DEUXIÈME PARTIE. — CUAPITEE IV
Durant ces six années, la Compagnie s'était aussi employée à réaliser une portion des valeurs commer* ciales qu'elle avait transférées à la couronne et en avait appliqué le produit à racheter tine portion de la dette anglo-indienne (tout ce qui portait un intérêt de 6 pour loo et au*delà) ou à la convertir en 4 pour loo, de sorte que cette dette se trouvait réduite le i*'niai ï84o à 30,703,7761.
Mais il lui restait en outre sur le produit non en* core employé de ces valeurs commerciales, un trésor
de^ 9,464,8751.
Si Ton y ajoute le surplus de son admi-
nistration gouvernementale 1,111,18s
On voit qu'elle avait, le i^'mai i84o,
un fonds disponible de 10,676,157
Le I*' mai i84i donna un nouveau déficit de 2,o44»090 1« st.
Le 1 *' mai 1 84^ de même lin déficit de a,5oo,ooo
Enfin le i*'mai i843 encore un déficit d'environ . a,5do,ooo
Déficit total sur les trois années 7,044,090 1- st.
Si l'on eût acquitté ce déficit sur les fonds qu'on a- ^ait en caisse 10,576,157
Le trésor se serait trouvé réduit à 3,53^,067
Mais la Compagtiie des Indes avait trop de prudence pour se laisser sans ressources et sans fonds de
20O LUNUË AiVC^LAlSK EN 1843.
réserve devant une position qui devenait de jour en jour plus critique. Elle se hâta donc d'ouvrir, dès i84i un emprunt à 5 pour loo qui jusqu'au i*"^ mai i843, où Ton s'est proposé de le fermer, produisit exactement 5,000,000 de livres sterling.
Voici donc la position financière de la Compagnie au r' mai i84^* £11^ se trouve avec une bourse de 8,53a,o67 liv. st. on réserve et en aide de son revenu , et en même temps une dette publique de 35,703,776 liv. st.
Maintenant cette dette est-elle de nature à Tinquiéter? son crédit en est-il ébranlé? Si pour faire face à de nouvelles dépenses , elle avait a ouvrir de nouveaux emprunts, trouverait-elle plus de difficulté qu'autrefois à les remplir?
Je répondrai à ces questions en mettant en regard le passé et le présent, et d'abord en plaçant sous les yeux de mes lecteurs une table assez curieuse du taux de l'emprunt que la Compagnie s'est vue obligée d'accepter à différentes époques et notamment pendant la brillante et victorieuse administration de lord Wellesley.
La voici. L'état empruntait en 1798 à
en
lapour 100
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Durant une grande partie de cette période tout