SCÈNE VIII
Les Mêmes, JACQl ES D'AMBLIZE
JACQUES, au valet de chambre.
Je n'ai plus besoin de vous, Louis. Nanon finira...
{Le valet de chambre sort. On le voit clore les volets du deuxième salon, puis disparaître. Nanon achève de fermer dans le petit salon.)
JACQUES
Nanon !
NANON
Tu veux me parler?...
JAGQUPS
Oui, ma bonne Nanon... Va dire à Germain qu'on ne lâche pas les chiens. Ils ont aboyé toute la nuit dernière. Je n'ai pas fermé l'œil... Ce soir, j'entends être tranquille.
NANON, comprenant.
Ah! bon...
(Elle reste plantée là.)
JACQUES
Eh! bien, Nanon, ça te déplaît?...
NANON, avec une affection bougonne.
Oh I... monsieur est bien assez grand pour savoir ce qu'il fait... C'est égal, à ta place, j'aimerais mieux avoir une femme à moi!
JACQUES
Allons, allons, ma vieille, ça viendra!...
NANON
Tant mieux... Tu n'as plus dordres à me donner, monsieur Jacques?
JACQUES
Non. Merci... Tu peux aller te coucher, maintenant.
NANON, haussant les épaules.
Bonne nuit, monsieur!
JACQUES
Bonne nuit, ma vieille.
{Elle sort, ferme la grille, et éteint le lustre du deuxième salon. D'Amblize, resté seul, éteint toutes les lumières du petit salon, à V exception de celle qui surplombe la grande bergère. Il éclaire sa chambre à coucher, inds revient vers la baie, • dont il rouvre un des battants. Il s'avance sur le seuil. Le clair de lune éclaire la scène. Jacques attend, guettant Denise qui arrive, au bout dhm instant, haletante.)