L*inDB ANGLAISE
\\ê t/p kiê Ml javdÎM, MiUlill Wl 1699 •M M 1101$ dltpe p|r«fl0 li^Mç^^nti, M^inAIq a« lÉleU» f^paBovii à Paiv, à b lniniiM, tégtoi, gntiiHiti, élticéft» m luviei nMidM* Aandoa al iftli|iMi«08M } ^M tt» mai^M 4a jm« m d^espér BiMi 4«i iM^to duuHif dMs la qm | Gioira à Diêv M idut ktnl dei mavil Vailà rimprewoii 4M j*M épiftnvéa an pifi^ 4i h déli^oof* matqwéi fia Sariagaf«Unit qoa j*ai aaaiia plai vite* mam awHraaa aaaieviplfai» da ^iMHala U plaa ékif^ 4a aea laiaavM» la mapiiqiia inaoï^iiia q«î aa déiab^Hf«H à nu pi^^ Lq râ«s dapyiolia qiû la dasaanail avait Wl» napi aaaofiipapas 4aii cMta fiMipaaia aaaaaaiaa bqdp jawir na pea phM kHVMnp di fi^Ia da ajaaiaiia qu'il Q*a qna pai d>caaffioaa d'^waav, Taadis qa'il mw m-^ daii, 4^ laiUi^ d< RîiMai faipiaiw a'aafqlaîaai an iim\ da nw paa daa muabaaiiw aamnoras q9'<^ aiail imtîqii^ daaa la «aoai^narîd panp l^ir aamp d'aaitof at i^aata»! s*a^?Q eif rpopoqlaaifuf ki9 Mwm délicat daiPo^AÎcli^, fia cai^ta H^mh 1^ Tia^P^aobÂo noiii îadîqaai ayeaasie?
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D'aprèt TexpliCatien d« dferviehei il fàlrattrait que Tippeef fatigué d'aireir dirigé le feu en |ere BOntie durant toiltè la matinée Aur les réduits ett lés Anglais étaiéttt logési reposait dans ëes appar» temenls^ lorsqu'eh yintraifiertii'querennemi mil profité de la {iltas grande chaleur du jeir ptf ttr init* prendre et enlever la brèdie en peu de itfitluteëi et que déjà il 8*élançait dans la places A^èi un premier memeâl dlnwéduUtéi il aertil préeljpitammèni fbnli i^ec^nnattre Intime Tétat déeee^ péré de ses àffairèsi Voyant bientét |tte tettt était perdui il su Init à k tête d'tiné Ireupe déyeuée i et Voulut tentelr une sertie peur s'échapper plir la petite pokerttedenijefiensde parlée. MaisiMilme il É> présentait, le 12' réglaient de Tarméeroyalh anglaiseï qui avait fait le teur dli rempart^ | arri« yâit par rouérieur» ht carnage détint effr^ahlui Tippëb fut blessé uh des pi^emieto et tout een monde se it tuer aiteir de lii» Il était temhé teUt eanglànt sur lé pavé de Ik poterne^ quand un sel^ dat du ii* Régiment veultft lui afiadiei te eelli^ de diamants qu'il pertait lli etdi Gm Mlrigë lu«
nima le sultan qaî, se relevant à moitié par un dernier effort, blessa gnèvement' ce soldat d*an coup de sabre à la tête. L'Anglais à son toor, exaspéré par sa blessare, Tacbeva avec sa baïonnette sans savoir à qui il avait affaire.
Quand plus tard il fut question de partager le butin, ce collier de diamants ne se retrouva plus. On raconte que le soldat anglais qui s*en était emparé, le prenant pour un collier de verre, le vendit au chirurgien de son régiment pour une bouteille d*eâu-de-vie, et que celui-ci se retira immédiatement du service pour réaliser une superbe fortune.
La catastrophe de la mort de Tippoo ne fut pas immédiatement connue : le général Baird , qui commandait Tassant, avait pris de vaines informations auprès des fils du sultan qui ignoraient ce que leur père avait pu devenir, et 6*il avait réussi à s'échapper. La rumeur publique disait cependant qu'on l'avait vu blessé et se traînant à peine auprès de la petite poterne en question; mais celle-ci était littéralement bloquée par les cadavres : comme la nuit approchait, il fallut allumer des torches pour éclairer la fin de cette journée de carnage; et après mille recherches parmi tous ces corps déjà dépouillés et nageant dans le sang, celui de Tippoo fut difficilement reconnu : enlevé
aussitôt avec tous les témoignages possibles de respect , il fut transporté le lendemain en grande pompe au mausolée de son père.
