CHAPITRE SIX
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Il faut prendre une pierre poncée , l’ajuster sur la presse et régler la course que le chariot doit parcourir ( voyez page 28 ) , ensuite on met rAufographie snr une feuille de papier propre, l’écriture en dessous ; on mouille le derrière du papier autographe avec une éponge fine et sans appuyer, après l’avoir laissé une ou deux minutes , pour qu’il ait le temps de s’humecter , on l’applique sur la pierre en ayant soin de ne pas frotter , puis on i-ecouvre le papier autographe de deux feuilles de papier de soie et de la maculature, on donne une légère pression , assez forte pourtant pour que l’Autographie sc colle sur la pierre. Après celte première pression , il faut changer les feuilles de soie ( qui
étant mouillées feraient plisser l’Autographie ) , en mettre deux autres , donner encore une pression plus forte que la précédente, changer encore de maculatures, puis donner trois ou quatre fortes pressions sans relever le châssis , et avec l’éponge qui a servi précédemment mouiller le papier autographe en tamponnant , lorsqu’il est imbibé , on lève le coin de la feuille ; si le transport a été bien fait, il faut que l’écriture soit sur la pierre et qu’il n’en reste aucune trace sur le papier, s’il en était autrement, il faudrait remettre les maculatures et redonner quelques pressions, mais cela n’arrive que fort rarement et cela dépend des causes suivantes:
Mauvaise préparation autographique ; encre idem ; pierre creuse ou rateau mal dressé; il est donc bien essentiel d’observer avant de faire le décalque si la pierre est droite ainsi que le rateau.
Lorsqu’après avoir levé le coin de la feuille , comme il est dit plus haut , l’écriture est bien décalquée , on enlève entièrement le papier et on laisse reposer la pierre un quart d’heure environ , afin que le corps gras puisse se fixer dessus , ou peut ensuite la préparer et en commencer le tirage immédiatement.
La pierre qui sert au décalque doit être parfaitement sèche ; autrefois on la faisait chauffer devant le feu , mais il arrivait souvent qu’elle se trouvait chaude dan^ un endroit et tiède dans un autre , de là , inégalité dans le Décalque , puis si le tirage était pressé, il fallait attendre que la pierre fût froide , ce qui était très-long , autrement l’écriture se serait empâtée , maintenant eu hiver ou dans les temps humides , il suffit de faire bouillir de l’eau, d’en verser sur la pierre, de l'essuyer avec un linge fin et défaire le transpoit comme il est dit ci-dessus.
Il faut laisser refroidir la pierre avant de l’aciduler : cinq minutes suffisent pour l’entier refroidissement.
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Le choix des feuilles à maculer , contribue beaucoup à la pureté d’un tirage et cependant on n’y porte généralement pas assez d’attention.
Pour faire de bonnes maculatures, il faut prendre trois feuilles de papier non collé et avec une éponge imbibée de de colle de pâte un peu épaisse, en mettre une légère couche sur chaque feuille , les poser ensuite les unes sur les autres, et avec le coté de la main frotter fortement afin qu’elles se tendent le plus possible, puis les soumettre à trois ou (jualre faibles pressions pour achever de les eoller; après celte opération , les feuilles forment de petits cartons trèssouples, et lorsqu’elles sont sèches, on leur fait subir cinq ou six fortes pressions pour en abattre le grain et les lisser, alors on peut s’en servir.
Les maculaturcs ainsi faites sont pi'éférables aux feuilles volantes qui ont le défaut de s’allonger sous la pression et de contribuer aux bavochures (voyez page 41 ); souvent aussi, lorsqu’elles commencent à se faire, elles se plissent ou se déchirent, tandis qu’une maculature collée dure plus d’un mois en servant tous les jours.
Il est bon d’en avoir une pour chaque format si on veut les conserver long-temps.