‹ L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2Chapitre 5 sur 28 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

DouxiAmft classe ; \o Nizam d'Hydcrabad ; le Rajnh do Gwalior ; le Nawab iVAoïide.

Dans la deuxième classe, celle des princes doni les États sont gouvernés par un ministre choisi par le gotiveimement anglais et placé smis la protection immédiate (lu résident i il faut remarquer :

Date du traité de pivtectûm (18#0). — i'* Le Nizam d-Hyderabad, soubadar du Dekhan. Son domaine occupe luie superficie de quatre-vingt-dix mille milles carrés, dont la population est évaluée à dix millions d*âmes, et les revenus à 2,500,000 livres sterling. Par le traité conclu avec lui le 12 décembre 1812, on lui avait d'abord imposé à la (fbrte de sa capitale un corps d'armée subsidiaire d'environ dix mille hommes, mais dont l'entrelien avait cessé d'être à sa charge, moyennant qu'on lui avait fait abandonner toutes les belles provinces qui avaient dû être sa part des dépouilles de Tippoo. Toutefois, de peur

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qu'il n'eût un surplus de revenus dont il aurait pu êtro embarrassé, il avait dû s'engager aussi à entretenir pour la police intérieure de son royaume un contingent régulier de douze mille hommes de toutes armes, commandé par des officiers anglais, et dont la dépense annuelle, fixée à 500,000 livres sterling, devait être versée par son ministre dans le trésor du résident britannique, qui se chargeait d'en faire la répartition parmi ces troupes.

Lé ministre ou maire du palais choisi par l'Angleterre pour administrer ce vaste domaine eut vainement recours à tous les expédients les moins scrupuleux pour subvenir aux chaînes ainsi imposées au Nizam. Les frais d'entretien du contingent, ajoutés aux dépenses du gouvernement d'Hyderabad, ont constamment détruit l'équilibre financier, de manière que le déficit était d'environ 7 millions 500,000 fr. (5,000,000 roupies) par an, que le Nizam était obligé d'emprunter à 15 et 18 pour 100. — En dernière analyse, il était toujours obligé de recourir à la caisse du résident jusqu'à ce que le chiffre de sa délie vis-à-vis de la Compagnie, ayant atteint une certaine importance, celle-ci lui imposa un nouveau traité de liquidation.

Par ce traité du 21 mars 1855, le contingent cesse d'être à la charge du Nizam; il est réduit à huit mille hommes au lieu de douze mille, dont il se composait auparavant. 11 prend le nom de contingent d'Hyderabad au lieu de celui qu'il portait jusqu'alors d'armée du Nizam, Le résident n'est plus tenu de donner à ces troupes des ordres au nom du Nizam, — Il n'y a plus dans ce contingent d'officier européen étranger au service de la Compagnie. Cette troupe peut être employée partout m U Compagnie le juge à propos.

Poui* l'entretien de ce contingent, qui a ainsi changé de maître, le Nizam cède à la Compagnie : 1** ses possessions dans le Bérar, estimées à un revenu net de 21 lacs de roupies; 2<* le Doab de Rachore, estimé à 42 lacs; 3° Perindah et autr^îs districts de la frontière de l'Ouest, estimés à 8 lacs; total, 41 lacs de revenu. — Sur cette somme, 36 lacs doivent être employés à l'entretien du contingent; les 5 autres lacs à payer les intérêts des sommes dues par le Nizam à la Compagnie, et à amortir le capital de cette dette.— Si les districts cédés viennent à donner par la suite un rapport net de plus de 41 lacs de roupies, il sera tenu compte du surplus au Nizam.

1837. — 2° Après le Nizam d'Hyderabad vient le Mahah-Rajah-Scindliiah, roi de Gwalior. On évalue l'étendue de ses États à trente-deux mille neuf cent quarante-quatre milles carrés; la population à quarante millions d'âmes; les revenus nets à 1,500,000 livr. sterl. (36 millions de francs.)