Ce mausolée devait être le principal but de notre pèlerinage ; le vieux derviche de la mosquée voulut encore nous y conduire. Je ne doute pas qu*il ne fût poussé au moins autant par ce besoin inné chez les Indiens, d'entendre ou de raconter des légendes « que par un motif plus intéressé. Après quelques discussions, nous finhnes par accepter ses services. Sortant de la ville par le lâl derwazeh (la porte Rouge), nous traversâmes File du Cavery dans toute sa longueur. A moitié chemin du tombeau , notre guide nous persuada de nous retourner pour visiter les restes d^une maison de plaisance de Tippoo, remarquable par Félégance de sa construction et la richesse de ses sculptures. Cette charmante habitation, que le sultan avait fait bâtir sur un plan conçu par lui et où il aimait à se reposer des tempêtes de la vie, sert aujourd'hui de bnngalo aux voyageurs européens. Sa forme est celle d'un beau pavillon carré , précédé sur ses quatre face d'une large galerie et d'un péristyle de plusieurs marches; les pilastres delà galerie , les fenêtres et les portes intérieures sont d'un style moresque très-gracieux. Les sculptures sur bois sont admirables, et, ce qui est étonnant
|)6iit ^ ptifêi fort biéii téûiefféés. An pHnafer éUJi^ M pém âdMfkt nm im ]dU« sMle dé réception, commaniqdânl ttveè de» bOttdotl^B plIOël atit fiUgleè é« rédifidé^ êl d*oû Toli fiaonte à kne stiperbé tèi'ralise; lie {iaydâgë <)ttë Vm iééetitrè 661 magdifiqtae, mai» le» Jafditii} tfbaadtfitnéii ft h nâiiifè retdttfiiettl; à rétôl dé Jdttglé, lèb èaÉisilis Boiit taf k , lêë jets d'édtt ne ttarehèiti jplttéi Aprte le aae de Seriûglipatftiâ^ celte délicieâèé dëtbetti'e serf it qttel^tie temps de quartier généhil aé eeldnel du 53' régirent; ÉHâitttébalU dUé dé Wellififtaû i aldH eôiniitândant de \à place et gé«f eniedr ddMalftSore< Âdjetn-d'faui les déttioos de la malaria 8*efi eem emparés: malheur au te;agettr(|iti s'endort aetts ce tdt përidei qui séjo^rke aeua eea pernieiéttitHttbrages! G'edt tih de cea eapriéea de la nàtdre qee fibiia atetia déjà obaerVéa aillé«M. Ott dirait qii*tth ëdgé att glftltë de fed| réagit de Hyder bu de Tlppoe^ ae ileut ad r éeules lea rainer et à leuies iea iâaueâ de 6eritigapatam) ^our diHs aux Anglais : Arrière^ aiaitdltal le èiel k entebdii netre |daitite ^ tetia êtes eteltis de ce paradtâ léfreétre, fi*ebtrét pis aeua pelbe de mert! La forteresse presque li&prénable; la capitale hiaieriqiie dttMaiëaerev lé Ihëfttredé leurs eiplèlta^ la féMle tâllëe du (kvery et aes jardins d'Armide oat dû être àbandounéa pai' leéedÉiquéràfaië et peur tut-
JiHifé. Il 11*1 Mta d*raK %mê èel lenlmiiii Vià& iiièdM rimetiiife^ M ft'<Iéte «ne fvMt de iBi|«ifiq«e« HMilsftléeS) ttfH9i|nè Mmktenh hiita i été ëbMiiitel mais H i fhlla reetlirêMn défait l'angb mltehiliAMeir.
