‹ L'Inde anglaise en 1843-1844Chapitre 23 sur 23 · l.'l?IDE ANGLAISE · texte numérisé non relu

l.'l?IDE ANGLAISE

qvie j>i énoncées, quant à la supériorité des irré- {pAi^f$ ifi SkinuAip^ ^ qu^pt à la |IU))le$^^ de la

4ws m ffb^'cfeejp ym y^n vm^ \^ *oi?¥er ; i©

pourrais citer par exemple le f^fp^<|f 4e Pi}fif j^It Pgrr^b, ii^ 1841, p|i (o^ no régiipçni de fî^a- Iierîe r^pUère, le^"* du Bepg^)(^, cpfpmapdé par 4p§ p%îer§ cfistipgnéa q^i s^ firepf ^per ppiir Ipi î^ïipey Te^empte, e< §pptjBpp par ppe pdmirable ipfapterje qui suiyaif à quplqi^es pa£f, pri( \s^ fuit^e dpyapf ppe chafge irréguljère d^ qp^tr^rviogls çj}y^}|^r« Jifgbans coipmandés par Oos^T^f^mped qui T^borda le pabjre à la main, e^ poprsniyil^ Ips fpyaf)(}§ jnsqpe sous lies baïonnettes apglaîi^, Aif cpptr.^îre, pp np pppfraj^ ci^er pp $eu) cas où lc$ îfr^uUpf s, prgap^é§ spr |p §ystèipe de Skipp^f et cppopiandén par pn op dpux oi&c}e]r« pprp- P^pn^, taqt ^ Pppga)e que dap§ Ips çpn^îpgppls d'Ifydprabaid; de Spipde, d^ l^ppnah, etc., aîppt p^pqué 4e /Si^nrfge, e{ souvent ^Is qpt f^ij prepvp d'h^roisme. Qn cjte, daps la gperre dps^abrattpp, yp cop^))a|t oA il s'agissait de délogpr un dét^b^r ippn| dl^ c^valprip epnpn^ie d*pn ))ois p^ }\ é{^i% ep^busqué. Unp p))^FgQ régulière sujr un psHreil t^rfjiip était ipipo^si^le, pt (Upfaptefie o'étai( pas ^ ppr^e; Ips dfaj^ps Vavaiept cependapt p^yé I pipsieurs rppf iscs, mais toujppirs pp ?aip et eu

pe^dafik bëalifcotiiÉ ée ihùûiéi SUûhéfi ifâi dé tr0UTait présent âtéé sed trrégtilie^è, d*off^it àloré d*éiil6ter te t>ositîofÉ et aecôtnt>1it Sa tâche dès M pretniéfé épreilve^ eilèirmitiaiit lèd MahhittéS èl d'avant ({de qnèl^itieë hônittléÉ» hors de eotAhiU Le snccèà dépendait ici â*iiné tiérië de edtnbàtd singulière, j^ôur lesquels sa thotf pè étsiit ltic()M|iarable. Dans Texercice dti fdstl à thè^ât, tèM de la lancé et dâ uhië, its n*ont pbltt de titaut; Je hë Stiis ni le SenI ni lë premier dpi pféCÎ^ë âiiisi leà aàtaliërB de BUrinér^ éif je poni^^alë ëbsè^l" que qnaiid lë gotivëriJëuf généi^al, loi'd AttèklaHd; raya le ^ ^égiitient de èatâlerië dtt Bengale dëîl eàd^eë de Farifiée en t)unitién de ëa faiblesse, il jf àubstitna dans la méitie ordëhtiànêë uh 8* l^égiment de tdvûlérie hrégiilièhéi pfodVant àiftSi Yèê-^ time (|tt'il aeëo^dâit à ëétte arme;

Pont ëëttttiléter lë tablead qtie hotkë àtdtiS Uiëf^ ché â esqttisser dé l'at'lliéé adglo-dttdièniie analysée dans ses diterses pajhtiës^ il tious reste ènëôrë â exàthiner Une dernière ài^me, là p\ûÈ iâiportàiitë de tebtëë, llniKtftiment qui a^ élevé, qui s6iitiëhi encore Fédifiëe de là piiissânée âtnglàlse dans rinde, c*est-à-dlre Tartillerie, que Ton pëilt étudier à Badgalë^ë dans pi'èsqdë iôtites ses bHin- Ghes. I/ârtillerie de Madras se comtiosë i 1^ d*dd régiment de canontîiers à cheval subdivisé en èîi

troupes (ou compagnies montées) de cent à cent yingt hommes chacune, dont trois troupes sont européennes et les trois autres natives ; S!* de quatre bataillons d*artiUerie à pied, dont trois sont européens et le quatrième golandaz (indigène). Les trois premiers bataillons n*ont que quatre compagnies ; le bataillon indigène en a six, paiement de cent à cent yingt hommes.

Le quartier général de Tartillerie à cheval est à Bangalore, où Ton conserve toujours une troupe anglaise et une troupe native. Les chevaux de cette arme, tant ceux qui servent d*attelages que ceux de monture, sont choisis parmi Félite des haras; ceux des attelages sont renouvelés tous les quatre ans. Pièces, affûts, harnais, tout est magnifique, étincelant : c*est le plus haut degré de luxe et de perfection. Quant à la manœuvre, il est impossible de rien concevoir de plus magique que les changements de position de cette artillerie pour Fattaque ou la retraite. Quel que soit le terrain où elle doit manœuvrer, par-dessus les rochers et les ravins, elle dévore Fespace, les pièces bondissent après les chevaux comme des lévriers.

