‹ L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2Chapitre 26 sur 28 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

Chances, Hnréo, conclusion probable de l'insurrection. — Que d'iviendra la Compagnie des Indes ? — Y aura-t41 encore une armée d(» cipayes? — Comment sera-t-elle composée?

Nous en avons assez dit sur les causes qui ont amené rinsurrection , et sur les procédés épouvantables qui Font propagée au lieu de l'éteindre. Venons-en maintenant à la troisième question que nous nous proposons de traiter : Quelles sont les chances de durée de cette insurrection? Quelle sera sa conclusion probable?

D'abord l'insurrection est-elle un mouvement national? Est-elle purement une révolte militaire de l'armée du Bengale? Pour répondre à ces deux questions, il faut d'abord savoir ce qu'on entend par l'expression ; mouvement national. Si Ton veut entendre par là une impulsion simultanée et homogène de tous les peuples composant les cent quatre-vingts millions de sujets Indiens , ou même des cent millions seulement parmi lesquels l'insurrection a éclaté, avec plus ou moins d'intensité, suivant les

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localités, certainement rinsurrection actuelle n*est point vm mouvement national. Il faudrait pour cela qu'il y eût une seule nation, une patrie commune, des traditions, des idées, des intérêts communs. Or la masse des populations qui s'agitent dans Tlnde, comme le dit très-bien M. Xavier Raymond, ne peut pas s'appeler une nation dans le sens où nous sommes habitués à comprendre ce mot. Ces populations, répandues sur d'immenses territoires, se composent en effet de représentants de presque toutes les races qui peuplent le globe. Depuis le Brahman jusqu'au Mogol , jusqu'au Guèbre, jusqu'aux débris des nations qui ont été refoulées vers le midi de la Péninsule par les flots des invasions successives, on ne rencontre partout que disparates et que races différentes ou ennemies. Tout les sépare et les empêche de se confondre : les distances, les difficultés des communications, les langues, les usages, les religions aussi bien que la couleur de la peau. « Ge n'est pas une nation qu'mi peuple pareil, c'est une poussière sans vertu et sans ciment*. Ses agitations stériles sont comme celles de la mer ; elles causent des désastres, mais elles ne peuvent rien produire; après la tempête les flots retombent invariablenjent dans le même lit, dans le silence de leur calme habituel. »

Malgré ses grands souvenirs historiques, Delhi, moins que toute autre ville, ne pouvait être le centre d'un mouvement national, puisqu'elle représentait la domination tnusulmane, et que, sur les cent quatre-vingts millions d'Indiens, les musulmans comptent à peine vingt millions d'âmes dispersées sur tous les points. En admettant, ce

* Xàvior Raymond, Journal des Débats.

qui n*est pas, que l'insurrection eût été une inspiration musulmane, elle n'aurait donc été que le mouvement d'une minorité, minorité qui serait venue se heurter contre les Sikhs, les Rajpouts, les Boudhistes des montagnes, en un mot contre les populations hostiles qui Tentourent de toutes parts, à quelques lieues seulement de Delhi. Ce n*est pas non plus un mouvement national hindou, parce que toute spontanéité, comme tout accord préalable, était impossible par les raisons que nous avons déjà signalées: divisions de lieux, de races, de traditions et d'intérêts; divisions qui font qu'il n'existe pas chez ces nations de sentiment public proprement dit. L'indifférence avec laquelle elles semblent contenipler ce qui se passe sous leurs yeux est tout à fait remarquable, même en faisant la part de Tignorance et de l'abrutissement, résultat d'une longue servitude.

Excepté dans le pays (TAoude, avant la révolte des régiments, il n'y avait pas eu d'accord entre ces derniers et la population civile ; il n'y en a pas eu davantage après, malgré les premiers succès des insurgés, succès qui ont suffi pour anéantir les ressorts du gouvernement sui' une immense étendue de pays, parce qu'en dehors des États d'Aoude les cipayes avaient trop peu de racines dans la population. Partout ailleurs, ils n'étaient qile des mercenaires étrangers à la localité ; et les injures qu'ils pouvaient avoir à venger, les persécutions mêmes dirigées contre leurs préjugés en fait de caste, n'intéressaient que médiocrement les populations, qui ne s'en considéraient point comme solidaires et qui ne se voyaient point directement attaquées, pùisqi\|elles échappaient par leurs masses à toute tentative de même nature. L'insurrection, plus spécialement brahminiquc, re-

