‹ L'incesteChapitre 115 sur 212 · UN CAS DE FORCE MAJEURE · texte numérisé non relu

UN CAS DE FORCE MAJEURE

— Q.uand on aime, reprit M""* Tournays, d'un accent exalté, on va droit au but, sans se préoccuper des obstacles, sans tenir compte d'aucune considération, d'aucun scrupule^ d'aucune barrière!... Quand on aime, Julien, on ne fait pas languir la femme aimée! On ne se consume pas bêtement en vains et impuissants soupirs ! ... Ah ! mon ami, vous n'êtes qu'un amoureux transi, qu'un patito, comme disent les Italiens ! . . .

— Madame ! madame! répliqua le vicomte, tout ahuri, tout décontenancé par cette incompréhensible sortie et par ces étranges reproches ; chère madame ! Vous voulez donc me rendre fou ?

— Pas d'amour, dans tous les cas!... puisque vous restez là comme une momie ! puisque vous avez d'aussi inexplicables patiences !

L'amour qui n'agit point est-ce un amour sincère ?

Et lui saisissant les deux mains qu'elle pressa dans les siennes :

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