‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 186 sur 228 · LES IMPÔTS · texte numérisé non relu

LES IMPÔTS

Chine, l'autre en Perse, ont tenté en vain, d'associer l'élément mongol, essentiellement nomade, à l'élément sédentaire en Chine et en Perse.

De même qu'on possède des détails précis sur les impôts et les finances de la Chine à l'époque de Khoubilaï, on en possède aussi quelques-uns à l'époque de Ghazan (1295-1304). Ghazan paraît même avoir été supérieur à Khoubilaï, mais le miUeu persan musulman ne valait pas le milieu chinois. Sous la direction de musulmans distingués, Ghazan (1) entreprit de rendre à la Perse quelque prospérité. Dans ce but, il procéda à une réforme financière et fiscale.

lo Les impôts de l'ancienne Perse, mélanges des impôts, sur les Achéménides, les Sassanides et les Arabes, furent maintenus et revisés. Ils consistaient dans : I. Un impôt foncier payable en nature et en grains à la récolte, d'après les rôles d'un cadastre nouveau, contenant la description des propriétés privées et publiques. Il existait un cadastre en Perse sous les Achéménides. Malgré sa profonde décadence actuelle, à laquelle les nomades ont beaucoup contribué, la Perse est l'une des contrées où l'impôt foncier remonte le plus loin, sans avoir subi la même interruption que dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate. Cet impôt était le Coischous. Il devait représenter l'ancienne dîme. II. Le Kharadj, c'est le tribut de la conquête arabe, impôtde capitation, exigible en argent en deux parties. III. L'obligation du logement pour les troupes. IV. Les droits de douanes qui étaient la ressource la plus nette du Trésor. V. La taxe des tribus nomades. VI. Des taxes locales très élevées dans les villes, sur les marchés. A ces ressources se joignaient, comme dans tous les États orientaux, musulmans ou mongols, les produits des domaines et des confiscations (2).

2o Ces impôts auraient pu être suffisants sans le désordre financier incurable des peuples nomades. Il n'en était pas autrement en Perse qu'en Chine. Les Arabes, pendant leur belle pé-

(1) D'Ohsson, Hist. des Moncjols, 4'* vol., llv. VI, chap. ix.

(2) Nous comparerons dans notre seconfl volume ces divers impôts avec ceux <le la Perse actuelle. — Consulter nos articles de V Économiste français sur la Perse, juin 1895.

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