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ligieuse et militaire dans son principe, serait donc restée limitée dans Tarmée du Bengale, si des causes exceptionnelles ne l'avaient rendue nationale dans certaines localités y conmie par exemple dans le pays d'Âoude, commune patrie des çipayes, où un gouvernement indigène aimé et respecté des populations venait d*être renversé au mépris de tous les traités. Nous ne serions pas surpris si les blêmes causes produisaient les mêmes effets dans les États d^ Nagpore, de Sattara, partout où les spoliations consommées par lord Dalhousie ont préparé le terrain de manière à le rendre très-inflammable. Mais ce ne serait toujours (^ue des conflagrations partielles et locales, plus ou moins multipliées, plus ou moins étendues, mais sans connexité, sans homogénéité. Ce ne serait jamais une impulsion générale, unique, ayant la même direction et le ipême but, c'est-à-dire un mouvement national proprement dit. D'ailleurs, les choses jusqu'à présent n'ont pas même pris ce développement : quelques symptômes d'effervescence, où l'on n'a reconnu ni intelligence ni vigueur, ont été promptement étouffés, tant à Nagpore que dàïis les pays mahrattes, excepté dans celui de Gwalior, où les contingents militaires seulement se sont ralliés à l'insurrection. Partout ailleurs l'armée du Bengale insurgée a eu pour tous renforts les quinze à vingt mille malfaiteurs échappés des prisons de Delhi, Agra, Benarés, Âllahabad, etc. : tristes renforts, qui, en souillant l'insurrection de crimes qu'elle n'avait point l'intention de commettre, dont elle avait même cherché à se sauvegarder, l'ont compromise aux yeux des populations paisibles jet lui ont aliéné les sympathies de l'Europe!

Mais, du moment que l'insurrection n'est point un

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mouvement national ^t qu'elle est limitée aux cipaycs, lors même qu'elle s'étendrait d'une manière générale, ce que nous ne croyons pas, aux corps d'armée de Bombay et de Madras, il est évident qu'elle n'a aucun avenir. Elle durera plus ou moins longtemps, mais elle s'éteindra comme un feu de paille, sans même laisser de traces. La résistance ne peut se prolonger que dans le pays d'Aoude, où tout homme est soldat, où tout habitant, depuis le noble jusqu'au plus pauvre paysan, tient à sa nationalité et à son prince. Là, on se fera exterminer; là, les Anglais ont déjà perdu bien du monde, et ils en perdront encore ; mais ce n'en est pas moinç une lutte sans espoir. La population d'Aoude est trop peu nombreuse et trop inférieure en valeur et en science militaire pour ne pas être écrasée. Les Anglais, au besoin, feront un désert de ce pays, mais ils planteront leur drapeau sur ses ruines. Ce sera l'affaire de quelques mois, de deux campagnes tout au plus ; et puis le silence se fera dans rinde entière.

Est-ce à dire pour cela que l'immense perturbation à laquelle nous, venons d'assister ne laissera derrière elle aucune conséquence dans l'avenir? Nous sommes bien loin de le dire. Elle laissera d'abord les ruines faites, moins par elle-même que par la vengeance anglaise, et puis des haines impérissables qui seront le premier germe d'un sentiment public^ le premier ciment d'une nationalité commune; nationalité qui n'existait point encore, mais qui commencera à se former du jour où il n'y aura plus dans l'Inde de nations distinctes, où toutes seront courbées sous le même joug impitoyable. Chaque État subsidiaire ou protégé qui disparaîtra fournira une pierre dans la construction du nouvel édifice; mais, avant

que cet édifice soit assez grand pour écra er les Anglais, il faudra des années, peut-être un siècle, peut-être plus encore. — Et quelques concessions, un gouvernement plus humain et plus sage, un peu de justice et de loyauté, pourraient retarder indéfiniment la crise suprême et faire cesser dès aujourd'hui Tinsurrection comme par enchantement. Un correspondant du Star (journal anglais) lui en indiquait les moyens :

I do not know whether you Je ne sais pas si vous pourcould well restore the kingdora riez vous décider k réintégrer of Oude, but if the englisli la royauté (rétablir le royaume parliament would do it and rc- d'Aoude) ; mais, si le parlement pudiate the conduct of its mi- anglais voulait le faire et répunisters, I thinck England would dier la conduite de ses minisgain the good opinion of the très, je pense que l'Angleterre European and the native, for gagnerait à cette mesure la it is after ail a dirty spolia- l>onne opinion de FEuropéen et lion. d® rindigène; car, après tout,

c'est une sale affaire de spoliation.

