L'Inde Anglaise en 1843
« L^Angletem traite ses amis comme le piqaeur traite « ses chiens de cbasse (à coups de foaet), car elle petise « qu'elle n'a go'à aUDer poar les rameoer à ses pieds* »
Ea écrivant cet ouvrage je me suis proposé deux taches qui ont donné nabsance à deux parties tout-àrfait distinctes quoique se prêtant une confirmation mutuelle. Dans la première , j ai cherché à combler avec des matériaux peut-être rudement dégrossis mais du moins consciencieusement recueillis, la lacune laissée par la mort daDs ladmirable ouvrage de Jacquemont. Son Journal et sa Correspondance n embrassent que les présidences de Bengale et de Bombay^ oelfe de Madras lui échappe entièrement. Cette province est cependant bien loin de le céder aux deux autres en im-
Il PRÉFACE
portance et en intérêt , pour la France surtout qui y a joué un si grand rôle, qui y conserve encore tant de souvenirsde gloire et demalheur. C'est le berceau de la puissance britannique , c'est notre champ de bataille pendant vingt-cinq ans; c'est peut-être la partie de rinde où Ton retrouve le plus de types originaux. Et cependant, que connaissons-nous du riche héritage que nous devions aux Bussy, aux Labourdonnaie, aux Dupleix, et que nos troubles civils ont livré à lambition de l'Angleterre. Est-il un homme sur cent mille qui s'en soit occupé? Avonsnous un seul ouvrage qui nous en donne une idée approximative, si ce n'est, par déduction, celui de Jacquemont sur les provinces voisines? Il est vrai que sou coup-d'œil est si perçant et si juste , il saisit si bien toutes les nuances locales et les retrace avec une expression si correcte et si vive; les dififërentes parties de l'Inde sont d'ailleurs tellement homogènes, qu'on a, après l'avoir lu, un pressentiment de ce qui manque pour compléter le cadre. Mais la lacune est encore immense; j'ai essayé de la remplir: c'est au lecteur à décider si j'ai réussi.
Entraîné par le sérieux et le positivisme de ma nature, j'ai cependant bientôt abandonné la partie descriptive pour aborder les questions politiques*
Dans la seconde partie, je me suis élevé à des considérations tout-a-foit nouvelles pour la presse fran*