PRÉFACE
Le 25 Juin 1920, marque une date qui restera imprescriptible dans l’histoire financière française; date à laquelle fut promulguée la loi portant création de nouvelles ressources fiscales.
Sur un budget ordinaire dont les évaluations montaient à 18 milliards et demi, cette loi offrait aux dépenses publiques la somme de huit milliards et demi.
La place prépondérante que l'impôt sur le chiffre d’affaires prend dans l’économie de cette nouvelle loi, sera suffisamment indiquée par le chiffre que des évaluations optimistes lui attribuaient comme rendement.
Cinq milliards devaient figurer dans le nouveau budget, comme son apport probable. C'était, on l'avait dit, «la vache à traire » du nouveau régime fiscal.
Aussi, les plus vives discussions n’ont pas manqué d’animer les débats parlementaires; les théories les plus opposées, se sont fait jour, disséminées partout dans la presse; les propositions les plus incroyables ont été soutenues, parfois timidement, au sujet de cet impôt, « le plus considé- » rable que jamais assemblée française ait eu à faire peser » sur les épaules du pays, impôt qui égale l’ensemble du » budget d'avant guerre », comme disait à la Chambre des