‹ L'impromptu de Versailles (volume 2)Chapitre 80 sur 134 · ACTE III, SCENE V. io · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. io

Madame Jourdain.

J'ay la teste plus grosse que le poing, et si elle n'est pas enflée.

Dorante.

Mademoiselle vostre fille, où est-elle, que je ne la voy point?

Madame Jourdain.

Mademoiselle ma fille est bien où elle est

Dorante.

Comment se porte-t-elle ?

Madame Jourdain.

Elle se porte sur ses deux jambes.

Dorante.

Ne voulez-vous point un de ces jours venir voir avec elle le ballet et La comédie cjue l'on fait chez le Roy?

Madame Jourdain.

Oùy vrayment, nous avons fort envie de rire, fort envie de rire nous avons.

Dorante.

Je pense, Madame Jourdain, que vous avez eu « bien des amans dans vostre jeune âge, belle et d'agréable humeur comme vous estiez. Tredame! Monsieur, est-ce que madame Jourdain est décrépite, et la teste luy groùille-t-elle déjà?

Dorante.

Ah ! ma foy, Madame Jourdain, je vous demande pardon. Je ne songeois pas que vous estes jeune, et je resve le plus souvent. Je vous prie d'excuser mon impertinenccj

?o6 LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

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