AUS CEE") JE MAP "A
ce CLELTORCAANEE »
Di SR EMA EEE sLË “hr
Sn RES Pipe» 2 de 2, DAS nr dde UE CE EN AE OR ie S re tar gi qe CR A e EL TS LR SE PR RE Re EE EST de ET ARE
A SR EU Te mn or D SE eh EL ETES Te.
ER RER Re EE en RG LR NE EE = En SEE
princes indigènes qui, avec leurs armées bien entrainées, se livreraient à des annexions territoriales; ce serait une orgie de meurtre et de rapine ».
En admettant que l’Afghanistan (six ou sept millions d'habitants) veuille se jeter sur l’Inde (trois cent vingt millions d’habitants), on ne voit pas pourquoi l’armée hindoue existante ne les arrêterait pas aussi bien sous un gouvernement hindou que sous un gouvernement britannique. Il en va de même des « tribus guerrières » (1).
Quant aux Princes et à leurs « armées bien entraïînées», dont l’importance est bien minime dans un pays de la taille de l'Inde (2), sur quoi Sir Charles Elliott s’appuie-t-il pour affirmer qu'ils sont des bandits, prêts à se livrer à des « orgies de meurtre et de rapine » sitôt les Anglais partis ? Certains des Princes indigènes sont des hommes d'Etat dont le gouvernement est plus éclairé et plus pacifique que celui des Anglais et la grande majorité d’entre eux se rallieraient à ces paroles du Maharaja d’Alwar : « Mon but, c’est les Etats- Unis des Indes, chaque Etat, chaque province s’administrant selon ses besoins, ses traditions, son histoire, sa religion, unies,
: (1) L'Inde autonome n’aurait pas plus à craindre PAfghanistan et les « tribus guerrières > que les Etats-Unis n’ont à craindre les attaques de Cuba ou de Nicaragua, et des tribus de Peaux-Rouges. (2) Le nombre total de soldats, « bien entraînés » ou non, des princes hindous est, d’après le Statesman s Year Book (annuaire semi-officiel) de 1926, de 27.030.
D ne Te ne
+ LE à vs LA 264 $ t 1 Fe € 2 ac à LIFONVAPANL E,1 #4 RL ad nn recul OUR URSE PRE ee > DAS ER HS HE Es RARE SRE AE Me. L Re RAP te " ? 4 (RAR AR) + Y 4 LE ..
(ei Pa : “
chacune apportant son tribut et son expérience à l’œuvre commune. »
Si le départ des Anglais soulève un problème, ce n’est pas celui d’un carnage imasinaire, c’est un autre problème, auquel ils ne semblent pas songer le moins du monde.
C’est celui des modalités de ce départ. Ils détiennent le pouvoir, et les conditions de transfert de ce pouvoir sont entre leurs mains. S’en iront-ils sans prendre aucune disposition pour le transfert du pouvoir ?
Evidemment, il s’en suivrait une période de flottement et d’anarchie: il en serait exactement de même aux Etats-Unis, en Angleterre, en France, ou en Allemagne, si le Gouvernement se retirait d’un moment à l’autre, sans qu'aucune organisation soit prévue pour lui succéder. La confusion qui s’en suivrait ne serait pas une preuve que les Américains, les Français ou les Anglais ne sont pas compétents pour se gouverner, mais que le gouvernement sortant a fait preuve d’une négligence criminelle (1).
Si l'Inde connaît, lors du départ des Anglais, une période troublée, ce sera parce que les Anglais auront failli à leur devoir.
(1) Les Anglais nous donnent la Chine, dévastée par les guerres civiles, comme une illustration de ce dont ils sauvent l'Inde. Mais pourquoi la Chine est-elle dans cet état? Parce que la Dynastie Mandchoue n’a pas laissé une organisation nationale adéquate. Si cette organisation avait existé, il n’y a aucune raison de croire que la République eût créé lexchaos. La véritable lecon de la Chine, c’est que tout pays sans organisation pratique est en danger d’anarchie. |
Li Le de tan D 0 ML SN ÈS dt We ES (OL AGIR EU PERTE D 2 1 “
Pendant près de deux cents ans ils auraient occupé le pays contre son gré, en auraient tiré gloire, honneurs, richesses, l’auraïent exploité, pressuré, privé de toute expérience politique, lui auraient dénié le droit de diriger ses affaires, et ils l’abandonneraient sans même s'inquiéter d'assurer une transition convenable ? Ce serait de Ia plus noire ingratitude et de la plus révoltante injustice. En réalité, les Anglais peuvent et doivent, avant de se retirer, organiser des élections nationales et permettre à l'Inde de choisir, parmi les hommes d'Etat compétents et respectés dont elle n’est certes pas à court, ceux qui lui rédigeront une Constitution, et ceux qui mettront cette Constitution en œuvre. Cela fait, ils pourront $e retirer sans crainte. Il y a toutes les chances pour que les choses se passent aussi paisiblement que’lorsque une législature nouvelle s’installe à Washington ou que Île roi d'Angleterre succède à son père.
