PREMIÈRE PARTIE. — CMAPITRÏ XXVÏ
élevé sur une plate-forme entre deux autres édifi* ces servant de mosquée [et de caravansérail. Trois belles portes travaillées à jour et sculptées en bronze, s'ouvrent sur Tintérieur dont tous les omemens sont en marbre blanc ^ marbre noir et or. La lumière , ainsi introduite se projette sur trois tombes au centre de la rotonde et couvertes de velours rouge. Celle de Hyder-Aly est au milieu, son fils est d'un côté et sa femme de Tautre. Le pavé autour des sarcophages , comme celui du péristyle , est aussi carrelé en marbre blanc et noir; et du dôme immédiatement au-dessus, sont suspendus par des cordons de soie et symétriquement placés, de gros œufs d'autruche aux» quels les Indiens attachent des idées superstitieuses* Les jardins qui entourent le monument sont vastes et bien entretenus ; tout près de l'entrée, derrière un obélisque peu gracieux, de granit fort grossier, on découvre une espèce de portique ou de chapelle monumentale européenne sans aucun style et d'assez mauvais goût. Son inscription gravée sur une table de marbre noir rappelle le nom du colonel Baillie mort dans les cachots du sultan. C'est le même of£l* cier dont l'armée fut détruite par Hyder-Aly à la bataille de Perimbaukam, le lo septembre 1781.
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