‹ L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2Chapitre 4 sur 28 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

Relations do la Compagnie avoc ses sujets indirects. — Système politique. — Y a-t-il des États indépendants dans les limites de In péninsule hindoustane? — Les AfTghans et les Birmans. — DiTision des princes vassaux en [quatre classes. — Première classe : Le souverain du Cachemire; le rajah de Nepaul; chefs sikhs protégés; princes féodaux.

Nous avons examiné dans les chapitres précédents le mode d'action de la Compagnie sur ses sujets directs Il nous reste maintenant à observer ce gouvernement dans son action politique sur ses sujets indirects, c'eslâ-dire les États alliés, vassaux et tributaires.

La politique des Anglais dans l'Inde a toujours suivi une marche uniforme, qui, de tous les points de départ, les a toujçurs amenés au môme but : c'était d'abord de persuader aux princes indigènes d'accepter l'appui de leurs troupes contre la turbulence de leurs prppres sujets ou les invasions de l'étranger. Les princes y trouvant leur avantage personnel, impunité pour leurs vices et leur tyrannie, stabilité et sécurité sur leur trône, s'eng;a-

|;I!SPE ANGLAISE AVANT ET APnÊS L'INSURHECTION 75

geaient sans trop de répugnance à pourvoir à la solde e! à l'entretien de la force mbsidiaire. Le cliiffre de celte force ne pouvait manquer de s'accroître en raison dos circonstances qui le rendaient toujours nécessaire ; car le prince ou son gouvernement, n'ayant plus rien à craindre de ses sujets, n'avait aucun intérêt à les ménager. En raison de celte augmentation, les troupes nationales étaient licaiciées. Un moment venait toujours de la sorte où la force nnlitaire de ces gouvernements se trouvait tout entière dans les mains des Anglais. Mais, en même temps que les troupes auxiliaires augmentaient, grâce à la mauvaise administration des gouvernements indigènes, la solde de ces troupes demeurait de plus en plus en arrière ; la dette envers la Compagnie grandissait donc dans la même proportion. Dans le bul d'assurer le payement de cette dette, les princes durent alors faire des concessions de territoire qui ne pouvaient non plus manquer de s'étendre. Souvent aussi, comme le visir ou roi d'Aoude, ils durent prendre en outre le parti d'abandonner aux Anglais une partie du pouvoir civil comme moyen d'assurer la collection des revenus. De ces deux genres de concessions naissait toujours la môme tendance générale et progressive à dépouiller à la longue les princes indigènes de leur pouvoir civil et administratif, comme ils s'étaient déjà laissé dépouiller de leur pouvoir militaire. L'introduction de toute force auxiliaire au service d'un prince indigène, après l'avoir fait passer successivement par ces degrés divers de dépendance, le conduisait invariablement dans tous les cas au même terme, la nullité politique ^ position qu'il léguait à ses enfants et qui devenait plus servile à chaque génération jusqu'à l'anéantissement de la dvnastie.

Les Anglais, s'étant assurés par l'expériencp que ce système d*envaliissement élait régulier dans son cours et certain dans ses résultats, n*onl pas manqué d'y recourir dans tous les cas qui se sont présentés depuis cinquante ans. Toutes les fois donc qu'ils ont convoité une nouvelle province, au lieu de Toccuper tout d'abord par la conquête et dans sa totalité, ce qui aurait exigé des efforts et des dépenses et aurait jeté Vi larme dans les pays voisins, ils se sont contentés d'imposer au gouvernement indigène leur alliance et une force subsidiaire qu'il fallait payer, ce qui constituait un tribut. C'était un principe, un élément de destruction qu'ils lui attachaient comme le mineur qu'on attache aux remparts d'une ville assiégée. Puis, avec un oubli apparent, une modération et une indifférence affectée, ils en attendaient patiemment l'eflet. Us savaient que les difficultés provenant du recouvrement de ce tribut les initieraient peu à peu à l'administration de la province jusqu'à ce qu'elle finît par passer tout entière dans leurs mains. Ce système avait encore un autre avantage pour un gouvernement éminemment machiavélique. Dans toutes ses phases, il prêtait toujours lui voile à son ambition ; tout en dépouillant un prince, on avait l'air de lui rendre service ; on le délivrait à la fin d'une administration qui lui était devenue onéreuse : c'était l'obligeance de l'usurier qui s'engage à payer vos dettes en prenant vos propriétés.