L'Angleterre suivra-t-elle ce conseil? Nous ne le pensons pas. Lliistoire est là pour nous rappeler que toutes les fois qu'une proie a été ofîerle au peuple anglais, et qu'il Ta possédée, nefïit-ce qu'un moment, il n'est aucun gouvernement whig ou tory, il n'est aucune considération dans le monde qui puisse lui faire lâcher prise. Ce serait vouloir enlever un os à un bouledogue affamé. — Lors de notre premier Empire, ou plutôt dans les beaux jours du Consulat, lorsque le monde, après de longues douleurs, se reposait dans les bras d'un glorieux génie qui ne rêvait alors que paix et liberté, n'a-t-on pas vu le ministère Addinglon, malgré ses convictions, malgré son penchant

pour la paix, qui était sa seule condition d'existence, lancer pour la seconde fois le monde entier dans les horreurs d'une guerre sanglante, plutôt que de restituer l'île de Malte, ainsi qu'il s'y était obligé par un traité solennel. Ce n'était pas faute de le vouloir, ou du moins de le désirer ardemment, mais jamais il ne put trouver le courage d'en faire la proposition au peuple anglais. Il en sera de même aujourd'hui, si nous ne nous trompons, pour le royaume d'Aoude, que l'on ne restituera jamais , à ses anciens maîtres, malgré l'injustice avouée de cette spoliation, et bien que cette injustice soit publiquement et universellement reconnue par tous les partis en Angleterre.

Passons maintenant à une autre question, qui n'a pour nous qu'un intérêt secondaire, mais qui agite énormément les esprits à Calcutta, et qui sera sous peu trèsvivement discutée en Angleterre, celle de savoir si l'administration de la Compagnie des Indes survivra au choc qu'elle vient de recevoir. S'il fallait en juger par l'effervescence qui se produit parmi les colons européens des diverses présidences, et surtout dans la capitale de l'Inde anglaise, on pourrait croire que les jours de la Compagnie sont comptés. Une ligue puissante, qui s'est formée sous la bannière des saints, demande à grands cris sa déchéance ; de tous côtés ce sont des pétitions à la reine, des adresses au parlement, des appels au peuple d'Angleterre, qui passent de main en main et se couvrent de signatures. — Travaillant dans le même but et avec la même énergie, toute la presse de Calcutta, depuis longtemps en guerre avec les autorités gouvernementales, se fait fort de renverser le gouvernement de la Compagnie des Indes en proclamant l' agitation. — Selon les derniè-

res nouvelles, elle vient de tenir des réunions très-animées, où l'on a procédé à la nomination des députés qui seront envoyés en Angleterre pour agiter les masses ; et à la tête de -cette députatioii figurera nécessairement en première ligne M. Sydney-Blanchard, rédacteur en chef du Bengal Hurkaraj qui s'est prononcé comme l'ennemi implacable de la Compagnie des Indes. Ce type consommé du journaliste bavard et frondeur annonce qu'if 7ie reviendra dans V Inde qu'après avoir démoli jusqu'au dernier vestige celte puissance morale, ou plutôt immorale, qui n'est basée que sur la routine et la corruption, « Elle est morte, très-haute et puissante Compagnie, s'écrie-t-il avec entraînement, elle est bien et dûment décédée ! 11 ne reste donc qu'à l'enterrer décemment et à no pas faire d'esclandre à ses ftinéraflles. »

Eh bien, n'en déplaise à M. Sydney-Blanchard, nous croyons qu'il se trompe dans son appréciation et qu'il sera déçu dans ses espérances. La Compagnie des Indes ne peut pas mourir, elle ne sera pas tuée, parce qu'elle n'a pas de substance. Elle restera ce qu'elle est, un mythe, trop utile et trop commode pour que le gouvernement anglais veuille ou puisse s'en passer. La Compagnie des Indes, telle qu'elle est sortie de sa transformation en i 855, n'est plus qu'un registre où l'on inscrit les recettes et les dépenses du gouvernement de l'Inde, ou, si l'on aime mieux, un bureau où dix-huit commis travaillent incessamment à transmettre aux fonctionnaires coloniaux les ordres du ministère ; mais c'est aussi un admirable paratonnerre, un bouc d'Israël, un mannequm politique sur lequel vont s'acharner et se perdre toutes les récriminations, toutes les colères qui, si ce mannequin n'exis" tait pas, iraient s'attaquer au gouvernement métropoli-

lain. Qn ne fera* donc pas la sottise de supprimer un si utile intermédiaire.

On conviendra, d'ailleurs, d*après ce que nous avons exposé de la constitution du bureau de contrôle, de la réduction des attributions laissées aux directeurs, qui n'ont plus la moindre initiative pour aucune mesure législative, administrative ou politique, que, si l'on voulait incomber sur ces derniers, ce serait d'une injustice révoltante. Les directeurs de la Compagnie des Indes sont parfaitement innocents des deux grandes fautes qui ont amené la dernière insurrection dans Tarmée et dans une partie des populations du Bengale. La responsabilité de Tannexation d'Aoude doit retourner tout entière à lord Dalhousie, inspiré et encmiragé par lord Palmerston. Et, tpiant à la persécution des Hindous, par rapport à leurs préjugés de caste, elle doit être attribuée exclusivement à la secte des saints, à laquelle n'appartiennent ni la Compagnie des Indes, ni son gouverneur général, mais bien la grande majorité du peuple anglais et écossais, surtout dansJa bourgeoisie. Voilà où sont les vrais coupables.

