherine, sois bénie !... L'opprobre m'accablait, tu me rends l'orgueil. Je me glorifie de la bonté que Richmond prétendait m'infliger ! puisqu'elle fut l'occasion de cette suprême preuve d'amour que tu me donnes, ô femme sublime !... Mon Dieu, ne pourrai-je verser des larmes ou me faudra-t-il étouffer de gratitude et de joie!... Allez, valets (s'adressant à Oxford et à Simnel, qui se tiennent à l'écart) mandez à votre maître que le geste de cette noble femme le dépouille de tout le fruit de son triomphe. Dites-lui bien que je le brave et que c'est moi qui le somme d'abdiquer...

Te tairas-tu, vermine!... Holà, vous autres ! (aux bourreaux et aux estafiers stupéfiés et ayant peine à contenir la foule houleuse et agressive) Qu'attendez-vous pour le ramener en prison? (à Catherine : ) Madame, au nom de votre père, arrêtez ces déplorables épanchements! Oubliezvous qui vous êtes ?

CATHERINE

Qui je suis, Oxford? Ne te l'ai-je pas dit tout à l'heure? Catherine Gordon, la femme de Richard IV, par la grâce de Dieu, roi d'Angleterre!

APPRENTIS

Oui! Oui! Vive le roi Richard! Sus aux bourreaux! Les bourreaux ont toutes les peines à maintenir Warbeck, que les mutins menacent de leur arracher. Echaufïourée. Dalyell s'efforce d'entraîner Catherine. Tout à coup survient un moine en costume de pèlerin, avec une forte escorte. Cette arrivée impose aux apprentis. Oxford se porte rapidement vers le moine.)

APPRENTIS

Rangeons-nous, c'est la livrée de monseigneur de Durham!

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