Aujourd hui chacun des gouvernements indigènes qui subsistent encore, petit ou grand, libre ou asservi, a toujours au cœur de sa capitale, à la porte du palais du prince, au milieu de sa vie intime, son germe de destruction, son ver rongeur, semé ou attaché, comme nous l'avons expliqué, par la politique anglaise et se révélant

AVANT ET APUKS L'iNSUUHECTlON. :7

SOUS la forme d'un envoyé du gouverneur général, d'un chargé d'affaires ou d'un résident avec son cortège ordinaire, uile force subsidiaire ou simplement une escorte.

Ce résident remplit quelquefois, comme encore aujourd'hui, celui de rAffghanislan ou du Nepaul, des fonctions purement diplomatiques; mais, le plus souvent et partout ailleurs, il exerce sur le prince soumis h sa tutelle une ai(torité d'abord soigneusement dissimulée, mais dont le voile devient de jour en jour plus transparent. C'est quelque chose entre l'ordre et le conseil : conseil s'il est accepté, ordre s'il y a résistance.

Ces résidents ou envoyés, malgré leur nombre, correspondent tous par voie directe ou indirecte avec le secrétaire du conseil suprême pour les affaires politiques. Ils ne doivent pas se contenter de transmet tro des rapports sur les sujets qu'ils jugent importants ; mais il leur faut rédiger un journal suivi de leurs démarches quotidiennes, des plus petits événements qui se passent autour d'eux, de leurs entrevues tant avec la cour qu'avec les particuliers qui en ont l'entrée, faisant connaître tous les personnages avec lesquels ils ont comnumiqué, la nature et le sujet de la conférence.

Ceux dont les charges sont les plus importantes et ceux qui, comme l'envoyé dans le Rajpoutana, ont plusieurs employés subalternes, demeurant chacun à la cour de quelque petit prince dans leur rayon et n^levant d'un même système politique, correspondent directement avec le gouvernement suprême. Les autres sont soumis aux ordres du gouverneur xie la présidence dont leurs postes dépendent, lequel doit toutefois transmettre leurs rapjjorls au gouverneur général, sans y rien changer, mais en y ajoutant, si bon lui sembh^ses commentaires et son

78 L'INDli ANGLAISE

opinion sur toutes les questions importantes. De cetle manière, une chaîne de communications non interrompues relie le plus humble fonctionnaire employé dans la diplomatie (et il s'en trouve partout où leiurs services [îeuvent être utiles) avec le gouverneur général siégeant au grand conseil.

Pour donner une idée de la compUcation des relations politiques du gouvernement suprême avec la multitude de chefs d'origine hindoue ou musulmane éparpillés sur tous les points du territoire, il suffira de dire que le nombre des sirdars et petits chefs, ayant des agents accrédités auprès du résident anglais à Amballah (ville principale des États Siklis protégés sur la rivé gauche du Sutledge), est d'environ cent cinquante; que les rajahs ou sirdars principaux du Bundelciind sont au nombre de trente-sept, ceux du Rajpoutana de vingt-deux, etc. . Dans ce dépaitement l'État a toujours été admirablement servi ; la raison en est toute simple : d'abord l'ancienneté compte pour très-peu de chose dans le choix et l'avancement des employés diplomatiques ; ensuite toutes les branches du service public sont appelées à concourir pour fournir les capacités requises, Tarmée comme le service civil. Enfin, une fois admis dans la carrière, on sait qu'on ne travaille plus uniquement pour le bien géui'ral et l'acquit de sa conscience, connue sur le banc des juges et dans la perception des revenus, il y a fortune, avancement et honneurs à gagner pour ceux qui se distinguent; le bruit de leur renommée peut même, comme on le voit d'.ailleurs tous les jouns, se faire entendre jusque par delà les mers et leur valoir en dernier ressort les faveure de la couronne. C'est ainsi que tous ces noms fameux dans la diplomatie indienne des El-