D'après le traité de 1837, cet État devait entretenir, sous le nom de contingent, un corps de deux mille chevaux et une proportion d'infanterie régulière dont le chiffre n'était point déterininé, mais commandée par des officiers anglais et dont la dépense totale était fixée à 102,419 livr. sterl. Pour assurer l'exactitude dans les payements, cette somme devait être vei'sée annuellement dans le trésor du résident, qui se chargeait de la distribuer lui-même au contingent.

L'indépendance de cet État a rendu le dernier soupir avec son avant dernier souverain Jenkaji-Rao-Scindiali , mort le 7 février 1843. Le gouvernement anglo-indien avait d'abord eu quelque velléité de profiter du décès de ce prince, mort sans héritier direct, pour réunir l'empire

de Gwalior à son domaine. Hais, après mûre délibération, il a jugé plus profitable de continuer le système subsidiaire récemment établi qui mettait toutes les forces et toutes les richesses du pays à sa disposition en laissant retomber Fodieux de la pression sur les mannequins intermédiaires, le Rajah et son entourage. H fut donc convenu que la veuve du dernier prince , elle-même âgée de douze ans, avec toute la sagesse et le jugement de cet âge , choisirait un successeur à son mari parmi les branches collatérales de la famille de Scindiah. Son choix , dirigé par le résident anglais colonel Spiers, s'arrêta sur un enfant de neuf ans appelé Seaji-Rao-Scindiah qui fut effectivement installé sur le trône le i" mars 1843 , en toute pompe et au bruit du canon. Mais la régence et tous les pouvoirs administratifs étaient en même temps délégués à un ministre, Mama-Sahib, choisi, supporté et par conséquent despotiquement dirigé par le résident anglais. La Compagnie, en faisant cet arrangement, se croyait sûre d'absorber sans bruit , sans difficultés , le dernier grand État mahratle dans son système politique et m> litaire. Le pouvoir, l'administration, passaient sans secousse, presque inaperçus, entre ses mains. Elle ne prévoyait^aucun obstacle de la part d'une jeune régente do douze ans; mais elle oubliait en cette circonstance que dans rinde surtout le cœur et l'ambition n'attendent point lo nombre des années. La Bahie ou Ranie s'aperçut dès los premiers jours qu'on voulait annuler complètement son rôle dans l'État ; et puis elle avait un amant qui aspirait à devenir au moins premier ministre et dont l'ambition se trouvait arrêtée par l'intervention anglaise. Profitant de son influence sur la régente, ce dernier lui persuada bientôl de secouer le joujr du chargé d'afTaires liritanni-

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que. Effectivcinent la Ranic, après s*êtrc assurée deTappiii des troupes irrégulières qui constituaient la majorité dans son armée, fit soudainement un coup d*État, destitua Mama-Sahib et le remplaça ^ar son favori, le Khasjie (l'ami intime), nom qu'il avait d'abord reçu dans les petits appartements du harem et qui lui est resté comme un sobriquet dans le peuple et plus tard comme surnom dans les affaires.

Ce changement de ministère ne pouvait manquer de déplaire au gouvernement de Tlnde anglaise. Le but de toute sa politique, è'est-à-dire Tassujettissement définitif et le démembrement partiel du dernier grand État mahratte allait lui échapper. Lord Ellenborough n'hésita pas alors à jeter le masque. Rassemblant une année*, qu'à défaut d'une qualification plus précise il appela d'abord l'armée d'exercice, il envoya des sommations à la régente exigeant : 1° que le Khasjie fût livré à sa merci ; 2° que Mama-Sahib fût réinstallé dans son poste ; 3** qu'on repayât à la Compagnie les frais de ses préparatifs de guerre.

La régente n'ïiurait point souscrit à la première de ces conditions qui lui était personnellement humiliante; mais l'anarchie, soufflée et soudoyée par le résident britannique avant son départ, ne lui laissa pas d'autr^alternative. Le parti favorable aux Anglais, renforcé de tous ceux qui espéraient prévenir l'occupation étrangère , attaqua le palais, envahit le harem, arracha le Khasjie de l'appartement même de la reine où il s'était caché et le livra au chargé d'affaires de lord Ellenborough.