En tfàimnx le t»tillon » la rovte mèM d^ikèM k GâAjftia } ^«6i le neni de ràiieieii quartier ik eoiuiiereei déiaehé de la Ibrteteaaè^ detti f ai dé|à pÊtli plM iaet Après Tareir trafaraéi en arrive i Ift peinte sed de llie; (Test id qae se troeVe le iâl iMgh (Jaf did des Roses) ^ an miliett dttqiel li'éMIf e le fliauselée des priiieesi On «ro dd irièaiK ptaéi éiniple nais de beo goâk annotiee digneifttiit redtfée; une lai^ atentie de tfpfié eenduit en- Mite di^écteifieiil pdf eië pente dbiiee et iiuMfet- Sible an UibDnment db Hjrdèr^ly et de Tipfoei Oë temple est de forme ronde, snrmonté dn dliie eb bonnet musulman et éleyé sur une plate-forme entre <ieux autres édifices servant dé môsqnlë et de carayansérai. Trois belles portes travaillées à jour et sculptées en hroHiè^ s'ouvrent sur Tintérienri dent tous tes emeaMuu sent en marbre blano^ Aariire noir ël en La Inmièré ainsi Introduite se projette sur trois tombes au centre de la mebdë et eenveftës de VëlonM fengèj CelU de Hydër-My est fen lÉillen» ton lis est d*iii eëid et la fé«nie de ruHre^ bt fkié ftMiiif «H Mm-
pfaages, comme celui du péristyle» est aussi carrelé «u marbre blanc et noir; et du dôme, immédiatement au-dessus, sont suspendus par des cordons de soie et symétriquement placés de gros œufs d^autruche auxquels les Indiens attachent des idées superstitieuses. Les jardins qui, entourent le monument sont vastes et bien entretenus; tout près de rentrée, derrière un obélisque peu gracieux, de granit fort grossier, on découvre une espèce de portique ou de chapelle monumentale européenne sans aucun style et d^assez mauvais goût. Son inscription gravée sur une table de marbre noir rappelle le nom du colonel Baillie, mort dans les cachots du sultan. C'est le même officier dont Tarmée fut détruite par Hyder-Aly à la bataille de Perimbaukam , le 10 .septembre 1781.
Arrivée à Bangalore. — Observations sar la cavalerie et Tartillerie de Tarmée de Tlnde. — latèrraption du journal.
De Secingapatam k Bangalore, les localités ont désormais trop,ppu d'intérêt pour que je me permette d'appeler ('attepti^n sur chaque étape de
mon itinéraire. Je ne m'arrêterai qae sur les circonstances et les observations les plus saillantes.
La première chose à remarquer , c*est la route elle-même, qui, de Seringapatam à Bangalore, est peut-être la meilleure de l'Inde, large, bien tracée et passablement entretenue, ombragée par une superbe avenue de baobabs, de figuiers et de tamarins, et mesurée par des pierres milliaîres de distance en distance.
La première station un peu importante est Tchinapatam : c'était, il n'y a pas plus de vingt ans, une ville assez considérable, possédant plusieurs fabriques. On y travaille encore un peu, mais la population est beaucoup diminuée; elle peut monter à trois ou quatre mille âmes, assez pour peupler les trois ou quatre rues qui se croisent au centre de l'ancienne ville. Parmi des monceaux de décombres on trouve cependant quelques restes de splendeur. Un fort à côté de la «ville est enclos de hautes et épaisses murailles qui devaient servir jadis très-efficacement à sa défense; on dit qu'il arréu l'armée de Gornwallis pendant quatre jours ; des tours en ruines flanquent ce rempart pittoresque. On voit aussi les restes d'un trèsbeau madrassah ou collège, où je trouvai quelques manuscrits curieux sur la religion de Bouddah* Presque tous ces livres se composent de feuilles
dtt t>flliiti<ii' («li-i>lti cëtopëés éif biiiides^ mt IM-* quellëi les càfâetê^és bcmt tHHsés atee «n tulei ii« f^r ou de cuivre.
