‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 131 sur 268 · PREMIÈRE PARTIR. -^CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIR. -^CHAPITRE XXII

En dehors de la ville j'allai visiter leâ tombes de la famille de Hyder-Aly.Une mosquée assee petite^ très simple, entourée de fleurs et d'arbustes, distingue le caveau royal. Les pierres sépulcrales sont au nombre (le quinze sans inscriptions ni omemens, mais de peu d'intérêt appartenant à des enfans morts en bas âge , à des parens obscurs et à plusieurs femmes de Hyder. Lui-même y fut quelque temps déposé après avoir été apporté de Lallpett. Plus tard il fut de nouveau transporté à Seringapatam, dans le superbe mausolée que son fils lui avait préparé et où ils reposent aujourd'hui l'un à côté de l'autre.

Je trouvai campé près de Ck>lar le 6* régiment de cavalerie régulière de Madras, en route pour le corps d'armée de réserve de Bangalore. Muni d'une lettre d'introduction pour le lieutenant Rerr Mao-^Donald de ce régiment j'en reçus l'accueil le plus aimable} je passai la nuit sous sa tente k t nous contînmes de faire le lendemain une seule course forcée jusqu'à Bangalore. La distance à parcourir était de seize lieues, mais mon compagnon devait trouver un cheval posté à moitié chemin et j'avais toute confiance dans ma monture. Effectivement le a3 nous étions en route deux heures avant le lever du soleil. Après avoir parcouru cinq lieues nous traversAtties le bourg d'Ooscottah où la Compagnie entretient un hà^ ras considérable pour la remonte de sa cavalerie* On y croise ia race arabe avec des jumens d'Angleterre et do Cap y ce qui donne une excellente ^pèce de chevaux. Après nous être arrêtés une ^e^ conde fois à roi-ehemin pour reprettdn» haleine, nous

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fîmes notre entrée à Bangalore à sept heures du soir. Cette ville est le plus considérable des cantonneniens permanens des Anglais dans Tintérieur de la péninsule. En voici à-peu-près le plan donné avec une grande exactitude par Montholon de Sémonville dans un article de la Revue des Deux-Mondes. « Des casernes réellement magnifiques sont disposées sur une seule ligne devant un superbe terrain de manœuvre dont elles forment un des côtés ; la façade correspondante est occupée par un temple anglican, par de jolies habitations réservées aux principales autorités et aux officiers européens et par une salle de concert où Ton entend de la musique à l'heui'e des promenades. Vers l'une des extrémités de ce champde-marsy qui a une lieue de longueur, on trouve' encore comme dans tous les établissemens anglais un bel emplacement pour les courses de chevaux qui sont assez fréquentes. L'autre extrémité mène à la ville noire, c'est-à-dire tout indienne (la Pettah, en langue du pays). Sa population nombreuse, ses bazars, sont tout un monde à part et sans aucun rapport aveck colonie européenne. L'habitude constante des Anglais est de se répandre dans la campagne et de donner aux alentours d'une cité indigène lappareuce d'un vaste campement. Au-delà de la Pettah et à quelques milles du cantonnement est situé le fort dont les remparts eu pierre sont d'une médiocre défense. Il serait facile au contraire de profiter en guise de fortification des larges fossés dout la ville noire est entourée, et sur lesquels sont jetées quelques chaussées éti*oites, nécessaires pour conduire i^ar des détours aux différentes

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