Le gouvernement n'était nullement disposé à se contenter d'une satisfaction ainsi arrachée par la force, et il ne tarda pas à exiger de nouvelles soumissions, savoir : le licenciomont d'une partie de l'armée mahratte et la re-

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mise du magnifique parc de 300 pièces d*artillerie établi depuis quarante ans et regardé comme le palladium de l'État. Cette dernière demande indigna les principaux chefs qui ne permirent pas à la reine de poursuivre les négociations. Son refus amena un mouvement offensif des deux divisions anglaises qui étaient en observation, Tune à Agra , Tautre sur la frontière du Bundeleund. Elles se mirent en marche vers Gwalior , et trois jours après avoir passé la frontière , le 29 décembre 1 843 , livrèrent aux armées mahrattes les deux grandes batailles de Maharajpour et de Pannias , où la discipline européenne triompha comme toujours des efforts mal dirigés des Indiens. La diplomatie acheva ce qu'avait commencé la victoire r lord Ellcnborough, ne voulant pas pousser à bout des milices qui avaient montré du courage et qui conservaient encore des ressources, négocia avec elles. Une proclamation annonça qu'il ne venait pas détrôner le jeune Rajah, mais consolider sa puissance et régulariser son administration. Quant à l'armée mahralte , on allait payer à tous les corps les trois mois de leur solde (|ui étaient arriérés et leur faire en outre une gratification de la valeur de trois autres mois. On n'offrait de licencier que ceux qui avaient des moyens d'existence indépendants de la profession des armes ; les autres seraient conservés au service de leur Mahah-Uajah jusqu'à concurrence de 10,000 hommes avec une forte augmentation de paye, à Vinstar du contingent d'Hyderabad , augmentation qui leur serait assurée par le officiers anglais quon leur donneimt pour les coms mander. D'ailleurs, certaines provinces seraient plus tarddétachées à Vamiable du teiritoire et les revenus mis à part pour assurer la régularité de leur solde. La reine*

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mère aurait en outre la faculté d'enlrelenir deux autres mille hommes à son choix pour son service particulier et la garde du palais.

\^ Quand toutes ces conditions furent bien comprises par

les soldats maliratles, leur ressentiment, toujours facile à apaiser avec de l'argent, se calma aussitôt, leur réorganisation comme contingent se fit en quelques jours, et on leur donna pour chefs des officiers de la Compagnie. Outre ce contingent de 10,000 hommes, on permettait à Scindiah d'entretenir, pour son propre compte, un autre corps , qu'il n'était nullement tenu de faire commander par des officiers anglais, et dans lequel il ne manqua pas de faire entrer ses adhérents les plus dévoués. Mais la force de ce corps ne devait jamais dépasseï' 0,000 hommes de cavalerie , 5,000 d'infanterie et 32 pièces de canon. Cette dernière ti^oupe était naturellement la seule sur laquelle Scindiah pouvait compter en cas de nouvelle lutte avec la Compagnie ^

• Toutes les deux cependant, le corps de Scindiah proprement dit et le contingent ïc font ralliées à l'insurrcclion de 1857, contre le vœu de Scindiah 'autant qu'on peut en juger par les apparences). C'est une force d'environ 20,000 hommes qui a ainsi passé aux insurgés, et qui pourrait s'augmenter encore d'une quantité de vieux soldats de l'armée mahraite de 1843, infiniment supérieurs aux cipayes. On se rappelle effectivement que, dans les batailles de Maharajpour et de Pannias, livrées le même jour, 29 décembre 1845, les Mahratlcs quoique trèf-pcu supérieurs en nombre 'ils étaient 40,00J hommes tout au plus', aux troupes anglaises commandées par lord Gougli ol le général Grcy, firent une Irôs-bcUc résistance. Et non-seulement ils combattirent beaucoup mieux qu'on ne s'y attendait ; mais, ce qui e.t très-remai*quable et très-rare pour des Indiens, c'est qu'après leur défiite ils se retirèrent lentement, pans se disperser, sur Gwalior, lîans letr camp retranché, qu'ils retrouvèrent armé de leur •nos: e arlillorio.

