LACET “IS RES T
ce
< fo | L k À = :
| enr £ en = Ah mur RE + 2 £ TR FA 8. à s : éd "1 E SC PONS G Loan À, Ne K: | de +4 . : TE. . 1 EC Les “Or C ET : g ès 2 à 1 Us : à sn chseue: sa : ms ne :;:& da 2 EM EE des as peges. TE Voshel ne Z * A Pa, 1: A ‘ f À S * 4 ni 3. à é ” . 2. À 4 « à à Fe. è/, df à Aie dd” + À GA 7" dde HET 2 ripègl pe ù ÈS ? pè. ; Loue ee oi HER à : at sul AT AU 1 : 1 s LR 2 AVES, EN 10) LE py4e Es buts, HAT TS ; à À AE St o Be us À gp k Or DLN Y COM ARE dE N'AURA | | S ANA SSSR ALL QUET 4 he. RTL LES J'irai Je PE TRE 1 DH APNOPPER der NP EAP PE 1 EEE LS LE ds Lu PA RATS Lie +4 EE ie 2 + - : à > eur sérèlsroehe DNA TER YU PRET %— M rai re d pe dé Ld ”. rt … PETER" 2e v1 A2 ; C3
j Li : : HUE 4 { 74 7 T je « ù Cal dde ‘de € ©
. E 1, € d LE] d 2 A o :
pe # ant où à —— = me LS = ET RE … . ne — 2 PCT no are cette ns € Co — en, con cd = à de “ - GEL a it mm <. = — D.
——— Las me ES nn ER gr | she ee à ns — ——— ne te tem
sÉ2 L'INDE ENCHAÎNÉE
qu’il aurait pu disperser les manifestants sans tirer, mais, dit-il, « ils seraient probablement revenus et se seraient moqués de moi ». Voilà donc la vraie raison! On se serait moqué d’un si haut personnage, d’un sénéral anglais! Certes, il fallait empêcher
cela à tout prix! Cela valait qu’on sacrifie la
vie de plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants sans défense!
Qu’advint-il après le massacre ? Quelles dispositions prit-on pour relever les morts et les blessés? Aucune. Les bouchers partirent en laissant les corps accumulés dans le jardin sanglant. Certains blessés y demeurèérent sans secours pendant vingt-quatre heures, les infirmières anglaises ayant refusé leur aide, et la population terrorisée étant consignée par le couvre-feu et les ordres de la police.
Voici quelques passages de la déposition de Mme Ratan Devi, femme d’un notable de la ville qui habitait près de Jalianwala Bagh, le lieu du massacre. « … J’entendis tirer et fus tout de suite anxieuse, mon mari s'étant rendu à Jalianwala Bagh. Je vou:us y aller, et deux femmes m'accompagnèrent.
Je vis des monceaux de corps et commencai à chercher mon mari. Enfin j’aperçus son cadavre. Du sang et d’autres corps men séparaient. Peu après je vis les fils de Lala Sundar Das et les priai d'aller chercher un brancard pour emporter mon mari. Ils y allèrent et je renvoyai les femmes avec eux.
Pendant ce temps le couvre-feu avait sonné et personne ne pouvait plus sortir. Je restai là, attendant et pleurant. D’autres per-
ARE de
+ AW 2 MI t fi LE DR LD A PER TNT ETS M RAA TS wx* (a 2 VL'y LRU LUN L ) ; 3 ) à \ p] f N
sonnes cherchaient parmi les morts. Enfin un Sikh m’aida à transporter mon mari dans un endroit sec, car il baignaït dans du sang. Je le pris par les épaules et lui par les pieds et nous le portâmes sur un bloc de bois. À 10 heures je me mis en route pour chercher du secours. un homme me demanda où j'allais si tard. Je lui dis que je cherchais des hommes pour m'aider à emporter mon mari; il me répondit qu’il était plus de huit heures, et que d’ailleurs il soignait un blessé. Je me remis en route, rencontrai un vieillard et répétai ma triste histoire. Il eut pitié et demanda à des hommes qui se trouvaient là de m'accompagner. Mais ils dirent qu’il était dix heures et qu’ils ne voulaient pas se faire fusiller. Je retournai donc près du corps. Par chance, je trouvai un bâton pour écarter les chiens. Des hommes se tordaient de douleur. Un enfant d’une douzaine d'années, me supplia de ne pas repartir Il voulait de l’eau. Mais il n’y en avait nulle part.
À deux heures, un homme qui était pris sous une palissade, me demanda de venir soulever sa jambe. Je tirai sur ses vêtements tremnés de sang et réussis à dégager sa jambe. A six heures, L. Sundar Das, ses fils et des voisins arrivèrent avec un brancard... Il y avait des monceaux de cadavres, et beaucoup étaient de pauvres enfants...
Je n’oublierai pas cette nuit. les aboiements des chiens. et les gémissements des blessés. Je ne veux rien dire de plus. Ce que j'ai souffert là est entre Dieu et moi. »
din Med +
That TS ts LR + V NO "D. ”
Les dépositions de ce genre sont nombreuses.
La tragédie de Jalianwala Bagh, si elle est la plus terrible, n’est d’ailleurs pas la seule de cette époque. La loi martiale avait été décrétée dans tout le Punjab. Cinq cent quatre-vingt-une condamnations à mort ou à perpétuité furent prononcées; quelquesunes furent annulées plus tard par une Cour de révision. Dix-huit condamnations à mort et vingt-huit déportations à perpétuité furent maintenues. D’autres peines furent prononcées contre onze cent soixante-dix-neuf personnes. On isola la province par des interdictions de voyages.
On en refusa l’entrée aux avocats des autres régions. La presse fut muselée. La terreur régna… À Gujramwala, de l’aveu du Gouvernement, un meeting fut bombardé. Il y eut onze tués et vingt-sept blessés. Une bombe s’égara sur une pension de famille.
À Lahore, une affiche officielle ayant été lacérée, les étudiants en médecine furent, par représailles, contraints de faire tous les jours seize milles (vingt-sept kilomètres) à pied sous le soleil trois semaines durant.
Les militaires semblent avoir fait des efforts d'imagination désespérés pour inventer les vexations les plus humiliantes, les supplices les plus cruels. On obligea des hommes à tracer des lignes par terre avec leur nez. On enduisit de chaux des Sadhus (ermites) qu’on exposa au soleil pour que la chaux leur durcit sur la peau. On enferma des prisonniers dans des cages, la figure exposée au soleil pendant de longues
Ve re :