Trince A. de Soltikof, t. II
remplir dans le cimetière européen de Bombay. Dès le lendemain de mon arrivée j’avais été y chercher la tombe de ce compatriote si spirituel, si érudit, qui, il y a une vingtaine d’années, porta son simple titre de voyageur français au niveau des plus hauts rangs de la société indo-anglaise, et qui s’éteignit à trente et un ans sur les trésors scientifiques qu’il avait moissonnés dans l’Inde.
Bien que rongée par les pluies , par le soleil , par les plantes parasites du tropique, la pierre tumulaire objet de mon pèlerinage existe encore, et, à l’ombre du casuarina qui semble pleurer sur elle , on peut déchiffrer cette inscription dictée parle stoïque savant, le matin même de sa mort :