I Le tall-pâti Tarie de» pliid MngtiHères prodëè» tlotib da fégdë té^étôl, («foU quelquefois ]ti^ii*ft h hâtitetli' de dent êëiitê pîédsi II dé fleurit qu'eue deule Ms dans toute son exiëtence^ eték flof^iëëft est le pfélude de fta muft. Mais^ ainsi que le phénix, il renatt de lui-mêttie) eir en âiUiÉMiit il «•épattd autour de lui le» gei^mes de ttOtttelles géhétatidns; Ses feuilles ont jusqu'à seisé piëdft dfc diaiiiètre ; séchées, elles ont un tissu suseëpiible de sè plier e^ttme un éVeutaili tout totj^i éht ei pointu peut j iraeer une èuiprelutë indélébile 2 dti profite de eetté propriété pour s'ed sertir en guise de papier à écrire. Sir A. lehnston k quelque! livres dont on hh remonter la date à eidq ou sli centd ans et qui sont parfaiteriiem èonsertëét Quand Târbrë a atteint toute sa hatateérj au bout de quatre-Vingts ans, la eusse ^ibpl sod edteldpp« avee ud bruit retedtiésadt et il eu sert Ude flëiir bladcàë eeaimë TiVëiM } ((ui a ^uelqtiëftid ti^dlè pieds de lodg< Dédë ridtërtalle de qdidiè i tiugi mois, 11 tottibe d'uhë espèèë dé grat^^ ^i i suëëédé à la flëdr; udë pldle de dëii i|di rè&dtitëlié Tëspèëe (i). >
(1) DHenial AnnùaL
1^1 cinqniime st^Uep es| aa vill|)ge de Beil^d. lia ^épiemf|i}t fp]r( i^jnopl^, artjvé df|i)^ i^^ue l.Qçali^^, Suffif pwjç iRpttj^ efi éa^oî tpoi^ la gopu^ l^llpp e| fif^me les indig^BÇft rffi »Mr^ efporte. I^ PFésj^gPt dp la mafgfi du 58% ¥ppl§pt çbmif c^r^ynef prpyisipuj qpi TOPqu^iPPt ^Çppis q«elq^ps jpQr§ I }^ ^fihle d'l)ftfp d^s olppieFi, avait S^p^djé ei> iifani, dè§ Iji m^Pt «" Jfi'ïP^ WFgenI
rj:^ée fjp I4 ^îyisiQp. Celïji-c}, sp4«Up?F!a <^Mp}^f 4g Ij^ m^tipép, Eéf;ep[)men( débarqpd d;|p^ le paysi e| HP ge dpHmitpuilefpenl fl*pp 4e§ PF^isg^s Ie3 pj^S ipy^t^fi^ dp la popi||atJQp, s'é^i^bgip^ dans
Poqr pe fairp i^pe idép dp Tp^pt prpdpi^ p^F ççflp ^tourderip, il faut conp?|}fre le PFPfpnd 4égfl<^^ qw'éprpïjve up Ip^ipp pppr mi c^ q»» ^ pp iQPchpr pQ ^prppéfip, r^pqgpancp quî psi calant pb;sîqup qap mpp^Ip ei fpndép §aB pqtfe çppleqr bl^Ppbe e^;ip(pwept lj| p^^p^e qup pellei
(1) On appdle baory une espèce de piscine toute spéciale à flnde, d^pne constrattipn toujoiiGs fort soignée et'sonYent n^qp^io^DDilf , {)af}8 1» g^l^ 4^ ancifni Hhsfr^ 90111^9 ; lenc ouvjBf tare çs( for( grai|4e e| plu^^^urs perjpçpiep peuy^pt y puiser i^e l^eap sans se gêner réciproc|uement. Des marches de granit descendent jusc^u^au niveau de Teau et continuent souf la surfoee à une ecrtaiiie profonctour de maiii^e à ce
des lépreux du pays. Peu 8*en fallut que le malheureux 80us-o£Qcier ne fut massacré sur place, et il ne dut probablement son salut qu'à la certitude de notre approche. Cependant, nous étions partis de la dernière étape plus tard qu'à Fordinaire : la chaleur était excessive , et les outres des pakallies ( cantinîers, porteurs d*eau qui accompagnent les armées en conduisant un ou plusieurs bœufs chargés d'eau potable ) étaient depuis longtemps épuisées. Chacun arrivait au campement, haletant et impatient d'assouvir sa soif; mais quand les pakallies de services se présentèrent à la citerne et qu'ils apprirent la profanation qui avait été commise, ils refusèrent unanimement de remplir leurs outres. II fallut, par conséquent , attendre que ces hommes , déjà fatigués par la marche du matin, allassent avec leurs bêtes de somme chercher la provision nécessaire à une distance considérable, peut-être une couple de lieues , avant que les cipayes pussent se rafraîchir et commencer leur cuisine. Le mécontentement et le désespoir produits par ce délai, quand on avait à deux pas de soi quelques centaines de mètres cubes d'une eau vive, saine et transparente, paraîtraient une bizarrerie incompréhensible à quiconque ne connaîtrait pas les superstitions des Indiens sur tout ce qui touche aux aliments. Les
Brahmanes , les Tchattrias , les Indous dé haute et moyenne caste, ne boiront que Teau qu'ils auront puisée eux-mêmes ou qui Taura été par un homme de la même subdivision de la même caste.
