DEUXIÈME PARTIE. ^CUAPITHE IV
hésion de cette vaste mosaïque est une fierté nationale excessive et un amour passionné pour la religion et la liberté qui feraient taire à l'instant toutes les querelles et réuniraient immédiatement toutes les tribus contre un ennemi commun. Ses abords malsains et difficiles lui donnent aussi des garanties que n'a point le Punjab contre une invasion étrangère. D'ailleurs les Anglais après l'expérience de la première guerre aimeront infiniment mieux attendre l'effet tardif, mais certain, de rélémeht de destruction qu'ils ont jeté à Khatmandou sous la forme d'un Résident anglais qui fomente toutes les haines, divise et aigrit tous les partis et prépare par l'anarchie le despotisme de TAngleterre. Toute cette politique se résume par l'adage : / abide my Urne, mon temps viendra; ou par le mot de Mazarin : le temps et moi.
Nous mentionnerons encore les chefs sikhs indépendans du Maha-Rajah de Lahore, mais sous la protection de la Compagnie et dont les principaux sont les Rajahs dePettialah, Khytul, Naba, Sheen, etc. On évalue l'étendue de leurs états à 16,602 milles carrés ; la population à 3,ooo,ooo d'âmes , le revenu net à 55o,ooo livres sterling. Le chiffre de leur contingent ou de leur tribut n'est point fixé; à l'appel du gouvernement suprême ils doivent l'assister de toutes leurs forces qu'on évalue beaucoup trop haut, à 5,ooo hommes de cavalerie et ao,ooo fantassins.
Et enfin vient toute une foule de tributaires payant leur contingent à la Compagnie, soit en hommes soit en argent. Pour plus de clarté, nous les avons réunifi dans le tableau suivant :
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