Voila pour le maintien de l’ordre à l’intérieur. Reste à savoir si le système de défense que les Anglais laisseront après eux aux Indes serait suffisant dans le cas — improbable d’ailleurs, — d’une attaque étransére. L'armée hindoue, au recensement de 1926 se composait de 107.487 hommes. Elle est constituée, organisée, encadrée sous le strict contrôle des Anglais, de manière à servir uniquement leurs fins, tout en étant incapable de se passer des cadres anglais et a fortiori de prendre part à un coup de main éventuel contre le gouvernement.
\ PQ \A \4 (e A 6 *# : \ À NN x ND RS PR | AN NAS ACER RE TES 4 LPLER SEE” LR EL ù Ÿ ra MC SANS VO MAP AAN CE NULS RERO ES EE ANNE ADS QT A À PL TS eg Se EU LAN ASE 4 \ TES a CAEN DS TA : A: À Lin 3 AFS) L'ALTR NE » vdi Lot Van deit APE, SOMME AZ AE ALT à \ 5 f Ko FRONT
* per. LA mn" ve CEPA à s. s. re : : « ë | : :
AAC EU LL De VEUT Dre VERS VIEN IEEE polie — IST TR TR ET TERRE Le 23 a Lan Qc : WI « » # La , re % 3 J >
MEN NART LUDILE TM
0x « #* « VE ARRLORS NT er
“ wÆn EAN
LE
case
LS TS pe.
> ! « Pa MP CRE es LL a 2 , | : ï EN …
= + # pt 5 : È We Ecrire 4 se Lx L |. 4 dde ; s- N Lite 4 ve COLE es ras sh: CA ç TRE ki Lu it ve Wei ve “abat acute À ub ir D Ltd La son n A 4 d rs Mie q 4” x 21129 FLD Naam) Ù ph me ne à: APRES PRE ù +" 2. se \ é LEA du \ ‘ dti situ Te TT ' me ati: M + mr 1 | 77 + * : À SE NTEN ART VAE GPS EU EUR LE NE ‘ RTE Yz , D RT SAR DETYES 128} RE ] 277 NxE TRE 1 De a F2 4 UT L ONE ATEN NOK } a 2 he el EE 4 Rs À | (A y « :
(= “nan + * =
° + Î 2 Te : € NE LA Do : FE S —.
; F ” PE Er # k. TS AS ar ! a CN & = t:
+ € MES : LA S + 1 Le MES %, À : : .
Lx. Lars R 4e ESS à è à { += n : EE 5 ee HR :
v 4 Li + Aa E Pen L à »
I] ne manque pas d’éléments hindous qui pourraient faire des officiers aussi capables que les officiers anglais. Personne ne conteste que les Japonais soient d’excellents officiers. Les Hindous, s'ils recevaient une éducation militaire analogue, ne le leur céderaient en rien. Mais l'Angleterre ne le leur permet pas. Leur laisser prendre le commandement, leur donner l’habitude de concevoir des plans, de diriger une action, serait dangereux pour l'autorité britannique. De plus, certaines armes, l’artillerie entré autres, sont ouvertes exclusivement aux Européens, à l’exception de certaines batteries d’artillerie légère, qui sont d'ailleurs sous un contrôle étroit. Ce n’est pas tout : quand les troupes sont utilisées a l'étranger, elles sont encadrées de troupes métropolitaines, de manière à ce que, à la moindre tentative de révolte, elles puissent être mitraillées et bombardées. Ainsi tout a été prévu pour maintenir l'Inde au point de vue militaire dans un état de faiblesse et d'inexpérience qui la mette dans la dépendance absolue des Anglais. Mais il ne faut pas perdre de vue que l'Inde a des éléments capables de constituer rapidement les cadres absents et que les 100.000 hommes actuellement sous les armes, ne sont qu'une infime parcelle des dizaines de millions d'hommes aptes au service militaire qu’elle .pourrait lever si elle avait le champ libre pour organiser sa défense nationale. Cette liberté risquerait-elle de devenir un danger pour les autres nations?
Non. Le culte de la paix et de la non-violence, auquel elles est fidèle aux heures les plus difficiles, garantit qu’elle ne ferait pas de son armée nationale un mauvais usage (1).
ee
dattes met