AVANT Eî APRÈS L'INSURKECTIOÎi. VJ

phiiistone, des Ualcolm, des Ouirat», des Lawrence, sont venus successivement trouver leur place el se buriner siu* les archives de la noblesse métropolitaine.

Mais en voilà assez sur l'ensemble du système ; passons ujaintcnant aux détails de son application et posons-nous d'aboixl cette question : Y a-t-il encore dans l'Inde des États indé^pendants? Et, s'il y en a, quelles sont leurs relations avec la Compagnie?

lies seuls États que Ton puisse classer dans cette catégorie sont : Tempire Âfl'ghan au delà des monts Soliman, cl le royaume d'Ava. L'un et Tautre toutefois sont, en deliors de ces grandes limites dans lesquelles la Providence semble avoir voulu encadrer l'empire britannique et par conséquent aussi en dehors du plan de cet ouvrage. Nous n'en parlons que parce que le flot de la co::quête les a plusieurs fois envahis, et parce (|ue leurs noms sont désormais indissolublement liés avec l'histoire de rinde anglaise.

Dès la fin de la première guerre contre les Birmans, le gouvernement anglais, profitant de ses avantages, avait installé, selon sa coutume, un résident à la couid'Ava.

Un nouveau prince (Tliarawaddy), porté au troue par, un soulèvement populaire, était parvenu, en 1840, à eïpulser ce fonctionnaire, qui fut momentanément remplacé par un simple consul à Rangoun, le principal poii, du littoral. Mais le gouvernement anglais profita du premier moment de loisir, au miUeu des complications de l'Inde, pour envoyer une flotte et une armée dans l'Irrawaddy ; et il suffit de deux campagnes peu sanglantes pour enlever aux Birmans tout le littoral, la ville importante de Rangoun et la magnifique province de Pegu. Le

itisideni anglais est réinstallé à Ava, plus redoutable et plus redouté que jamais.

Quant à la famille Barukzie, aujourd'hui remontée sur les trônes de Caboul et de Candahar, elle est aujourd'hui en parfaite intelligence avec les Anglais, qui Font bercée de lespérance d'en faire une puissance du premier ordre, comme un rempart pour l'empire anglo-indien contre la Perse et la Russie, dans les éventualités de l'avenir. C'est en suivant cet ordre d'idées que les agents anglais, on Afîghanistan et en Perse, ont noué les intrigues qui ont amené tout récemment la rupture avec la Perse, et qui devaient avoir pour premier résultat de donner à Dost-Mohamed la principauté d'Hérat idans laquelle il aurait été maintenu^ lui aussi, par une force subsidiaire). Mais on reconnut bienlôt qu'il n'y avait aucun rendement à faire sur les hiérarchies affghanes, aussi mobiles et aussi éphémères, que les dunes de sable chassées par le vent du désert ; et, après une première campagne contre la Perse, le gouvernement anglais, cédant à l'opposition que cette guerre soulevait en Europe et même en Angleterre, craignant aussi une intervention fort probable de la Russie, renonça momentanément à ses prétentions, quitte à les reprendre plus tard, si quelque combinaison plus favorable se présente.

