‹ L'impromptu de Versailles (volume 2)Chapitre 6 sur 134 · NOTICE. IX · texte numérisé non relu

NOTICE. IX

ments que l'on obtient sur lui malgré la persistance des recherches, on en possède assez cependant pour être certain que le comédien, en lui, fut de premier ordre : c'est la renommée du poète qui a rendu insignifiante celle de l'acteur.

Et cependant quelle passion l'a d'abord entrainé vers le théâtre ? Celle d'écrire des pièces ou de les jouer? La dernière évidemment. La grange l'affirme, en assurant qu'il excellait dans l'art du comédien par des talents extraordinaires, et il est certain qu'il doit le commencement de sa réputation et les premiers encouragements de Louis XIV moins à son génie de poète qu'à son talent d'acteur.

Ses pièces, disaient ses ennemis, n'ont de succès que parce que c'est lui qui les joue; après sa mort, on verra ce qu'elles valent.

« Il est mauvais poète et bon comédien,)) dit la Critique de Tartuffe.

« Et, a dit un autre, ce qui fait rire dans sa bouche fait souvent pitié sur le papier. »

Que dit aussi le Mercure, presque le lendemain de sa mort ?

« Il était tout comédien depuis les pieds jusqu'à la tête : il sembloit qu'il eût plusieurs voix ; tout parloit en lui, et, d'un pas, d'un sourire, d'un clin d'ail et d'un remuement de tête, il faisoit plus concevoir de choses que le plus grand parleur n'auroit pu dire en une heure. »

Citons encore un historien dauphinois, un contem-

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