‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 119 sur 228 · G42 DESTRUCTION DES AVAUS PAR CHARLE.MAGNE · texte numérisé non relu

G42 DESTRUCTION DES AVAUS PAR CHARLE.MAGNE

soumettre les Avars. Ils faisaient des razzias perpétuelles et accablaient toutes les populations slaves qui les environnaient. Après avoir occupé la Bavière, Charlemagne confia à son fils Pépin la mission d'enlever le camp retranche' ou Ring, avec une triple enceinte. Après une lutte, qui se prolongea pendant 4 ans, le Ring fut pris d'assaut en 796 par les soldats Francs. Pépin y plaça son camp. Les trésors accumulés par les Huns et par les Avars furent partagés par Charlemagne. L'or et l'argent étaient si abondants que la valeur des métaux précieux subit une baisse. La destruction des Avars a été un grand service rendu par Charlemagne à l'Europe orientale. Les contemporains considérèrent cette guerre comme un triomphe. « Que de combats livrés « dans cette guerre, dit Eginhard, le principal biographe de <( Charlemagne! que ae sang répandu! Témoin la Pannonie, « aujourd'hui vide d'habitants, et la résidence des Chagans telce lement déserte qu'il n'y reste pas vestige d'habitation hu- « maine. Toute la noblesse des Huns y périt; toute leur gloire « y fut éclipsée. Cet amas de trésors, entassés là depuis longi< temps, devint la proie des vainqueurs, et la mémoire des hom- « mes ne saurait rappeler aucune guerre d'où les Francs soient « revenus chargés de plus de richesses (1) ».

H. Hongrois. — Les Hongrois ont recueiUi l'héritage des Huns et des Avars. Ils formaient, entre le Volga et l'Oural, une Confédération de tribus de même origine que les Huns et que les Avars, nomades, guerriers, féroces. Les Khazars et les Petchénègues les contraignirent à changer de lieux de pâturages. Vers le milieu du ix" siècle, un demi-siècle après la catastrophe des Avars, ils étaient parvenus sur les frontières de la Transylvanie sous le commandement d'Arpad, formant une armée de 216,000 combattants, appartenant à huit tribus principales, représentant environ une masse d'un million de personnes (2). L'empereur al-

(1) Eginhai'd, TUa et gesta Karoli Magni.

(2> Sayous, Uist. des Hongrois, l" vol. 1876. M. Sayous a tracé un remarquable tableau de la vie primitive des Hongrois. Leurs tribus menaient une vie nomade, ne labourant pas le sol. Habituées il compter pour leur nourriture sur les i)oissons des rivières, sur le lait et la viande de leurs troupeaux, elles ne pouvaient échap-

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