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du Central India Agency, 9 millions d’habitants, dont le Gwalior, 3 millions ; — le Baluchistan, 500
amille habitants ; — le Kathiawar, compris dans la
province de Bombay ; — le Hyderabad, 11-millions d'habitants ; — le Kashmir, 3 millions ; — le Baroda, 2 millions, et divers autres Etats de bien moindre importance,
D’autres jouissent d’une indépendance encore plus grande ; ce sont : le Népal, 4 millions ; le Bhutan, 250.000 habitants et l'Afghanistan, 5 millions, dont l’Angleterre a garanti l’intégrité en mars 1905, et qui fut néanmoins compris dans la « sphère d'influence » par la convention anglorusse d’août 1907. Dans ces dernières provinces il n’y a plus guère, vis-à-vis de l’Angleterre, qu’un simple hommage féodal. à
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, dans les Etats indépendants importants, un agent politique anglais, qualifié de « résident » ou autrement, surveille les relations extérieures du souverain : émir, rajah ou chef, et lui impose la paix sans la faire trop chèrement payer. Aïnsi, sur les 15 millions de livres sterling auxquels s’élèvent les revenus de ces vassaux, le Gouvernement anglais de l'Inde ne reçoit que 597.430 livres, à titre de tribut.
ORGANISATION MUNICIPALE. — Les neuf dixièmes de la population de l’Inde résident dans les villaces, s’y adonnent seulement à l’agriculture et à ses travaux ; l’autre dixième demeure dans les villes et s’occupe de commerce et d'industrie, Il y
ne | Pc a 428.600 villages, habités par 265 millions de personnes et 2.150 villes, comprenant en tout 29 mil- Bons d'habitants, répartis ainsi : 250 villes, 15 millions d’habitants ; 83 villes, 4.150.000 habitants ; les autres 10 millions environ. |
La population des villages varie suivant les provinces. À Bombay, elle est du S1 pour 100 de la population de toute la province ; au Bengale, du 95 pour 100 ; au Burma, il n’y a environ que 157 habitants par village ; au Bengale, 335 ; à Bombay, 508 ; à Madras, 623.
La moitié des villages de l’Inde contient moins de 200 personnes et leur superficie moyenne est de deux milles carrés et demi par village. En somme, la population rurale représente l’Inde entière ; c’est elle qui la fait vivre ; et, quoique pauvre en général, elle enfante ses immenses richesses par l'accumulation continuelle de son labeur incessant. C’est elle la seule productrice ; misérable souvent, mais se souciant peu de la qualité et de la nationalité du maître qui la gouverne. Elle n’établit aucune distinction entre l’ancienne Compagnie des Indes, le gouvernement britannique ou tout autre; ils lui sont indifférents, tant est grande son aversion à l'égard des souverains hindous ou musulmans. Aussi, peu lui importe la division administrative d’une province, les journaux et les discours violents ou insinuants des professionnels. Elle ne demande qu’à rester dans son immobilisme pacifique, à être protégée contre les grands et à payer des impôts modérés sans être molestée.
nn 49 — | Vinurs— - Dans les villes, une instruction incomprise, une éducation mal appropriée et diverses
institutions libérales prématurées ont modifié beaucoup ce caractère résigné. Les Indiens sont en-
trés dans divers conseils élus et dans des municipa-
lités ; mais ils n’en sont pas les maîtres, et ils n’admettent pas que les Anglais ou l’administra-
tion le soient. Ils oublient trop facilement ici qu’avant l’arrivée des Européens et l'établissement dé-
fintif des Anglais, l’Inde n’était qu’un vaste continent divisé en centaines d'Etats rongés par des
guerres continuelles, la famine et les maladies épidémiques. Pas de villes, des bourgades sans eau potable, sans éclairage. Pas de voies de communi-
cation rapides ; pas de sécurité ; pas d'instruction publique ; pas d'hygiène et pas de grandes industries. L'Inde vivait inconsciente sur la réputation de sa civilisation millénaire, sous le joug de Royan tats brillants et absolus.
Maintenant, sans compter les quatre grandes capitales : Calcutta, Madras, Bombay et Rangoon,
-pourvues de gros revenus et administrées par elles-
mêmes, il y a 750 villes municipales, réparties un peu partout avee environ 14 mullions d’habitants. Dans la province de Bombay, on compte 166 municipalités, au Bengale 157, au Punjab 137, dans les Provinces unies 137, dans la province de Madras 60.
Ces municipalités ont à peu près les attributions des nôtres, mais leur composition est différente le président, le « chairman », nommé par le gou-
vernement, ne peut être changé qu’à la demande des deux tiers des membres. Quant à ceux-ci, certains sont choisis par l’administration, d’autres élus. Il n’y a,à ce sujet aucune réglementation générale. La constitution varie suivant la province et peut être modifiée par le vice-roi. Aïnsi, sans remonter trop loin, en 1896, la « Corporation municipale » de la ville de Calcutta comprenait un chairman, un vice-chairman et 75 conseillers, dont les deux tiers, soit 50, étaient élus par les contribuables taxés au moins à 30 roupies, et l’autre tiers nommé par le gouvernement local. Or, en 1899, dans le but, croit-on, de fortifier le contrôle du président et du pouvoir exécutif, le nombre des conseillers fut réduit à 50. Sur ce chiffre, la moitié fut élue par les contribuables, 10 furent choisis par les corps publics, Chambre de commerce, Association industrielle, commissaires des ports (Port commissionner) et 15 furent nommés par le gouvernement. Il ne fut rien changé pour le président, qui continua à être nommé et payé par le gouvernement.
À Bombay, le système est plus compliqué. En 1872, la Corporation municipale était élue. En 1888, elle subit des changements appréciables et ses membres, au nombre de 72, sont désignés sous le nom de commissaires (commissionner), dont 36 élus par les contribuables, 16 par les justices de paix, 2 par l’Université, 2 par la Chambre de commerce et 16 par le gouvernement. Parmi eux on prend ceux qui doivent former le conseil de
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ville composé seulement de 12 membres, dont 8 sont élus par les commissaires et 4 sont nommés par le gouvernement. A Madras, en vertu de l’Act de 1884, il y a un conseil de 24 commissaires, élus par les contribuables taxés à 25 roupies par an ct 10 autres désignés par le gouvernement.
Dans ies autres villes, l’organisation municipale
diffère au point de vue de sa composition et de l'élection ; mais partout, les attributions sont analogues.
C’est une espèce de conseil d’administration de la ville, placé sous le contrôle du gouvernement, qui peut en modifier la forme à sa guise, En matière politique, il ne peut avoir aucune influence bien considérable.
Ces municipalités disposent de revenus plus ou moins grands et absolument indépendants du budget de l’Inde, dont les recettes et les dépenses s’accroissent en général d’année en année, comme Îla population native, malgré les famines périodiques et les épidémies régulières. |
Bupcer. — Le budget du gouvernement est soumis au Conseil du gouvernement, réuni sous la présidence du vice-roi et voté par cette assemblée. Tous les documents sont étudiés sérieusement, vérifiés et contrôlés de même. On ne critique pas lorsqu'il y a lieu et on propose seulement des amendements. Que faire en présence de la puissante autorité indiscutable du président, qui en impose à tous les membres du conseil, bien qu’il se