‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 211 sur 268 · NOMS DES ÉTATS · texte numérisé non relu

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états sont gouvernés par un ministre chùiH pmr le f^wmm^meni mnglaiêtt placé som lapr^eetian mmédiate du Résident^ il faut remarquer :

Date du traité de protection ( 1 800). - r Le Nizam d'Hyderabad , Soubadar du Dekhap. Son domaine occupe une superficie de cent huit mille huit cents milles carrés, dont la population est évaluée à dou^e millions d'âmes^ les revenus à 3 millipns sterling (75 millions de francs). Par le dernier traité ^ conclu avec lui le la décembre i8ia, on lui a imposé à la porte de sa capitale un corps d'armée subsidiaire d'environ quinze mille hommes , mais dont Tentretien a cessé d'être à sa charge , moyennant qu'on lui a fait abandonner toutes les belles province^ qui avaient du être sa part des dépouilles deTippoo. Toutefois, de peur qu'il n'eût un surplus de revenus dont il aurait pu être embarrassé, il a dû s'engager aussi à entretenir pour la police intérieure de son royaume un contifigent régulier de douze mille hommes de toutes armes, commandé par des officiers anglais, et dont la dépense annuelle fixée à 3oo,ooo livres sterling doit être versée par son ministre dans le trésor du Résident britannique qui se charge d'en faire la répartition parmi ces troupes.

Le ministre ou maire du palais , choisi par l'Angleterre pour administrer ce vaste domaine, est le fameux Rajah Chandoulâl entré en fonctions en 1808 et parvenu aujourd'hui à l'âge de soixante-douze ans. Son système consiste à extorquer ce qu'il peut des zemindars ou autres fermiers-généraux; il leur laisse en revanche la liberté de piller plus bas , mais en se

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réservant toujours le droit de les rançonner plus tard à sa fantaisie , quand il les suppose suifisamment gorgés des dépouilles du pays.

Malgré ces expédiens, grâce aux frais d'entretien du contingent qui s'élèvent à une somme beaucoup plus forte que celle mentionnée dans le traité et à des demandes incessantes de tout genre de la part de la Compagnie sur le trésor du Nizam, les dépenses du gouvernement d'Hyderabad ont constamment dépassé ses recei tes d'au moins 3oOyOOO roupies (7, 5oo,ooo fr,,' par an; et comme il est obligé d'emprunter à 1 5 et 18 pour 100 pour combler le déficit, je ne comprends pas comment Chaiidoulâl a pu arriver jusqu'ici sans déclarer une banqueroute effrayante; dans tous les cas la machine ne saurait fonctionner beaucoup plus longtemps.

Au moment même ou nous mettons sous presse , la malle de l'Inde pour le mois d'octobre i843 nous apprend que notre prédiction a eu un commencenieut d'accomplissement : Chandoulâl effrayé de l'épuisement universel des sources du revenu, de l'accroissement toujours plus rapide de la dette de son gouvernement envers la Compagnie, ne voyant plus aucun moyen de solder le contingent arriéré depuis plus de six mois et reculant devant les cruautés et les injustices nécessaires pour pressurer plus long-temps le pays, se refuse à continuer son rôle de sangsue dans Tintérét de l'avidité anglaise. Il a offert sa démission et insisté pour qu'elle fût acceptée. C'est en vain que

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