L'effectif du contingent, tel qu'il était encore en janvier 1857, était de 7 régiments d'infanterie, 2 de cavalerie, et 5 compagnies d'artillerie. Nous n'avons pas besoin de dire qu'une fois le contingent formé , l'armée licenciée et toute résistance devenue impossible, les Anglais s'étaient fait remettre, en outre de l'artillerie prise sur le champ de bataille, 80 pièces du fameux parc d'artillerie de Daolat-Rao-Scindiah, c'est-à-dire toutes les plus belles, bien entendu.

3** Date du traité de protection (1765). En troisième ligne» nous trouvons, ou plutôt nous trouvions encore en janvier 1856, le roi d'Aoude , dont les États occupent une superficie de vingt -cinq mille trois cents milles carrés , avec une population qu'on estime à trois millions sept cent mille habitants, un revenu de 2 millions de livres sterling , et une armée de vingt à trente mille hommes, dont un contingent de deux régiments d'infanterie (1" et 2« régiments d'infanterie locale d'Aoude) était commandé par des officiers anglais. La solde de ces deux bataillons passait comme toujours par les mains du résident ; mais ce n'était pas là le seul tribut du vassal. Jamais poule aux œufs d'or ne fut plus féconde ! Le roi d'Aoude était le souverain le plus riche de l'Asie ; on sait que le père du Nawab actuel a laissé un trésor de 350 millions; aussi la Compagnie, dans tous ses embarras, n'a jamais manqué d'avoir recours au prince qu'elle vient tout récemment de détrôner. C'étaient des demandes continuelles sur sa bourse, des présents, des contributions charitables, des subsides à titre de bon vouloir et de bonne amitié pour les guerres que l'on avait à* faire contre le Scinde, l'Affghanistan, la Perse ou la Chine, peu importe... que l'on réclamait et que Ton II. 6

obtenait toujours par millions à la fois d'un prince timide et débonnaire. Hais on finit par se lasser de toutes ces formules? Il était bien plus court de prendre que de demander.

Le traité du 10 novembre 1801, qui exemj^tait le vizir ou Nawab d'Aoude d*un subside énorme moyennant la cession définitive aux Anglais des provinces de Gorah, AUahabad, Azimghar, etc., semblait devoir lui laisser une autorité indépendante sur le reste de son territoire ; mais cette autorité était caractérisée et définie par ces expressions assez remarquables d'une diplomatie que nous n'essayerons pas de qualifier : « Lhonorable Compagnie des Indes orientales garantit à Son Excellence le Nawab d'Aoude et à ses successeurs la possession des provinces qui resteront à Son Excellence après la cession territoriale, avec l'exercice de leur commune autorité dans le» limites de ces provinces. Son Excellence s'engage à établir dans ses possessions réservées le système d'administration qui paraîtra le plus favorable à la prospérité de ses sigets et à consulter sur toutes dwses le chargé d'affaires de l'honorable Compagnie, afin d'agir en tous points conformément à ses conseils. » — (i II est donc évident, disait tristement le pauvre Nawab en signant ce traité, que je ne tire aucun avantage de l'aliénation d'une partie de mes possessions, puisque je ne demeure pas maître du reste. » Effectivement, les Anglais s'étaient réservé la part du lion !

La Compagnie exigeait en outre la concentration autour delà capitale (Lucknao), des troupes anglaises employées chez le Nawab. Il s'ensuivait que, quel que fût le ministre appelé aux afiEûres par le choix commtin du souverain et du résident, comme ce ministre n'ignorait pas que tout

le pouvoir réel était à ce dernier, il se hâtait de se placer sous sa tutelle et ne recevait d'ordre que de lui.