On comptp, aujourd'hui deux cent vingt royaumes, principautés et iiefs principaux, dépendants ou tributaires de la Compagnie, sans compter une infinité de petits princes ou chefs secondaires liés par des traités plus ou moins directs avec le gouvernement suprême de l'Inde anglaise. Ils composent une fédération dont ce gouvernement est le chef et dont voici les conditions : protection effective d'un côté, déférence et soumission formelle

AVANT ET APRÈS L' lîSSlRUECTlOiN. 81

de l'autre; l'arbitrage du suzerain est acce|)tê connue définitif dans toutes les querelles qui peuvent s'élever entre les vassaux. Les États de quelque importance entretiennent à leure frais dfs forces subsidiaires ou des contingents commandés par des officiers européens. Les petites principautés sont simplement tenues de payer un tribut, ou, si elles sontirop pauvres pour offrir une redevance annuelle en échange de la protection qui leur est accordée, elles s'engagent, au moins en cas de guerre, à se lever en masse à la première réquisition.

Les princes qui vivent aujourd'hui sous la protection ou sous la dépendance de la Compagnie peuvent se diviser en quatre grandes classes :

1*» Princes indépendants dans l'administration intérieure de leurs États, mais non dans le sens politique ;

2° Princes dont les États sont gouvernés par un ministre choisi par le gouvernement anglais, et placés sous la protection immédiate du représentant ou agent de ce gouvernement, qui réside à la cour du souverain nominal ;

5° Princes dont les États sont gouvernés, en leur nom, par le résident anglais lui-même et les agents de son choix ;

4° Princes dépossédés et pensionnés, mais conseivant (îucore les prérogatives de la caste et du rang, tiaiiés avec Il considération et les courtoisies indiquées par les usages du pays; inviolables dans leurs personnes et affranchis de la juridiction des cours, excepté en matières politiques. Le gouvernement suprême se réserve pourtant le droit de los priver de leur liberté ou de suspendre leurs pensions (juand des raisons d'État, fondées sur des intrigues délï. 5

voilées ou une malveillance suffisamment apparente, réclament l'adoption de ces mesures de rigueur.

On trouve, dans les défmitions diverses de ces quatre classes, la progression décroissante suivie par chaque chef d'État qui accepte la protection de TAngleterro. Le sacrifice de Tindépendance politique est suivi tôt ou tard de celui de l'indépendance administrative et personnelle. Tout en ne négligeant rien pour préparer ces dilférentes transactions, le gouvernement suprême agit le plus souvent avec lentçur et circonspection ; il ne hâte leur succession ou leur consommation finale que quand il est ceilain d'y trouver son avantage. C'est généralement dans la seconde et troisième classe que les États vassaux fournissent le plus abondamment à la cupidité du suzerain : ce sont des mines d'or en exploitation. Le chef protégé est alors le bouc expiatoire sur lequel retombe toute la haine du peuple dont la substance s'écoule réellement dans le trésor de la Compagnie.

Nous allons passer en revue ces quatre classes, et nous verrons se développer un tableau qui rivalise avec les plus grandioses et les plus sublimes de l'histoire romaine. Jamais la reine du monde ancien n'attela plus de peuples et de souverains à son chai^ de triomphe,

hiEHiÈRE CLASSE. — PHnces indépendants datis T administration intérieure de leurs États, mais non dam le sens polilique.

Dans la première classe, le plus important aujourd'hui est le rajah Goulab-Sing, roi de Cachemire, ou plutôt son fils, Rhamber-Sing, car Goulab-Sing vient de mourir le 2 août 1857. Son autorité s'étend sur un territoire dont ^on évalue la surface à trente-cinq mille milles carrési la

AVANT ET APRÈS 1/ [NSmU ECTION. 85

population à environ Irois millions d'âmrs, ot le rovonn à 1 million 500,000 livres sterling.