Nous contentant de cette colonne d'iiumortelles jetée sur la tombe de la défunte Compagnie, passons maintenant à une autre question bien autrement importante. — Y aura-t-il encore une armée de cipayes? Comment seral-elle composée?

Nous ne croyons pas pouvoir mieux répondre à la curiosité du public sur cette question qu'en reproduisant le rapport publié à ce sujet par un homme d'un grand talent, et jouissant d'une considération méritée pour sa modération et sa justice, le colonel Sykes, l'un des membres et l'avant-dernier président de la Cour des directeurs de la Compagnie des Indes.

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Commençant par répondre aux articles des journaux méthodistes qui traitaient avec mépris les obligations de la caste dans l'Inde, il explique ce que des cipayes de haute caste 'peuvent faire et ce qu'ils ont toujours consenti à faire, et ce qu'il leur est impossible de faire, même pour plaire aux officiers pour lesquels ils ressentent la plus profonde vénération.

!• The Brahmin and Rajpout Sepoy will cheerfuUy handle the pickaxe and shovel, build walls, sink wells, and stand shoulder by shoulder in the ranks with the lowest cast men; but a breach of certain nlimentary lawfe, ipso facto^ consigns the offender to excommunication and dégradation, Ihan which drath is préférable; — for bis parents, bis brothers, and bis friends can neither eat, nor smoke with him, nor let him drinck out of their water vessels. — He is become an out cast. He is condemned to lo contempt in this world, and his soûl is damned in the ne-jct.

i<* Le cipaye, qu'il soit brahmine ou rajpout, maniera sans hésiter la pioche et la pelle, il bâtira des murailles, creusera des puits et se placera épaule contre épaule dans les rangs, même en contact avec les hommes de la plus basse caste; mais la violation de certaines lois qui touchent à sa nourriture le condamnerait, ipso facto, à Texcommunication et à une dégradation en comparaison de laquelle la mort est cent fois préférable. Car, dès ce moment»

les parents mêmes qui lui ont donné le jour, ses frères, ses amis, ne peuvent plus ni manger, ni fumer avec lui, ni lui permettre de boire dans leurs ustensiles. Il est rejeté en dehors de toute caste, condamné au mépris des humains dans ce monde, et son âme est réservée dans l'autre h la damnation étemelle,

2« It is very lamentable Ihal in this âge of reason, siich stem obligations sbould be acc^pted by human beings and be operativ ; but they exist, tbere they are as great facts.

So it is lamentable that hostile religions sbould exist, but there theyre are and always hâve been : great facts which produced the conflits of la Saint- Barthélémy y the baptist atrocities of Munster, the Smithfield Tires and the Irish exécutions.

3" Irrational and absurd as thèse cast obligations are, even ftdons in the gaols die to miiintain them ; and their active re" sistance to the reccntly introduced messing system in the gaols of Bengal and the North west provinces bas occasioned bloodshed. — We bave read in a récent Madras ncwspapor that some convicts who where embarked for transportation to the eastward refused the ship's food given to them, and as they wpre dying of starvation, jt

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2*" Il est certainement bien déplorable que, dans ce siëcle de raison, des obligations d'une sévérité aussi absurde soient acceptées par des êtres humains et qu'elles soient suivies d'effet ; mais ces obligations n'en subsistent pas moins, et se dressent devant nous comme de grands faits positifs. Il est déplorable aussi qu'il y ait dans le monde des religions hostiles les unes aux autres; il y en a pourtant et il y en aura toujours : ce sont aussi de grands faits qui ont produit les conflits de la Saint-Barthélémy, les atrocités anabaptistes de Munster, les incendies de Smithfield et les massacres d'Irlande.

3* Quelque irrationnelles et absuriles que soient ces obligations de la caste, même les félons dans les prisons savent mourir pour les maintenir, et leur résistance éne »/ique au système des messes que l'on a récemment cherché à introduire dans le régime des prisons du Bengale et du Nord-Ouest a été jusqu'au sang versé. Nous avons lu récemment, dans les journaux de Madras, que des forçats, embarqués pour la déportation dans l'extrême Orient,

became iieccssary to disem bark them.

4* How are we to deal wtth such tenacious obduracy? We cannot kill the (or natics, and we can only therefùre lament the fanaticism^ and tolerate it, It is little known or thongfat of in the western world to what privations and sufTerings the high, cast sepoy is subjected in emharking for foreign service.

From the moment he sets foot on hoard a ship he cannot cook, he cannot receive the ship's provisions, and his support is confined to parched grain and condiments which he takes with him. In the great expéditions to Java, China and the Persiân Gulf, thèse privations and sufTerings were borne cheerfully by thousands of sepoys in our service and would he home again and again if their religions préjudices were respected.

refusaient les vivres du bord et se laissaient mourir de faim pour ne point manquer k leurs obligations, tellement que Ton se vit forcé de h"- remettre à terre.

