ACTE III, SCENE IV. io
m'allez donner, cela fera justement dix-huit francs, que je vous paveray au premier jour. Madame Jourdain, 'bas à M. Jourdain .
Hé bien! ne l'avois-je pas bien d
eviner
Monsieur Jourdain, [bas à Mme Jourdain]. Paix!
Dorante.
Cela vous incommodera-t-il, de me donner ce que je vous dis?
Monsieur Jourdain.
Eh, non!
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain].
Cet homme-là fait de vous une vache à lait. Monsieur Jourdain, 'bas à Mms Jourdain1. Taisez-vous !
Dorante.
Si cela vous incommode, j'en iray chercher ailleurs.
Non, Monsieur.
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain].
Il ne sera pas content qu'il ne vous ait ruiné. Monsieur Jourdain, [bas à Mme Jourdain' . Taisez-vous, vous dis-je.
Dorante.
Vous n'avez qu'à me dire si cela vous ernbarasse.
Monsieur Jourdain.
Point, Monsieur.
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain\ C'est un vray enjoleux.
Monsieur Jourdain, [bas à Mme Jourdain . Taisez-vous donc.
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain^ . OfjfiCt JLyous sucera jusqu'au dernier son. » \j^~ /\ Monsieur Jourdain, [bas à M™ Jourdain]. \J Vous tairez-vous?
Dorante.
J'ay force gens qui m'en presteroient avec joye; mais, comme vous estes mon meilleur amy, j'ay crû que je vous ferois tort si j'en demandois à quelqu'autre.
Monsieur Jourdain.
C'est trop d'honneur, Monsieur, que vous me faites. Je vay quérir vostre affaire.
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain].
Quoy! vous allez encor luy donner cela? Monsieur Jourdain, [bas à Mme Jourdain]. Que faire? Voulez-vous que je refuse un homme de cette condition-là, qui a parlé de moy ce matin dans la chambre du Roy?
Madame Jourdain, [bas à M. Jourdain].
Allez, vous estes une vraye dupe.