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ment avec eux. « Mais l’arrogance de ce temps a fait oublier cette recommandation.
Le nombre des fonctionnaires parlant avec facilité une des langues indigènes est beaucoup moindre qu'il n’était il y a cinquante ou même vingt-cinq ans, et le nombre de ceux qui s’adonnent à l'étude un peu sérieuse de la littérature du pays diminue d'année en année. »
Tout en haut de la hiérarchie, la préparation n’est pas meilleure. En 1925, quand Mr. Edward Wood, aujourd’hui Lord Irwin, fut nommé Vice-roi de lInde, le colonel J. C. Wedgwood, membre du Parlement, écrivit à Lajpat Raï : «Il (le Vice-roi) sera très mal à l’aise aux Indes. Il sera fort gêné par son ignorance des choses de l’Inde, et à la merci des bureaucrates. Je ne me souviens pas l’avoir vu suivre un seul débat sur les Indes. »… Et songez à l’Anglais abso-
lument ignorant des finances de l’Inde, qui
fut nommé au poste le plus difficile, — la plus lourde responsabilité de toute l'Inde, — celui de ministre des Finances dans le
Conseil du vice-roi. Je ne cite pas le nom.
Songez encore au jeune homme de vingtcinq ans, frais émoulu d'Angleterre, appelé à la chaire de Sanscrit de l’Université de Bombay, à la place de Mr. Bandharkar, un des plus grands sanscritistes et érudits des cinquante dernières années, homme dont la réputation est grande en Europe.
Le grand Gokhale, dans son discours du budget, en 1903, disait : « Il est difficile de décrire le mal fait aux intérêts véritables de l'Inde et de la domination britannique
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elle-même, par la nomination d’Anglais de troisième: ou de quatrième ordre à des chaires d’Université. Ils ne peuvent obtenir de leurs étudiants le respect qu’ils croient être dû à leur position et, pour compenser, se drapent dans leur orgueil de race, »
Mr. Ramananda Chatterjee, bien connu comme éducateur et comme publiciste, énumère les grands médecins et chirursiens hindous qui ont apporté une contribution originale à la science, et conclut :
« Ces hommes éminents sont contraints de passer la plus grande partie de leur vie comme « assistants » de blancs-becs anglais qui touchent un traitement quatre ou cinq fois plus élevé que le leur » (1).
(1) En 1928, le gouvernement a apporté au règlement du Service Médical des modifications qui, au lieu de réparer les anciennes injustices, réservent la majorité des postes aux Européens, ouvrent l’accès des autres, non aux Hindous, mais aux Hindous et aux Européens, et n’en réservent aucun aux Hindous.
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