JAPON
Le Japon a introduit chez lui la plupart des institutions européennes et ce n’est pas seulement dans le domaine du droit privé qu'il a fait des emprunts aux lois, coutumes, traditions des états occidentaux, mais c'est aussi et surtout dans le domaine du droit public. Il a notamment organisé sur le modèle des nations européennes son système d'impôts et son administration financière.
Le budget ordinaire de l’empire du Japon fait, comme les états d'Europe, une place très importante aux impôts indirects. Quant aux impôts directs, ils ne constituent qu’une ressource secondaire, quoique relativement plus importante qu’en France.
Parmi ces impôts directs, deux sont réels : ce sont l'impôt foncier et les patentes: le troisième est un impôt d’allure personnelle ; c’est un impôt sur le revenu. Cet impôt atteint tous les revenus, qu'ils proviennent des “apitaux des contribuables, ou de leur commerce et industrie. La loi japonaise y admet la déduction des
frais d'exploitation, intérêts -des dettes, ete. Elle établit
aussi une exemption totale en faveur des revenus inférieurs à 300 ven. Enfin le taux y est progressif. Les revenus sont répartis en douze classes suivant leur chiffre et le tarif qui les frappe s'élève à chaque classe. . Les finances japonaises comprennent encore un 1impôt sur les successions qui, lui aussi, emploie un tarif
progressif.