4" Comment devons - nous agir en présence d'un aveuglement aussi tenace? Nous ne pouvons pas tuer tons ces fanatiques, nous ne pouvons donc que déplorer leur fanatisme et le supporter* On est peu instruit, et Ton s'inquiète peu, dan3 le monde occidental, de tout ce qu'il y a de privations et de souffances pour le cipaye de haute caste, lorsqu'il est obligé de s'embarquer pour une expédition d'outre-mer.

Du moment où il met le pied à bord d^un vaisseau, il ne lui est plus possible de faire cuire sa nourriture; les préjugés de sa caste lui défendent de recevoir les provisions du bord, et sa subsistance dépend exclusivement du grain torréfié et des épices qu'il a pu emporter sur sa personne. Dans les grandes expéditions, jusqu'à Java, en Chine et dans le golfe Persique, ces privations et ces souffrances ont été supportées sans murmure par des milliélrs de

AVANT ET APRÈS L'INSURRECTION. 5t>0

cipayes k notre scrviœ, el cet exemple sera suivi encore et encorey pourvu que leurs préjugés religieux soient respectés,

5* Malgi^é notre irritation actuelle contre les attentats sanguinaires des cipayes du Ben- •gale, et nonobstant la répugnance que nos officiers éprouvent généralement à'se fier , pour Tavenir, à la loyauté du brahmine et du Rajpout, il est d'une importance vitale, attendu quHl 7WUS est absolument impossible de nous passer d'une armée indigène, ({uc nousarri-»

viens à nous former des idées justes: l°sur la constitution à donner à cette armée, et 2** sur la manière de Tadministrer, en ayant constamment en vue le genre de services que nous pouvons et le genre de servi' ces que nous ne pouvons pas lui demander,

« 6* Dans notre aversion pour les brahmines et les Rajpouts, prenons bien garde que nous n'allions pas nous jeter dans un autre extrême, en nous mettant à la merci des musuK mans du Pendjab et des Sichs. Ces derniers ont aussi leurs préjugés au sujet tlo la vache

5" In thc présent feeling of resentment which bas been so justly roused by the bloody acts of the Bengal sepoys, and the generally expressed want of confidence in the future loyalty of the Brahmine, and Rajpout, it is of vital importance, as we cannot do. without a 'native army, that there should be a dear understanding, not only vnth respect to the constitution of that army, but that in ils management we should hâve constantly in mind what services we can, and what we cannot exact from them.

6" In our dread çf Brahmins and Rajpouts, we must be careful that we do not go to the otlier extrême, and place ourselves at the mercy of Punjabee Musulmans or Sikhs ; the latter having préjudices about Cow-Slaying ;i8 strong, or even stronger than

tliuse of tlie Brahuuii or the Rajpout.

7" Rcliance we inust place iipon native troops or police bataillons. Let the hùtory of thepost therefore, inspire m with the hope that as amutiny on religions grounds in 1806 in the Madras army has been foUowed by ttninterrupted loyal services, so may a lengthened loyal dévotion to the State charactevise a reornised Bengal army.

8' But OUI* présent duty is clear : the last spark of rnutiny inust be tranipled eut; retribiitive justice must overtake the real perpetrators of murders and outrages, whether SepoySfCampfollowers, félons from thegaols, or villagers; but let us for the sake of hu' manity andour Christian cha-

(qu il n'est point permis de tuer), préjugés tout aussi forts et niême plus forts chez eux que chez les brahinines.

n 1" Il faut absolument que nous placions notre confiance dans des troupes indigènes^ dans des bataillons qui ont surtout pour objet de faire un service de police. Et, puisqu'il en est ainsi, Thistoire du passé doit nous faire espérer que, de même qu une msurrection produite en 4806 dans V armée de Madras, par des idées religieuses , a été suivie sans interruption, depuis cette époque, * par de bons et loyaux services, de même un loyal dévouement aux intérêts de rÉtat pourra^ pendant de longues années, caractériser la conduite de l'armée du Bengale après sa réorganisation,

« 8" M lis, quant à présent, notre devoir est clairement tracé.

