CHAPITRE XX
Continiiation de riiinéraire.— ^mindfiH de Mahal.-<- Franc-maçonncric des Thags.
u5 janvier. — Comme je faisais mon entrée dans ce petit chef-lieu, je rencontrai une nombreuse cavalcade précédée du naobut : on appelle ainsi une espèce de tamlam qu'un cymbalier bat en mesure devant le suwarri (ou cortège) d'une altesse Bahader. Il faut élre de sang royal, prince, ministre ou grand dignitaire pour jouir de ce privilège. C'était le Nuwab en j)ersonnequi s'avançait escorté de quelques cavaliers ! ichement vêtus et passablement montés , et précéJé de ses gardes du corps qui coinçaient en avant, pieds nus , jambes nues, mais armés jusqu'aux dents d'une variété infinie de pièces : c'étaient des hallebardes, des fusils à mèche , des piques, des lances, des pistolets, des fusils de chasse anglais à deux coups; tous avaient en outre , sabre , bouclier et poignard ; chaque homme était un arsenal ambulant; ses bras, ses mains , sa ceinture étaient tellement encombrés qu'il eût été à la merci d'un adversaire un peu agile, muni d'un bâton pour foule arme offensive. S'ils se chargent ainsi d'armes qu'ils no sauraient manier à-la-fois