Il y a cependant une observation à faire sur Tartillerie native : c*est que, pour ne pas divulguer aux indigènes tous les secrets de Tart, non-

seulement on ne les initie par à la théorie y mais on les tient même dans Tîgnorance de certaines parties essentielles de la pratique ( entre autres la mesure de Félévation à donner à la pièce par rapport à la distance) , détails qui sont exclusivement réservés à des sous-officiers anglais dont il y a au moins deux par compagnie.

Quanta Tartillerie à pied, son système d'attelages la rend à peu près nulle en dépit de la beauté du matériel. Elle ne pourrait jamais tenir la campagne devant une armée européenne ; et avec tout autre ennemi que des Indiens il faudrait limiter son service à Tattaque ou à la défense des places. Ses attelages sont composés de six à quatorze bœufs, selon le poids de la pièce, qu'on conduit en leur tordant la queue à droite ou à gauche dans la direction que Ton veut suivre. Ce sont des lascars (1) qui remplissent le rôle de picadors ou de conducteurs même dans les compagnies européennes. Quelque peine que Ton se donne pour dresser ces animaux, le résultat est toujours ex-

(1) On sera peut-être bien aise de trouTer ici Tétymologie du mot lascar, si souvent employé dans les annales de Tlnde. Le mot persan lashkar veut dire équipage, troupe, compagnie, et (pris individuellement) tout soldat, employé ou matelot, soit dans le train, Tartill^rie, les campements ou à bord des vaisseaux.

cëssi?6iftedt médiôcfé, et là compagnie gâterait un effectif féél àâiis idgidèiitèl' ié» iipètiséài ^ti sopprinhiiit ètiiièlrertlènt cette loardè et ridicitlë organigition et eta la remplaçant pai* lih thiiïté moitié moindre d*artillefie à chétal.

CONCLUSION DE LA ^ttËMBâfi PAUtlÉ.

J*eii ai dit àdséz ponr dôniief Une idée généMie des prifaèipaleÉ localités dans là présidence deMa-^ dras f celles dit moins qui peuvent atoit quelè|iiè importance en se rattachant aiit questions poli*^ tiques.

Je mésbist aussi suffisamment étendu sur les ar* mées de là reine et de la compagnie pûuf en faii*e comprendre le {tystëme et àpptécier la valëtir. Dé plus longs détails ne pourraient intéresser qu*iin très-petit nombfè dé lecteurâ. Je n*sli exâmiÉti; il est Vrai, qtlé Farméti de MadraH; Mais les observations qu*elle m'a fournie!! s*appliquër6nt égà^ lemènt à celles des deux autres présidenCéà. La seconde partie complétera cet aperçu par de nouveaux détâild sdr là composition et la répartition, dans tes provinces, de Fanhée anglo-indienne.

Enfin j*ai cm pouvoir tiApldj^ les prèmièi^a pages de mon journal, celles où favais inscrit ceft

premières impreséiofis do voyageur toijoure les pliis Tires et les plus fidèles, ëomme no cadre I tiroir dans lequel il était assez cominode de faire passer suecessitëment en retue lés nmnrSf leb cootomes, les préjugés , la vie sociale des peuples dont je me préparais i expliquer la vie pdlitiqie, dont j'allais interroger le passé eteakuler Tatenir. Il me semblait nécessaire^ au monient d*initier pour la première fois mes compatriotes aui combinaisons de la politique de Tlnde,- de lès trans^ portée d*abord quelque temps dans Fatmosphère locale, de les acclimater en quelque sorte) mais je ne dois point abuser de la patience du publie et cet extrait devra lui suffire*

D'ailleurs la marche de mon Jonrrial m*a cohduità une ère nouvelle qui est précisément l'époque d'où il est nécessaire de reprendre l'étude de l'Inde anglaise contemporaine. Depuis quelques mois une révolution complète s'était opérée daris le système de l'administration de l'Inde. Un acte du parlement d'août 1835 , sanctionné par la eou^ ronne, avait transformé une société de marchanda en un congrès de ministres, avait été de ses mains la balance du commerce pour y laisser celle du gouvernement et de la politique. Les questions qui vont se présenter sont désormais trop vastes pour les pages ftigitives d'un journal^ pour les

mêler aox petits accidents de |a vie d^un homme. II est temps que Tanteur disparaisse personnellement de la scène» en sollicitant Tindulgence du lecteur pour Tavoir contraint de suivre sur une terre inconnue ses premiers pas encore chancelants. Maintenant la route est facile ; quoique explorée pour la première fois, elle est suffisamment jalonnée par les notes qui ont fait Tobjet du premier livre. Le lecteur s'y retrouvera sans peine, et les hautes questions de politique qui vont passer sous ses yeux, compenseront peut-être la monotonie et le peu d*importance de ces premiers détails. Quant à cette politique, un employé dn gouvernement anglais pouvait seul en obtenir la clef, en même temps qu'un étranger seul offrait une suffisante garantie d'impartialité. Français de cœur et d'éducation , Anglais par reconnaissance et par fraternité d'armes, l'auteur s'est trouvé devant les événements dont il a été le témoin oculaire, sans passions, sans espérance, donc sans préjugés. Il s'est fait à ses risques et périls l'apôtre de la vérité qu'un étranger n'aurait pu voir, qu'un Anglais n'aurait voulu dire. Sa position exceptionnelle, qui réunissait ces deux conditions, donnera sans doute quelque prix aux pages qui vont suivre.

Anglais, écoutez-mois ^ans colère; je vous

montre Tabime : le sentier qae tous suivez y conduit. Russes» c*est vous surtout que mon livre intéresse : peut-être y trouverez-vous de précieux enseignements, c*est à vous d*en profiter.

FIN BU TOME DEUXlàME.

UNIVERSITY OF CAUFORNIA UBEîARY

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