‹ L'impromptu du paquetage; pièce en un acteChapitre 26 sur 65 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

mené les petits soldats anglais voir le tombeau de Napoléon, aux Invalides ; et puis la statue de Jeanne d'Arc, rue de Rivoli. C'est eux qui ont demandé à voir, vous savez. Ils ont été si émus! Ils aiment tant Jeanne d'Arc et Napoléon, maintenant, les petits soldats anglais. Ils les aiment comme des alliés, n'est-ce pas ? Napoléon a combattu aussi les sales Boches et Jeanne d'Arc était un brave cœur. Et il faut crier maintenant : « Vivent les braves cœurs ! »

MADAME DE BÉRANGES

Dites-moi, mistress Hudson, vous ne nous demandez jamais rien pour vos petits soldats anglais.

MISTRESS HUDSON

Oh! merci, madame; les soldats anglais n'ont jamais besoin de rien ; ils

ont toujours tout ce qu'il leur faut... Au revoir, mesdames ; je m'en vais à l'atelier pour tailler des chemises...

Elle sort.

MADAME DE BERANGES

C'est un type, cette Mrs Hudson. C'estqu'elle ferait lecoup de feu comme elle le dit, vous savez. Et, en même temps, elle a la vocation de catéchiser. L'autre jour, je l'entendais donner des conseils à nos ouvrières, en bas ; elle leur disait des choses très bien.

Sur ces derniers mois, Mrs Hudson ouvre la porte du Jond et crie : Venez voir un dirigeable I Venez vite I

MADAME DE BERANGES

Un dirigeable !

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