Le Irait é conclu à Amritsir, le 16 mars 1840, entre le gouvernement anglais et le rajah Goulab-Sing, par Tintermédiaire du major Ifenri Montgomery Lawrence * , porte pour première stipulation, que :

Art. 1^'. La souveraineté de Goulab-Sing est reconnue et assurée à lui et à ses héritiers directs, de mâle en mâle, à perpétuité, sur toute la contrée montagneuse située h l'est de rindus et à Touest du Ravie, y compris le Cachemire, Jambou, la principauté de Chamba, etc., mais à Texclusion du Lahoul; moyennant le versement dune somme de 75 lacs de roupies (7 millions 500,000 livres sterling)^ qui devait être payée avant le i «' octobre i 846.

Les articles lY et Y interdisaient à Goulab-Sing toute modification aux limites qui lui étaient ainsi assignées; et il devait soumettre toute discussion avec ses voisins à l'arbitrage du gouvernement anglais.

L'article VI T obligeait à se joindre avec toutes ses forces militaires à l'armée anglaise, quand elle se trouverait en guerre dans le voisinage des possessions de Goulab.

L'article Vil lui interdisait de prendre à son service aucun sujet anglaiÊ^ aucun européen ou américain sans le consentement du gouvernement anglais.

L'article IX promettait à Goulab-Sing aide et protection contre tout ennemi extérieur.

L'article X imposait à Goulab-Sing, comme une reconnaissance de la suzeraineté de l'Angleterre, un présent annuel à la Compagnie de un cheval, dou%e dièore^ du Sûçhemire de l'espèce la plus recherchée (dont six mâles

* Celui dont la mort héroïque à Luknao n c'ié un véritable deuil public pour l'Anjîlclerre. ,

et sîx femelles), et trois paires de châles de Cachemire, Dans la première classe, le second en importance est le rajah de Ghom*kha, roi deN paul, chef d'une oligarchie turbulente entre laquelle le royaume se divise en neuf districts : le Nepaul proprement dit, dont la capitale est Khatmandou; le Goorkha ou pays des vingt-quatre rajahs; le SchilU ou pays des vingt-deux rajahs; le pays des Khirats; le Wuckwanpour; le Khatang; le Schayenpour; le Saplaï et le Morang. Sa longueur, de l'ouest à l'est, est d'environ deux cents heues géographiques, et sa largeur de quarante-cinq; on peut évaluer sa superficie à six mille neuf cents lieues carrées. La population, estimée à deux millions d'âmes, se compose principalement d'Hindous des castes guerrières, brahmanes, nairs et rapjouts. — La multitude de chefs hétérogènes qui se partagent le pouvoir, et dont la division précédente n'indique qu'une partie, pourrait faire supposer que ce royaume a peu de consistance; au contraire, il a la perspective d'un plus long avenir que le Cachemire. Le principe de cohésion de cette vaste mosaïque est une fierté nationale excessive et un amour passionné pour la rehgion et la liberté qui feraient taire à l'instant toutes les querelles et réuniraient immédiatement toutes les tribi* contre un ennemi commun. Ses abords malsains et difficiles lui donnent aussi dos garanties contre une invasion étrangère. D'ailleurs les Anglais, après l'expérience de la première guerre, aimeront infiniment mieux attendre r(3ffet tardif, mais certain, de l'élément de destruction qu'ils ont jelé à Khatmandou sous la forme d'un résident anglais. « Le temps et moi, » disait Mazarin.

Nous mentionnerons encore les chefs sikhs protégés, dont les principaux sont les rnjalis de Petlialah, Khytn],

Naba, Sheen, etc. On évalue Télendue de leurs Étals à seize mille six cent deux milles carrés; la population à trois millions d'âmes; le revenu net à 550,000 livres sterling. Le chiffre de leur contingent ou de leur tribut n'est point fixé; à Tappel du gouvernement suprême, ils doivent l'assister de toutes leurs forces, qu'on évalue beaucoup trop haut, à cinq mille hommes de cavalerie et vingt mille fantassins.

Et enfin vient tout une foule de tributaires payant leur contingent à la Compagnie, soit en hommes, soit en argent, et dont le détail offrirait un médiocre intérêt pour les lecteurs européens.

Page 1