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peuvent appartenir à de basses castes (1).
Ces faits montrent assez que la caste et la politique ne sont pas liés.
Mais si les Anglais critiquent la caste, ont-ils travaillé à la supprimer? Au con-
-traire. Depuis le début, ils ont encouragé
et fortifié la caste, sachant bien que les divisions rendent la domination plus aisée.
Plusieurs forces sont à l’œuvre contre cette institution surannée : les missions chrétiennes, les grands mouvements de renaissance religieuse (Bramo Samaj et Arya Samaj); la présence d’une forte minorité musulmane (un tiers de la population); la Société théosophique, avec Mrs. Besant, dont l'influence est grande; le contact avec l’Europe, et, par-dessus tout, le mouvement d’indépendance. Mais le grand espoir, c’est l'éveil du peuple, l'esprit grandissant d’indépendance, de dignité, de fraternité, de démocratie qui prévaut dans tous les milieux, du haut en bas de léchelle sociale, l'union dans le désir de libérer la patrie.
Au fond, la caste la plus fermée et la plus nuisible, celle que toute l’Inde a le plus besoin de réformer ou de disperser, c’est celle des maîtres étrangers qui, à peu d’exceptions près, traitent tous les Hindous comme des serfs.
(1) Le Gaekwar de Baroda, le Maharajah de Gwalior sont des Soudras. Le Maharajah de Mysore est un Vaisya.
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