Leurs préjugés religieux sont si rigoureux è regard d'éviter tout contact de quiconque n'est pas de leur caste, chrétien, musulman ou indou, que s'ils ne portent pas avec eux un Iota (vase rond en métal) pour bouillir leur riz, il leur faudra acheter à chaque étape un ustensile neuf en terre cuite qui n'ait évidemment jamais servi (il est impossible de s'y tromper à la couleur). Ce vase coûte au moins trois ou quatre centimes; et un pauvre diable qui n'a que cinq francs par mois pour vivre, dépensera journellement cette somme et retranchera sur son maigre ordinaire, au point d'en mourir presque de faim, plutôt que de manquer à une délicatesse mal placée. Comme chacun brise ordinairement son vase avant de s'en aller, il s'ensuit que dans les environs de chaque village on trouve des tertres tout entiers formés de débris de poterie , et, après qu'un village est détruit, on est toujours sûr d'en retourver le site aux couches de ces débris qui s'y sont accumulés. Cet usage paraît avoir existé de temps immémorial, car Burnes, Pottinger et autres voyageurs ont retrouvé 2. l'lide anglaise. 28
aux mêmes indices des cités fondées par Alexandre, et qui ont disparu à des époques qui ^ebap^ pei|t à l^bisieire.
Il est inutile d'exiger aneun seivice ou de von-* loir détourner Tattenlion d*un Indou , domestiqua eu cipayOi tandis qu*il es| à son repas. IVabord , e^est son d^voir (|e se eaebei pour le prendre comme s'il faisait une action honteuse; et si vous TOUS mettez ^n quête de lui , il vpus tournera le dos avec une répugnance qu'il affectera plutêt d'exagérer que de dissimuler. Jaequeipont se laissa une fois emporter contre un de fes gens, parce que voulant lui remettra un paquet au moment où il mangeftit, cet homme couvrit sa main du pan de sa tunique pour recevoir l'objet comme pour se garantir d'un immondiee , et il avoue cependant que ^ut autre Indien eût agi de même. Tout ce qui est étranger à ^ caste lui eft, an moment du repas, un objet d^abomination; hors de cette heure saerée il est assex indifférent. On dira ee que Ton voudra de la soumission, de la régul|irité, de la parfaite discipline des cipayes, mais une pareille armée est très-embarrassante à conduire. Quelles opérations militaires pourrait-on entreprendre de^ v^pt «n ennemi libre de préjugé^ et d'entraves» avec ides soldats constamment menacés de mourir de laim ou de soif s'ils n'ont pas lepr propre vase
dtt un vase neuf pour boire et pour manger?
le ne puis m'empècher de citer iei une anee^ éoié : iiii de mes éamarades, marié et yitant par consé^aent dans sdn ménage , erojait s'aperceteir qa*en volait aon garde-manger. Pour mettre fin a« pillage, il dit â son matire d'hAtel^ musulman de caste inférieure^ de faire touchei* la taisselle qu'on employait à sa table par le knebtur ( balayeur et tidattgedr de la tnaisen^ de la caste la plus abjecte des pariahs). Le serriteor répondit avec une franchise désolante : C'est inutile , èaheb hatk daté» tOé bnM haci koie lÊikin kkem (le mattre n'a qu'à toucher ^ cela suffira , personne n'en votidra plus) , traitant ainsi son mattre d'immonde. Il ta sans dire qu'il fut assommé pdur sa naïveté ; mais tout autre domestique indien aurait pensé de même» sans avdir la hardiesse de l'eipriner;
Le 12 mai $ nous faisons notre entrée triomphale à Bangalore^ oi nous déposâmes notre t>risonnier dans le vieui casiel d'Hyder-Aty^ Délivrés désormais de toute respoUsabilité ^ nous fûmes pendant cinq Jours fêtés successivement par le général Hawker^ commandant la division et les différefats corps de la garnisoU : c étaient de vt'atës noces de 6amaèhe. On ne vit pas dans l'Inde comme on devrait vivre : l'Européen civilisé se dégrade aux yeux de l'Indien par l'indélicatesse
de ses goûts. Premièrement, il mange de Vaninial immonde, le cochon, viande excessivement malsaine dans ce pays , et pois chacnn semble faire assaut d*intempérance et de gloutonnerie. De la , la terrible mortalité qui décime chaque année Télite de la jeunesse anglaise.! II faudrait, dit
> Jacquemont, plus que de la force de volonté,
> il faudrait de la bizarrerie, pour être frugal, 1 quand on vit parmi des gens qui sont à peine 1 sobres. > Je le sais par expérience : je suis, par tempérament, plus sobre en tout pays que la société. dans laquelle je vis, mAs il m*a été impossible d*aller dans Flnde jusqn*au système de frugalité nécessaire et que je me serais fait, si J*avais pu vivre seul et commander mon dîner, ^n dépit de mes résolutions et de mes habitudes françaises, je me trouvai souvent forcé à des excès qui contribuèrent plus lard à altérer ma santé.