La dernière étincelle de rébellion doit être étouffée sous nos pieds; de justes punitions doivent atteindre tous ceux qui se sont réellement rendus coupables tics massacres et des atrocités qui ont été signalés, soit qu'ils se trouvent parmi

AVANT Et Al'RÈS L'INSUKUECTION. ôoi

racteVy nol involve in one les cipayes, parmi les campcommon and terrible punish- followers (gens à la suite de ment the active guilty, pas- rarmée), les félons échappes sive looker on and wliolly des prisons, ou parmi les hainnocent. bitants des campagnes. Mais,

pour V amour de V humanité et pour conserver notre réputation de chrétiens, n'allons pas confondre dans une punition commune et terri' ble ceux qui ont été coupablés de fait, ceux qui n'ont été que spectateurs passifs et ceux qui sont restés complètement innocents. »

Certainement il est impossible de s'exprimer avec plus de connaissance pratique des choses de Tlnde, avec plus de modération et de sagesse ; et ce document fait honneur à la Compagnie des Indes. Or, comme la raison, le bon sens, finissent toujours par prévaloir en Angleterre, surtout quand ils sont d'accord avec Tinlérêt national bien entendu, nous pouvons déjà pressentir que ces conseils de l'ex-président de la Cour des directeurs seront suivis à la lettre.

L*armée du Bengale sera donc reconstituée, inoyennant certaines modifications dans son organisation. Ainsi les éléments sikhs et gourkhas y tiendront une plus grande place ; au lieu de quatre régiments sikhs, il y en aura dix ou douze ; au heu de deux régiments gourkhas, il y en aura cinq ou six ; on y admettra moins de Bralimines de haute classe et moins de Rajpouts, et par contie un plus grand nombre de pariahs ; mais il y aura tou-

-.32 LMNDE ANGLAISE

jours le même nombre de bataillons indigènes, parce que, au lieu d'être exagéré, ce nombre était insuffisant pour l'immense élendue de territoire. Enfin, l'élément qui y prédominera toujours sera le mild Hindou (le doux Hindou] : ce sont les Anglais qui l'ont ainsi qualifié, et avec une parfaite justice. Comment M. Philaréle Chasles, dans une série d'admirables articles publiés dans le journal des Débats, a-t-il pu, sur la foi d'un journaliste anglais qui n'avait jamais mis les pieds dans Tlndc, repré- . senter les cipayes comme des espèces de lansquenets, des condottieri impatients du repos, s'ennuyanl de la paix, et commençant à conspirer du jour où leur activité belliqueuse ne peut plus se dépenser dans les combats? Comment a-t-il pu commettre une pareille erreur, à côté de vues si profondes et si justes? Son appréciation aurait eu quelque vraisemblance s'il avait voulu parler des Atfglians,des Sikhs et des Ghourkhas; mais ie cipaye des trois présidences, et surtout celui du Bengale, est notoirement ce qu'il y a de plus mou et de plus lâche au monde. En faut-il d'autre preuve que la prise de Dellii défendue par 55,000 cipayes et par une population de 150,000 âmes, et enlevée d'assaut par 5,500 Européens valides? — Et la marche d'Havelock sur Lucknao, passant sur le corps, avec moins de 2,500 combattants, à •plus de 60,000 hommes, et à toute une nation irritée combattant pro aris et focis ? Que répondre à cela?

Le cipaye impatient de la paix! fnais la paix, le dolce far nientôy c'est son élément; mais vous ne l'avez donc pas vu dormir avec délire au soleil, sdrayato comme un vrai laïzarone, avec cette différence qu'au lieu d'être souple, osseux et maigre, il est paresseux, dodu et gras; avec son corps nu, bien huilé, et ses longs cheveux bien

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peignés et noués, comme ceux d'une femme, sur le sommet de sa tète; c'est le Sybarite par excellence. — Le cipaye querelleur et guerrier! vous ne le connaissez guère. Deux cipayes se disputeront quelquefois, mais à la manière des femmes, à coups de langue; un duel est un événement inouï, il serait impossible d'eh citer un seul dans le cours d'un siècle; — et, si un amant outragé lue quelquefois un camarade, c'est sans le prévenir, sans lui dire de se mettre en garde; il n'est pas si bêle. — L'annonce d'une expédition prochaine, au lieu de créer une joie folle comme chez les Européens, ne produit chez les cipayes que la consternation; et, quand vient l'heure du combat, tandis que les Européens se portent en avant, Jack sepoy (Jacquot cipaye, comme l'appelle le soldat anglais) suit l'exemple du bonhomme Sosie; il se recueille, s*il en trQuve l'occasion, dans un coin bien à l'abri, où il ne prend pas d'un jambon deux tranches succulenies. Dieu me garde de l'accuser d'un pareil forfait contre les lois de Brahma ! mais il mâche tout doucement son bétel en cherchant à se donner du courage pour nos gens^ qui se battaient.

Voilà Jack sepoy tel que je l'ai vu à l'heure des horions; et voilà, si je ne me trompe, ce qu'il sera toujours. Mais il est très-utile comme manœuvre pour les corvées; il est doux, facile à conduire, fidèle et reconnaissant, pourvu qu'il trouve dans ses chefs européens un peu de justice, un peu de bienveillance, un peu de tolérance pour ses préjugés religieux. JarUaié il n'y aura dHnsurrection, pourvu^ comme le recommande le colonel Sykes, qu'on veuille seulement se rappeler ce que les Hindous de haute caste peuvent faire, ce qu'ils ont toujours consenti à faire^ et ce qxiil leur eut impossible de it. - 19

faire, même pour plaire aiuc officiers européensy pour lesquels ils ressentent la plus profonde vénération.

