PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XXV
triotes que chez les Français. Le général Fraser est un de ces hommes cosmopolites par leurs vastes connaissances, la libéralité et l'étendue de leurs idées. Habile astronome, il a été le correspondant et l'ami de Legendre etdeLaplace; diplomate consommé et néaniDoinsloyal et honorable avant tout, il a plusieursfois compromis sa position vis-à-vis de son gouvernement en voulant le retenir sur la pente d'une ambition effrénée ; Anglais , il est cependant indulgent pour les étrangers, sans préjugés et sans insolence : c'est un phénomène aussi rare qu'agréable à rencontrer.
Les Coorgahs sont une subdivision de la grande tribu des Nairs, caste guerrière d'origine Chatriah qui occupe toute la rangée du Conc^^n. Descendu^ originairement de la chaîne de l'Hymalaya, les Nairs se sont principalement répandus le long de la côte Mar labar, dans le Canara, le Wynaad, et en suivant les montagnes jusqu'au cap Comorin. Nqus eûrneç occasion de rencontrer plusieurs familles de ce(tf«' caste durant notre séjour à Mercara* Leurs iit^r ges qui diffèrent en ce point seulement de ceux d^ Coorgahs adinettept la polyandrie dont on exagéra sans doute l'extension. Elle ne peut pas plus être le régime de 1^ société que la polygamie. Sa forme la plu$ fréquente est l'union d une femme avec plusieurs frè* res. C'est ainsi que Jacquemont l'a rencontrée dans le Bissahir, le Canawer et autres districts de l'Hymalayasur la frontière du Thibet Chez les Nairs du M^r labar c'est un droit consacré : la femme pn époii^anf un frère les épouse tous , elle a droit k tous.