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l'Angleterre se « réservait » les autres. Le Plan cherchait à marier deux formes antasonistes de gouvernement : d'une part, une démocratie autonome; de l’autre, l’autocratisme arbitraire d’une bureaucratie étransère. Vouloir faire concourir harmonieusement les différentes parties d’un gouvernement, les unes à des fins de liberté et les autres à des fins d’oppression, c'était atteler deux chevaux dans des directions opposées.
L’Angleterre aurait dû s’en rendre compte.
La seule solution honnête et la seule pratique, c'était une constitution démocratique, adaptée aux conditions et aux besoins particuliers de l'Inde. Cela seul pouvait faire de l'Inde un membre loyal et satisfait de l'Empire britannique.
3. Un autre vice fondamental de la « Diarchie » est qu’elle ne contient pas de déclaration des droits, pas de garantie constitutionnelle contre les injustices ou les tyrannies éventuelles du gouvernement.
Le souvenir de celles dont les Hindous ont été les victimes dans le passé, eût suffi à leur faire repousser le Plan. Chez eux, les Anglais ne renonceraient pour rien au monde aux garanties que, depuis des siècles, la Magna Charta leur confère par ces mots mémorables : « Nul homme libre ne sera arrêté ou détenu en prison. ou molesté en quelque manière... si ce n'est par jugement légal de ses pairs et par la loi de la nation. » Toutes les nations libres regardent de telles garanties comme absolument indispensables. Pourquoi lPAngleterre les refuse-t-elle à l'Inde? Et quelle
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