Le résultat de cette commune administration pour le peuple, dont un article du traité réservait s^pécialement le bonheur, ne fut certainement pas de nature à faire grand honneur au système; mais, puisque enfin rien ne se faisait qu'avec Tautorisation du résident, et par conséquent avec l'approbation de la Compagnie, nous ne voyons pas bien de quel droit celle-ci s'en prenait uu roi d'Âoude de la mauvaise administration de ce pays. Et cependant, quand lord Dalhousie proclama Yamiexation, c est-à-dire la confiscation du royaume d'Aoude, dans le long chapitre des griefs qu'il se crut obligé d'énumérer pour justifier cette spoliation, les accusations les plus saillantes se bornaient à celles-ci : La police n'était pas bien faite; il y avait parfois quelques têtes cassées pour des difTérences d'opinions religieuses entre les Hindous et les musulmans ; bref, les peuples n'avaient pas goûté le parfait bonheur tant sous le Nawab actuel que sous son père et sous son grand-père. On ne pouvait donc rien faire de mieux que de détrôner une dynastie aussi malencontreuse pendant trois générations.

C'était, comme on le voit, la vieille histoire de touteî< les mauvaises querelles :

Si ec n'csl toi, c'est donc Ion pèrCi Ou bien quelqu'un des tien?.

Uuoi qu'il eu soit, le royaiune d'Aoude a été bien et dûment, et (nonobstant les pétitions portées aujourd'hui au parlement par la femme et le fils du prince détrôné) irrévocablement confisqué, à moins que l'iiisuiTectiori

générale de ce pays, en faveur de son ancien maître contre la spoliation étrangère^ ne soit victorieuse, ce qui n'est guère probable.

18i6-1855. 4'*Nagpour. Le quatrième sur la liste était, encore tout récenmient, le rajah de Bérar ou de Nagpour . qui avait été réduit au régime subsidiaire en 1 81 6. La superficie de ses États était de soixante-quatre mille deux cents milles carrés, dont la plus grande partie est un désert couvert de broussailles ; la population est estimée à quatre millions six cent mille âmes; les revenus à 350,000 livres sterling, sur lesquels le rajah de Bérar payait à la Compagnie un subside annuel de 80,000 livres sterling, plus Tentretien d'un contingent de mille cavaliers.

Le dernier rajah de Bérar étant mort sans postérité, vers la fin de 1853, les Anglais ne voulurent point reconnaître ses enfants adoptifs, et ses États furent réunis aux domaines de la Compagnie. En 1854, on forma un corps qui prit le nom ôe fm^ce irrégulière de Nojgymir, composé d'une batterie d'artillerie à cheval, un régiment de cavalerie et trois régiments d'infanterie, à huit compagnies chacun, le tout commandé par des officiers européens. En 1857, ce corps a essayé de s'insurger et il est aujourd'hui désarmé.

1780. 5* Le roi de Baroda (dit le Guicowar) dont les possessions, y compris le Kattyivàr, occupent une superficie de vingt-quatre mille neuf cent çiarante-neuf milles . carrés avec une population de deux millions d'habitants et un revenu d'environ 400, 000 livres sterling. Il est tenu de fournir un contingent de quatre mille hommes de cavalerie, commandé par des oiïiciers anglais.

1812. 6' Le sixième sur la liste est le rajah de Kola-

pour, petit État mahratte dépendant autrefois duPeschwab : teiTitoire, trois mille cent quatre-vingt-quatre milles carrés; revenu (incertain). — Par le dernier traité du 23 octobre i827, les forteresses de Kolapour (la capitale) et de Pannalagarh reçurent des garnisons anglaises a la solde du rajah, et le gouvernement suprême lui imposa un ministre pour gouverner ses Étals*.

i8i8. 7* Le rajali de Jeypour, un des principaux chefs du Rajpoutana. La superficie de sou territoire est de treize mille quatre cent vingt-six milles carrés ; la population et le revenu ne sont pas bien^ connus; mais il paye un subside annuel de 75,000 livres sterling.

• i^ rajah de Kolapour s'est rallié à rinsurreclion de 1857.

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