ROYAULX II PREMIEREMET DES FEULX ROYS CHARLES. VU. ET VIIJ
(1) Appartenant à M. le C^« Anatole de SaTatte.
DE CE NOM II LESQUELLES ONT ESTE PRINSES ET CX)RRTGEES SUR LES PMIERS CRI- || GINAULX. ET DU ROY LOYS. XIJ. AUQUEL DIEU DOINT BONNE VIE || ITEM CELLES QUIL A FAICTES PUIS NAGUERES TANT POUR LES UNI || UERSITEZ QUE POUR LES MONNOYES ORFEURES ET GEOLIERS. || NOUUELLEMENT IMPRIMEES A PARIS.
On lit au bas du r** du dernier feuillet : Imprimées nouuellement a Poictiers par Jehan de Mamef 1 1 dit du Liège demourant deuant le Palais au Pellican. Le v° du même feuillet porte seulement la marque du Pélican, n° 1054 de Silvestre et au-dessous, ces mots : Et sont a
Tendre a Paris || et a Poictiers au Pellican.
De belles lettres initiales gravées ornent le volume. Le titre des Ordonnances royaulx est au-dessous d'un petit tableau, aussi gravé, qui est répété au v° du f. signé E, et représente un personnage qui fléchit le genou devant un roi en lui présentant ce que nous croyons être un parchemin roulé. (Biblioth. de Poitiers).
Ce volume nous pose un problème qu'il n'est pas. facile de résoudre. Que penser des termes contradictoires des deux titres et de la souscription de l'ouvrage ? L'impression a-t-elle été faite à Paris ou à Poitiers? Il n'est guère possible d'admettre que cette impression, commencée â Paris, ait été achevée à Poitiers, car les caractères, sauf les lettres initiales, sont les mêmes au commencement comme à la fin et il eût fallu transporter à Poitiers le matériel de Paris pendant le cours du travail. Comparés avec ceux du Coutumier de 1500 (v. st.) qui précède, ces caractères offrent entre eux, une ressemblance frappante, mais cela prouverait tout au plus que les Mamef de Paris et de Poitiers s'approvisionnaient à la même fonderie. D'un autre côté, le grand L gravé du titre « Les ordonnances royaulx » a servi aussi pour le titre du Coutumier de 1508 qu'on ne peut disputer à Poitiers. Devant cette difficulté de démêler la vérité, nous sommes porté à penser que Jean de Mamef n'a fait que répéter une formule déjà adoptée en mettant sur son titre : « Imprime a Paris », et qu'il faut le croire quand il dit dans sa souscription : « Imprimées nouuellement a Poictiers ». Cela devait avoir au reste peu d'importance à
9es yeux puisqu'il y avait communauté d'intérêts entre les deux établissements.
7. — LE cou II STUMIER DE POICTOU : AUECQUES LA || BRIEFUE DECLARATIO : ET COœRDACE DE CHASCUN CHA [| PITRE ET LES ORDONNANCES ROYAULX VIELLES ET H NOUUELLES PUBLIEES A PARIS DE PAR LE ROY. LOYS || DOUZIESME DE CE NOM. LE XIII. lOUR t)U MOYS DE II JUING. LAN MIL. CCCC. XCIX. IMPRIME A || POICTÏERS LAN MIL CINQ CENS ET HUYT. || ET SONT A VENDRE EN LOSTEL DE II JEHAN DE MARNEF DIT DU LIEGE A LENSEIGNE DU || PELLICAN
DEUANT LE PALAIS A POICTÏERS. In-8° goth. en dcux parties, titre imp. en rouge et noir, 26 lignes à la page.
La V^ partie comprend 184 ff. chifiErés seulement jusqu'au f . clxi, sign. aii-ziiii. Au v° du dernier feuillet qui est blanc se trouve le marque de Marnef, n° 1054 de Silvestre, avec ces mots : Au Pellican. C'est une reproduction fidèle de l'édition de
La 2* partie a des signatures de A-R, mais pas de chiffres. Elle est formée des Ordonnances royaulx, avec le même titre que dans l'édition qui précède, et est augmentée d'un Répertoire de ces ordonnances. Elle porte cette souscription : Cy finissent les ordonnances royaulx nouuellement imprimées a Poictiers. En la maison de Jehan de marnef dit Jehan du Liège imprimeur et libraire iure de luniversite du dit Poitiers.... le xix iour du moys de januier Lan mil cinq cens
huit. L'écusson de France qui est au bas de la souscription est répété au v° d'un feuillet blanc qui la suit. Ces deux parties ne se trouvent pas toujours réunies ; ainsi l'exemplaire de la Bibliothèque nationale et celui de la Bibliothèque de la ville de Poitiers ne contiennent que la première. Nous donnons la description de la seconde d'après Brunet.
Cette édition ne laisse plus planer de doute ; Jean de Marnef était bien devenu imprimeur. Il nous apparaît même ici avec un titre nouveau, celui d'imprimeur et libraire juré de l'Université de Poitiers. Il ne dut pas en jouir longtemps, car nous avons lieu de croire qu'il ne vécut que peu de temps après 1510. Il fut remplacé par ses fils ; l'un d'eux était Enguilbert qui va
suivre et qu'il ne faut pas confondre avec celui ou ceux du même nojn dont nous avons parlé plus haut.