Êd. de Warren, t. III, p
si de leurs rangs , infectés par tous les genres de décrépitude, une intelligence d’élite vient à se dégager et à vouloir s’élever vers le niveau des connaissances pratiques de l’Occident; si un Ram-Mohûn-Roy , révolté des horribles absurdités du culte brahmanique, tente de restaurer la vieille doctrine védique, défigurée dans le cours des siècles par la superposit on d’une foule de rites abominables, et cherche à ouvrir à ses compatriotes la voie qui mène du paganisme au monothéisme, soyez sûr que, du fond de toutes les églises qui se partagent les croyances anglaises, un concert de voix réprobatives viendra se joindre à celles des prêtres de Viçnou et de Çiva, anathématisant le sage transfuge , et le poursuivra de cette accusation si accablante en Angleterre : « Affreux déiste1 ! » Et de quoi donc, mon Dieu, se plaindraient les brahmanes?