DEU^ÈME PAKTIE. — CHAPITRE IV
« jamais osé agir avec la même tyrannie et la même c injustice envers toute autre race dans le monde ! et ff pourtant il n'y en a pas une plus douce et plus paiff sible y plus frugale et plus honnête, plus adroite , « plus persévérante, plus industrieuse et plus apte au <r négoce. » Si les leçons de l'expérience servaient à quelque chose en politique, celle-ci devrait servir aux peuples sur la politique de l'Angleterre et ses traités de commerce qui se réduisent généralement à cette simple expression \ à moi tous les profits j à vous toutes les pertes. Le Portugal l'a déjà éprouvé , l'Espagne le saura peut-être bientôt.
Nous ne nous étendrons pas plus long-temps sur ce sujet ; nous en avons assez dit pour établir qu'il y a une diminution générale et progressive dans toutes les branches du revenu douanier. En 1842, il s'élevait encore à un produit net de 35o,oop livres sterling.
Revenu généraL — Si nous vouions enfin avoir une idée approximative du produit moyen de tous les départemens du revenu de l'Inde, pris ensemble, nous l'obtiendrons en comparant les moyennes de plusieurs époques récentes. D'après les derniers documens officiels publiés par ordre du parlement, nous trouvons pour la totalité du revenu sur les trois années 183^9 i833, i834 9une moyenne de ao,837,774 livres sterling, et pour les trois années i84o> 18419 184^; une moyenne de a 1,^39,4 17 K st. Mais il faut observer que durant ces trois dernières années le monopole de l'opium n'avait point fourni tout le revenu qu'on pouvait en attendre, à cause de if, r)
194 L'nffOB ANGLAISE SM 1841.
la guerre avec la Chine. Maintenant que ce revenu vient de reprendre son équilibre et sa progression ascendante, nous pouvons compter, pour Tannée 1843 et les années suivantes, sur un revenu général dont la moyenne sera à*peu«>près 9t9,ooo,ooo sterling.
DéfêUêÊê. — Après la question des revenus de h Compagnie, celle qui se présente le plus naturellement à F esprit est celle de ses dépenses; et ces deux questions résolues nous aideront à déterminer l'état de ses affaires pu la statistique de ses finances.
Les dépenses se divisent en deux cahiers^ l'un pour l'Europe , l'autre pour l'Inde ; c'est-à-dire en sommes déboursées en Angleterre et en sommes déboursées dans la colonie. Les unes et les autres sont payées exclusivement par le peuple de l'Inde. Les dépenses en Europe sont pour l'administration civile et pour i' l'administration militaire. Quelques-unes sont assez curieuses ; il conviendra de les énumérer. .
1 " Voyons d'abord les ^iépenses civiles : Nous avons t dit que le gouvernement de la Grande-Bretagne, tout \^ en s' appropriant les possessions territoriales de Is Compagnie dans l'Inde , ne s'était pas trouvé en fonds pour rembourser le capital originairement employé par les actionnaires à la conquête de ce pays. Ne se souciant pas non plus de payer l'intérêt de ceca* pital, surtout au taux qu'on lui avait permis d'atteindre (lo ^ pour foo), il trouva plus simple de s'en décharger sur le peuple de l'Inde. On lui imposa d'acquitter cette rente sur ses contributions avant toute autre dépense.