Il est cependant un nouvel élément qui vient d'entrer pour la première fois dans la composition des armées de rinde, et qui est appelé à y jouer dorénavant un très- ' grand rôle. C'est l'élément eurasien, sur lequel il nous reste à donner quelques explications. Le mol Eurasien, mis pour Europe-Asien, est formé des deux mots Europe et Asie, pour désigner la race bâtarde issue du mélange des conquérants avec les filles de l'Inde. « Cette race (dit M. de Vanneroy*, dans un charmant article qu'il a envoyé tout récemment au journal le Pays), hour nie jusqu'à présent et à peine moralement reconnue, a attiré l'attention des législateurs par son accroissement numérique, qui acquiert de jour en jour plus d'importance. Après l'avoir traitée, pendant deux générations, avec le plus grand mépris, après l'avoir privée même de nom, car la dénomination de half-caste qui la désigne ne peut être considérée comme définitive, on a été obligé de compter avec elle, et de l'enregistrer dans les fastes du pays sous un nom qui la distingue des deux races dont elle est issue; ainsi, dans tous les nouveaux actes publics, dans toutes les ordonnances du gouvernement, vous voyez les Anglais, les Hindous, les Musulmans et les Eurasiens.

« Ces enfants du hasard, rejélés par les uns, rebutés par les autres, sont pourtant doués, le plus souvent, d'une grande beauté physique et d'une distinction de tenue vraiment remarquable. Fils de père anglo-saxon

* M. de Vanneroy est un jeune médecin français qui est allé chercher fortune aux Indes, et qui est présentement au service d'un petit prince de ce pays.

el de mère hindoue, possédant la haute taille de Tun et Textrême déhcatesse de Tautre, nous les voyions jusqu'alors grandir autour de nous, sans nom, sans place, sans avenir. » — Et, la caste se transmettant par le père, ils n'avaient non plus aucune place dans la hiérarchie de Brahma, pas de nom, même parmi les soudras, dernière caste de toutes.

Voilà que, dans le danger commun, les Européens viennent enfin de reconnaître le tort qu'ils ont eu de les exclure du service militaire au profit des cipayes, qui leur sont si inférieurs en courage et en intelligence. Un corps de troupes (deux bataillons seulement), entièrement composé d'Eurasiens, vient d'être levé au Bengale. On attend avec le plus vif intérêt le résultat de cette expérience, résultat qui ne peut manquer d'être satisfaisant. Déjà la parade des Eurasiens, à cinq lieures du matin, est devenue le rendez-vous du beau monde. L'exercice se fait avec la plus grande exactitude; et, en trois mois, ils ont déjà acquis un tel aplomb, que le grand Frédéric lui-même, au dire des Anglais, ne trouverait rien à redire à leur tenue militaire.

Ce corps sera rapidement augmenté, et l'exemple du Bengale ne tardera pas à être suivi par les deux autres présidences. On aura ainsi une troupe d'éUte d'une bravoure à toute épreuve *, qui remplacera avantageusement, sous le soleil de 1 Inde, les troupes anglaises insuffisantes. Car on ne peut plus aujourd'hui se faire aucune illusion : tout le monde convient que le nombre des troupes européennes dans l'Inde a besoin d'être considérablement augmenté, peut-être même au delà des ressources de

* Le colonel Skinner au Bengale, les officiers du contingent du Nizam d'Hyderabad, en .ont donné de magniric[ucs échantillons.

l'Angleterre, si on s'obstinait à ne vouloir que des Européens pur sang, — Le Royaume-Uni portera probablement son contingent normal à vingt mille hommes de plus que dans l'ancienne organisation. Au delà de ce rhiffre, le complément de ce qui pourra être nécessaire sera fourni par les Eurasiens et par les troupes nègres des Indes occidentales, qui sont bien autrement redoutables que les Hindous, et qui leur inspireront autant de crainte que d'aversion.-

Cette augmentation de troupes grèvera considérablement le budget de l'Inde ; mais ce n*est là qu'une question d'argent que les Anglais finiront par résoudre à leur avantage. L'Inde anglaise est bien loin de produire tout ce que l'on peut attendre de son sol fertile et de son magnifique climat : que les chemins de fer de Bombay à Madras et de Calcutta à Lahore soient une fois terminés; que le canal de Suez, enfin ouvert à la navigation, permette d'accélérer les communications et laisse un champ libre au commerce, et avant tout qu'un esprit de justice et de clémence succède à la passion furieuse du moment, et toutes ces plaies seront bientôt guéries, et toutes ces catastrophes seront bientôt oubliées. Voilà le but auquel devraittendre la presse anglaise, vers lequel elle devrait marcher la première; mais, comme à son ordinaire, nu Heu de guider la nation, elle ne fera que la suivre.