Le lendemain de notre arrivée, nous dînâmes avec les officiers du i 5* dragons de l'armée royale, rai parlé ailleurs du luxe de la table d'hôte dans les régiments d'infanterie; mais il est complètement éclipsé par celui que l'on voit journellement affiché dans le cercle du régiment de cavalerie le moins fashionable : c'est une recherche « une élégance, une extravagance dont on ne se fait pas d'idée sur le continent, et qui aspire à rivaliser
avec les tables et les salons de la première aristocratie du royaume : aassi les officiers ne peuyent-ils se tirer d'affaire , même avec leurs magnifiques appointements. Il faut avoir une fort belle fortune à soi et la conduire avec jugement pour ne pas se ruiner dans un corps de cavalerie anglaise. Ces messieurs affectent invariablement le plus profond dédain pour la pauvreté de rinfanterie qu'ils expriment par des prétentions à une hospitalité insultante : par exemple, ils donneront une invitation générale à leur table à tout oiflSier d'infanterie servant ou de passage dans la même garnison, à la condition de se considérer comme membre honoraire de leur cercle, et de ne rien payer de ce qu'il peut prendre, ayant ainsi l'air de faire une aumône qu'il est impossible d'accepter.
Le lendemain matin nous eûmes l'occasion de voir manœuvrer toutes les troupes de la garnison, qu'on fit exercer par extraordinaire en notre honneur; je prêtai une attention toute particulière aux mouvements des différents corps de cavalerie que je pouvais comparer pour la première fois. C'est un préjugé généralement adopté en France que tout Anglais est nécessairement un excellent cavalier : rien n'est plus faux ; je dis, au contraire, qu'il n'y a pas de peuple qui monte plus mal à^
chetal. Ce qui a fondé eette opinidii toat à feii erronée , et ce ^ui est poortant parfaîtemeiil tini > c*est qae Taristocratie anglaise^ la elasse qaî voyage et qee Ybn rencontre sar le continent , excelle réellement dans tous les exeretceé d*équi* tation i mais cela tient de son éducation toute spéciale. Le fils d'un lord od d*un riche propriétaire foncier n'a pas atteint Tâge de cinq auâ que déjà on le fait asseoir en selle sur un petit poney dont les allui'es^iit bien dotices^ dont le caractère est parfaitement docile^ avec lequel il peut acquérir une familiaHté, une hardiesse qui finissent pat lui de?enir naturelles. 8es petites jaihbes prennent par Thabitude la ineilleure forme pour uii oavalier» celle qui lui donne une assise plus sûre; sa main devieni ferme et légère, et arrivé à vingt ans iiuti^ jeune homme, devenu jockey accompli « chasse le renard à la courSe, franchit les haies ^ eburt au clocher. Mais il n'en est pas de même du fils du bourgeois ou de Thomme du peuple. Le plaisir de réquitaiion en Angleterre , à moins qu'on ne soit propriétaire de campagne (et les terres appartiennent presque exclusivement à l'aristocratie) , est excessivement coûteux et presque interdit aux habitants des villes. Dans les fortunes moyennes, c'est tout au plus si vers l'âge dé dlx^huit à diK*- ^ neuf ans on envoie un jeune homme prendre ^deK
queé lei^anlâ de ioiattége. Gela Sttffii^it peut-être aveé tiotis^ mai» ndii pas dvec là ehârpenl6 anglàisft où toot êôt loùl^d, oâ$edx, masdif^ dans souplénae et sànd girâcé. Quel que soii le sûccës obtena datiâ ces leçons j^t'ëlihiihaired , si le jetiné homme a là fantaisie ou la vanité de rouloit' entrer daiis an régimétli de cavalerie, parte qu'il pense que runiforme Itii ira bien , il lui suffit d^acbeter une 6dttl^ liedtênaneé sans pâsëer par àuchde école d'équi*lation^ Sanâ ëubir aucun exatneti. C*est Beulément quand il a déjà cdmmënéé ses fonctions d*offidier qu'on le met sous la tutelle dé Técuyer instructeur {ridlng màster), qui a bieti le rang d'olBdlâr, idais qui, gédéralemedt élevé des radgs, de tredvé dàii8 une position embarrassante et dédii'e se faire dés amis pàMî ses cadiârades gedilemeh , de sorte qu'il d'est hUlletUedt sévère ou exigeant. Âtt bdtit de ^ix moiâ ou uii an le novibe est affranchi de SOh contrôle et se cdnténie d'en savoir juste asset pdUr de pas teniber de cheval durant la manœuvre.
