‹ L'Incident HohenzollernChapitre 112 sur 159 · Id., ibid., 2, p · texte numérisé non relu

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cussion élevée, approfondie, ardente'? » Il affirme aussi que pour la première et la dernière fois, le 13 juillet, le Conseil se divisa. Il n'y paraît pas. Si, en l'absence de comptes rendus des séances, nous nous en référons au témoignage de M. Ollivier, nous constatons que, jusqu'au 12, le Conseil a été surtout consulté sur la rédaction de déclarations ministérielles ou convoqué pour entendre la lecture des dépêches que M. de Gramont choisissait à son intention. M. Maurice Richard a souvent dit à Darimon : « Je n'ai pas été mis au courant des pourparlers qui ont eu lieu entre le 3 et le 15 juillet2. » « Toute cette négociation3, lui confie M. Mège, le 15 juillet, a passé pardessus la tête des membres du Cabinet et, à part M. de Gramont, personne d'entre nous n'a été mis au courant de tous les incidents qui se sont produits. M. Emile Ollivier lui-même n'a pas tout su. Je l'ai entendu se plaindre de ce que l'on se fût livré à certaines démarches sans les lui faire connaître et par conséquent sans lui demander son avis. Aussi, quand je l'ai vu cet après-midi défendre avec un courage de lion la politique que M. de Gramont a fait prévaloir, j'ai admiré son abnégation. Il s'est véritablement sacrifié. Quant à nous, ses collègues, nous n'avons connu les dépèches que par fragments, et pour ainsi dire par hasard. » Et M. Mège ajoutait que, quand il avait fallu en citer quelques-unes aux ministres pour les décider à la guerre, on s'était contenté de « les leur lire ».

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