Esclave du caprice populaire, qu'elle subit et courtise comme la girouette tourne au moindre vent, la presse anglaise, en dehors des intérêts matériels, des questions de finance et de commerce dont elle se préoccupe exclusivement, n'a ni lumières ni élévation, et, dans les questions poHtiques, elle n'a jamais été, elle ne sera jamais loyale ou généreuse. Adoptant l'idée romaine, pour elle, les

AVANT ET APRÈS ^INSURRECTION. Tx""

étrangers (foreigners), qu'ils s'appellent Français, Russes ou Chinois, sont toujours des !;flr6a7'^5, vis-à-vis desquels on n*est tenu à aucune bienveillance, à aucune justice, pas même à de la reconnaissance pour les services qui peuvent avoir été rendus. — Elle applaudira aux discours de lord Palmerston, quand, oublieux de la Crimée, il viendra dire à la face du monde que les Anglais sont le seul peuple grand et vaillant entre tous, et que les Français n'ont de militaire que les éperons et la moustache. — Elle applaudira aux puritains quand, avec leur tolérance et leur aménité ordinaires, ils appellent la' religion catholique la grande Babylone, la prostituée àes sept montagnes. C'est pourtant cette prostituée qui a envoyé ses filles, les soeurs de charité, soigner les blessés en Crimée, les pestiférés à Constantinople. Miss Nightingale et ses amies ont noblement st)igné letirs compatriotes; nos sceiirs de charité ne demandaient point aux moribonds quelle était leur religion ou leur patrie; amis ou ennemis, elles ne voyaient en eux que les membres souffrants du Sauveur des hommes. S'il fallait une dernière preuve que le catholicisme a gardé intacte la tradition de Jésus de Nazareth, c'est que, dans ces déplorables conflits entre l'Angleterre et ses sujets révoltés, la seule partie du clergé anglais qui ait fait entendre dos paroles de charité et de pardon, c'est le clergé catholique, ayant à sa tête le cardinal Wiseman. — Mais gardons-nous des récriminations. Nous n'avons point écrit ce livre pour jeter l'outrage à nos amis d'hier, qui seront, nous l'espérons ardemment, nos amis de demain. Sur le théâtre des atrocités qui se sont commises dans l'Inde, en présence des restes mutilés de nos femmes et de nos enfants, nous sommes convaincu qu'officiers et soldats nous eussions

agi comine eux ; mais nous n'eussions trouvé ni une presse française pour nous applaudir, ni des ministres de nos autels pour prêcher la vengeance. —Voilà ce que nous tenions à constater *.

* Constatons aussi l'impression produite en Europe par ces événements et par ces écarts de la presse anglaise, impression résumée avec la plus bienveillante modération par le Joumiu des Débats.

Le Times, dans un article qu'il a publié récemment, remarquait que les voisins de l'Angleterre assistaient à la lutte où elle est engagée avec un intérêt qui n'est pas sans plaisir, et il se plaignait en termes assez vifs de celle curiosité peu charitable. « Le sentiment exprimé par le journal anglais, dit M. Xavier Raymond, est, nous sommes forcé de le reconnaître, celui qui domine en Europe et particulièrement en France. — Pourquoi, c'est que la conscience publique a vu dans l'insurrection de l'Inde un juste retour de la fortune, une punition ou du moins une épreuve infligée par la Providence à l'orr gueil et à l'égoîsme britanniques. Il faut également faire une part et une très-grande part aux animosités que la politique exclusive et passionnée de lord Palmerston a soulevées en France et sur le continent tout entier. Nous rendons justice ù la nation anglaise : depuis trente ans elle est bien revenue des préventions et des sentiments haineux qui ont divisé la France et rÂngleterre à d'autres époques. Mais, si ces sentiments haineux, cet esprit de rancune et de rivalité misérable, ont cessé d'animer la nation britannique, ils vivent encore dans le gouvernement qui préside en ce moment à ses destinées. Ils ont éclaté récemment dans plusieurs occasions importantes, notamment dans la question des principautés, et surtout dans la question relative au percement de Visthme de Suez. A tort ou à raison, on a cru voir dans le gouvernement anglais un parti pris de contrarier et de traverser les mesures les plus libérales et les plus conformes aux intérêts généraux de l'Europe. Cette politique d'un autre âge, ces passions surannées, ces rancunes puériles, dont lord Palmerston est regardé comme le représentant systématique et obstiné dans le cabinet anglais, ont exercé sur l'opinion .publique, en France et ailleurs, une influence qu'il est impossible de méconnaître. » [Journal des Débats). Xavieb Raymond.

FIN Df- LA troisième ET DERNIÈRE PARTIE.

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