Souvent un^dffiëieft* permute de l'infanterie diduta cavalerie à vingt-cidq ou trédte àds i le résultât est néceiââaii'eniedt plds idédioére enbdre. Autant que j'ai pU en juger par les réginiedtë de cavalerie anglaise que j'ai eU l'occasion dé rencoUtret dans rinde , il m'a pslrd qu'Un tiers généralement des officiers modtaieUt pal-faitemént I chëVal ( ils
appartenaient presque tous à raristocratie ) , le reste était de vrais sacs. Si je voulais citer , je pourrais commencer par le lieutenant-colonel B., un parfait gentilhomme, charmant en société, et distingué pour sa bravoure dans les guerres d*Espagne comme officier d^infanterie, mais qui, passé dans la cavalerie à la moitié de sa carrière , se trouvait obligé de s'absenter, sous prétexte de maladie , toutes les fois qu*il y avait une manœuvre an peu active. Il éuit notoire qu*il ne pouvait charger, même sur un gazon uni comme un tapis, sans vider les arçons/
PonrHes soldats, les conditions sont encore moins favorables. Ils sont recrutés à Tembaucbage parmi les mêmes hommes et de la même manière que rinfanterie, parmi la populace des villes, les mauvais sujets des ateliers de toutes professions. Pas un fils de fermier un peu aisé, qui aurait pu monter les chevaux de son père en allant à la charrue, ne se trouvera dans les rangs, quelques valets d*écurie tout au plus. Si Ton en excepte les enfants de troupe, dont le nombre est extrêmement limité (huit ou dix enrôlements annuels par régiment) , il y a à peine un soldat de cavalerie sur vingt qui ait monté à cheval avant d'entrer au service. En fait d*équitation , une instruction tardive n'est amais efficace. La conséquence inévitable de son
système de recrutement est donc que la cavalerie anglaise (à Texception de deux ou trois régiments que Ton garde pour la montre et qui ne sortent jamais d'Angleterre), malgré Tincontestable supériorité des chevaux , la beauté des hommes , leur force et leur intrépidité nationales, est condamnée à une médiocrité réelle : elle ne décidera jamais des destinées d'une bataille.
Les Anglais ont lé droit d'être fiers de leur infanterie : mais leur cavalerie ne peut prétendre qu'au deuxième ou troisième rang. Comparée même avec la cavalerie indigène de la compagnie, on doit , reconnaître f immense supériorité de celle-ci sous le rapport de l'équitation. Les Indiens sont de vrais centaures ; ils semblent ne former qu'un seul être avec leurs montures : mais, hélas! l'éloge doit s'arrêter là. S'il me fallait choisir entre l'infanterie , dont on a vu que je n'étais pas admirateur, ou la cavalerie régulière indigène, je préférerais encore sans hésiter l'infanterie. C'est l'élan, c'est l'énergie, c'est surtout la confiance réciproque qui sont les qualités essentielles pour toute cavalerie. Pour qu'une charge soit vigoureuse , il faut que chacun compte sur son voisin comme sur luimême, le chef de file sur ceux qui le suivent; si l'on craint d'être abandonné à soi-même, le moindre obstacle fait regarder en arrière : cette hésita-
liOD mlenlit Fesser « lui enlève toute son iaipétiie-> site» tente sa forcCé L^infanterie pent du meins compter sur Teiacte symétrie de ses mouvementS|s la régularité infleiible de sa manœuvre; tous sent forcés d'avancer sur la même ligne; le second rangf surveillé par des oiBciers qui le pressent el le soutiennent I ne petit échapper à la nécesrité d*embotter sur le premier; Dans Une charge de cavalerie I att oontrairé^ chacun est laissé à peu près à son inspiration 3 les plus bravés Sontbien^ tèt en avants et s*il y a des timides^ ils se trouveront bientAt isolés. Or^ les indigènes se Connais^ sent et s'apprécient parfaitement ; ils se jugent plus sévèrement que leurs officiers européens ne teulent l'avouer ! de là, une excessive prudence qui pârâljse leur élan même au moment le plud dédisif.
