‹ L'Inde enchainéeChapitre 195 sur 227 · LA · texte numérisé non relu

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heures. À Arnritsar, dans la rue où une Anglaise avait été battue, les soldats contraignirent pendant huit jours les habitants et les passants à ramper « comme des vers »

et ceux qui essayaient de se mettre Q à quatre pattes », recevaient des coups de crosse sur le dos jusqu’à ce que leur ventre touchât terre. Des centaines d'hommes et d'enfants furent flagellés publiquement, attachés à des cadres. À Amritsar, des garconnets furent condamnés à trente coups de fouet. L’un d'eux s’évanouit deux fois, mais chaque fois, on lui versa de l'eau sur la figure et dès qu’il eut repris conscience on continua à le frapper. La plupart des victimes furent ôtées des cadres, ensanglantées et évanoules.

Ces faits perpétrés par des Anglais, ou à leur commandement, paraissent incroyables. Ils ont été cependant prouvés au delà de toute évidence.

La répression ne se limita pas au Punjab. C’est là qu’elle fut le plus cruelle. Mais à Delhi il y eut à la même époque (d’après le rapport officiel), quatorze tués et soixante blessés, à Ahmedabad vingt-huit fués et cent vingt-trois blessés. Nous ne pouvons tout énumérer ni tout raconter.

Nous en avons dit assez pour donner une idée des faits qu'avait à juger la Commission Hunter. Quelles furent les décisions prises ? Comme on pouvait s’y attendre, aucune qui fût contre les Anglais. La responsabilité fut rejetée presque entièrement

sur les Hindous. Les ordonnances de Row-

latt furent renforcées. Le reste de la légis-

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