DEUXIÈME PAHTIF. — CHAPITRE IV
infinité de circonstances qui peuvent l'augmenter ou le diminuer^ telles que la paix ou la guerre, l'accrois* sèment ou la diminution de la force armée ; le nombre plus ou moins considérable d'employés civils et militaires exigés par le développement du territoire et les besoins de la politique ; enfin les calamités publiques, une peste, une famine; etc. Nous pourrons cependant obtenir une approximation assez correcte de la moyenne générale des dépenses pour l'empire actuel , borné par le Sutledge et Tlndus , c'est-à-dire, rentré à-peu-près dans ses anciennes limites , en comparant les données successives des dernières années, avant et pendant la guerre, et en en déduisant la moyenne des temps ordinaires.
Avant les guerres de Chine et d'Affghanistan pour Tannée finissantle l'^mai 18*37, ^^^ dépenses de Flnde s'élevaient à 16,107,796 liv. ster. Cette somme comprenait l'intérêt de la dette publique (payable dans rinde) de 1,846,457 liv. et ajoutée au chiffre des dépenses en Angleterre, donnait pour la dépense totale de l'année finissant le i*' mai 1837 une somme
de '97751,7761.
Deux ans plus tard, au commencement de la guerre d'AfFghanistan,e1les'élevait pourl'année finissant le 1*' mai 1839 a 21,318,227 1. le i" mai i84o à 23,o85,586 le i" mai 1841 à 23,283, 507 le i*' mai 1842 à 23,739,417 Maintenant si l'on suppose que les grandes guerres et les expéditions lointaines soient terminées, le chiffre des dépenses devra se fondre graduellement ,
198 L'INDE ANGLAISB EN t84S.
jusqu'à ce qu'il revienne dans quelques années a la moyenne proportionnée au territoire actuel i o'est-àdire ao,5oo,ooo livres sterling. Il resterait alors pour amortir la dette (sauf le cas de nouvelles guerres ou d'un dépérissement progressif dans le commerce) un bénéfice annuel d'environ i,âoo,ooo livres.
R^êumé de la position financière. — On entend généralement par les finances d'un état, la situatioudu compte courant entre ses recettes et ses dépenses, ses fonds disponibles, sa dette et son crédit. Où en sont les finances de la Compagnie ?
Quand le i" mai i834 la Compagnie reprit la direction des affaires de l'Inde pour le compte de l'Angleterre, son administration financière se trouvait grevée d'une dettede 341^80,2169 livres sterling, portant un intérêt de 1,846,457 liv.
A la fin de la 1*'* année de sa gestion.
Le !•' mai < 835, elle trouva un . . Déficit de. . . . \^k,kTl£ L'année suivante (1836)
lui donna au contraire
unsuqilusde 1,444,543
Le r' mai 1 837, nouveau
surplus de 1,248,Î24
Le 4*"^ mai 4838, à cause
des préparatifs de
guerre , un surplus
beaucoup moindre . . 780,348 Le 4" 4839, un renou-
veilementde Déficit 348,if7
Le 4*' mai 4840 Déficit croissant. 4,846,069
Total du surplus . . 3,470,055 Du déficit. . . . 2,358,773i Déduisez 2,358,773
Reste 4,444,282i*
î«a balance du compte courant de la Compagnie lui aissaitdoncau i*'mai 1 840, un surplus de 1,1 1 1,382 !•