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L'union des communautés villageoises formant chacune en elle-même un petit Etat a, je crois, contribué plus que toute autre chose à préserver les peuples de l’Inde à travers les révolutions et les changements et leur a valu la tranquillité et l’indépendance dont ils ont joui. »
De temps immémorial, ces communautés de village ont choisi leurs chefs et administré leurs affaires elles-mêmes. Est-il une meilleure préparation à une démocratie véritable ?
Mr. Sudhindra Bose, maître de conférences (histoire et institutions de l'Orient) à l’Université américaine de Iova, s'exprime ainsi sur Ce point : « La démocratie n’est pas une institution exclusivement occidentale; on la trouve aussi en Orient, où elle a sa racine dans la vie même du peuple. En Orient, la souveraineté a toujours été partagée par des corps locaux et des communautés. L'Etat asiatique type est une fédération politique comportant une large autonomie pour les communautés villageoises, les assemblées communales, les guildes, les unions de villages. L'histoire politique de l'Asie, et surtout celle de la Chine et de l’Inde, est l’histoire de ces institutions. Les pouvoirs centraux se sont rarement immiscés dans les affaires des démocraties locales. »
Il est vrai que l’Inde a eu dans le passé (J'entends antérieurement à l’arrivée des Anglais) des despotes, comme en ont eu l'Angleterre, la France, tous les Etats européens. Mais les siens se sont rarement mêlé