XII NOTICE
était bon gentilhomme^ et avait commandé une compagnie d'infanterie dans le réginient de Lorraine avant de jouer les rois tragiques au théâtre du Marais et chez Molière.
Guillaunie Marcoureau, sieur de Brécourt, n'avait que vingt-cinq ans en i663; il ne resta pas long' temps chez Molière • venu du Marais en 1662, il entra en 1664 à VHôtel de Bourgogne. C'était un brave compagnon, qui mérita Vestime et la faveur du Koi en décousant un sanglier d'un furieux coup d'épée que Louis XIV admira fort.
Philibert Gassot, sieur du Croisy, nom d'un petit fief qu'il possédait en Beauce et où // faisait figure de gentilhomme, appartenait à la troupe depuis l'année 1 6 5 9 ; et MoUère lui confia À<i créaiion du -râle de Tartuffe.
Louis Béjard, sieur de l'Éguisé, était le frère de Madeleine, de Geneviève (M"^ Hervé) et d'Armande (M^e Molière)- borgne et boiteux, il quitta le théâtre en 1670 avec une pension de mille livres et devint officier du roi dans le régiment de la Fère.
Je n'ai rien à dire ici de Madeleine Béjard ni de sa sœur Armande^ sinon que Molière parait les avoir justement caractérisées, sa belle-sœur de « prude « et sa femme de « satirique spirituelle » .
A côté d'elles, la principale actrice, disons mieux, la grande actrice de la troupe était Marquise Thérèse de Gorla, femnie de R.ené Berthelot Du Parc, dit