Je dois cependant excepter de cette descrîptioii peu flatteuse les corps de cavalerie irrégulîère 1 cennds sons le nom de Skinner^s h&ne^ d'après leur intrépide fondateur le colodel Skinner. On connaît la répugnance des Asiatiques pour la discipline* Le colonel Skinner pensa qu'en s^ relâchant d'une sévérité et d'une régularité qui n'étaient pas indispensables pour l'efficacité de la cavalerie» en leur laissant un costume suivant leurs mœurs et leurs préjugé?, en élevant leur
solde et en leur donnait pour chefs des hommesde naissance, de caste et de considération distiigUiéd parmi les natifs, on ouvrirait des oadres oà les hautes elasses que la conqaêta avait aj^aoYries , tant parmi les mosulmaas que parmi les tribu^ chaiflileresques des Rajpouts, S'ompressevaienf d\aceoa|rir. Il ne s'était pas trompé; la pomposition da ces rissalahs (escadrons irrégnliers) est exceU lente. D^ns toutes les guerres contre les Malirattes» les Biudaris, et dernièrement contre )es Afghans, ils ont feit des prodiges de valeur, surtout d^ valpur individuelle. Contre des Asiatiques, des Cosaques et mAme { potir la guerre de tirailleurs) contre des troupes européennes, ils sont infiniment supérieurs à la cavalerie anglaise. Si pourtant on mé demapd^it quelle serait ^issue 4*uQe charge entre un rissalah et un escadron anglais de même force ou même de force inférieure , la réponse n'est pas douteuse : le rissalah serait écrasé. Hai^ divisez le faisceau et opposes-les homme à homme, le suwar (cavalier irrégulier) trtoipphera certainement de {^Européen , le tuera ou le désarmera. D*oà vient donc cette infériorité colleptivel C'est le seoret de la discipline, de renajem))le» C'est que dans la charge en escadron le suwar agit comme s'il était isolé ; il ne s'attache qtt*à un adversaire et i^a confiance qu'en lui-
même, tandis que TEaropëen a foi dans son camarade.
Les régiments de cavalerie régulière dans rinde sont admirablement montés. Les chevaux qui sont fournis par le gouvernement sortent presque exclusivement des haras de la compagnie.
C'est une jolie race croisée, entre Fanglais, le cheval du cap de Bonne-Espérance et Tarabe. Je remarque pourtant que le cavalier européen est presque toujours trop lourd pour sa monture.
Quelques mois d*une campagne un peu active suffiraient pour démonter les dragons, tandis que les chevaux des natifs n'auraient pas souffert. Du reste, il en est de même en Europe, malgré la vigoureuse encolure du cheval anglais. Dans les life guards (gardes du corps), par exemple, on semble choisir à dessein des hommes d'une stature colossale pour cette arme d'élite ou plutôt de parade que le citadin de Londres montre avec un sourire de satisfaction et de complaisance indéfinissable aux étrangers, en leur disant : Look^ hère' s John Bull for y ou, littéralement, voilà pour vous un échantillon de Jean le Bœuf (le sobriquet national qui plaît le plus à nos voisins et qu'ils ne manquent pas de se donner à tout propos). Si une guerre continentale devait se renouveler avec les Anglais,^ un ennemi habile éviterait durant les
premiers mois tout engagement qui pourrait compromettre sérieusement sa cavalerie; pendant la première campagne il se contenterait de tirailler; atant un an les chevaux anglais seraient réduits à Tétat de fantômes.
Dans la cavalerie irrégulière, la remonte est basée sur un système différent : chaque suwar est censé fournir son propre cheval et est payé en conséquence. Mais comme il est rare qu'il ait en commençant le capital suffisant, le cas où il est réellement propriétaire de sa monture est nécessairement exceptionnel, et c'est généralement un des rissaldars (chef d'escadron indigène) qui devient, avec Tassentiment du gouvernement, le fournisseur ou plutôt l'entrepreneur de la remonte du régiment. Il prend alors l'engagement avec l'autorité militaire de se tenir toujours prêt à fournir un certain nombre de chevaux à un prix donné. Ces chevaux sont soumis, avant l'admission , à un conseil de remonte et distribués aux suwars qui payent au fournisseur un intérêt de 15 p. 7o8ur le capital avancé, jusqu'à liquidation. Si un cheval meurt de maladie, la perte est pour le fournisseur, le gouvernement ne garantit que celles qui ont lieu sur le champ de bataille.
Encore un mot sur la cavalerie indigène. Si Toa me demandait des faits à l'appui des opinions