‹ L'Inde enchainéeChapitre 24 sur 227 · MER · texte numérisé non relu

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justice ils devraient posséder, ce qu’en toute justice ils peuvent exiger, on le leur accorde, —- et si on le leur refuse, ils doivent sé soumettre. La loi suprême, c’est Ia volonté de l’Angleterre.

Un tel régime peut-il protéger les intérêts et les droits d’un pays? Que mes lecteurs veuillent bien me suivre dans mon voyage à travers l'Inde. Je leur montrerai des choses qui les aideront à comprendre le sens de la lutte de l'Inde pour la liberté et l’autonomie.

Le luxueux paquebot sur lequel je quitte Londres pour les Indes emmène à son bord une foule de marchands opulents en voyage d’affaires, d'officiers de « l’armée hindoue », de fonctionnaires du gouvernement de l'Inde — tous anglais —— retournant aux Indes après avoir été, avec leur famille, passer leur congé « at home ».

Je débarque à Bombay, grande ville moderne assez semblable à quelque grand port d'Occident. Je descends dans un grand hôtel qui ressemble à tous les « Palaces »

d'Europe et d'Amérique. Je me fais conduire à la gare, l’une des plus monumentales du monde, et je prends le train pour Calcutta, l’ancienne capitale, distante de 2.500 kilomètres.

Qui possède la Compagnie de Transatlantiques faisant le service de Londres à Bombay? Les Anglais. Qui a construit la gare monumentale? Les Anglais. Qui a construit la voie ferrée qui traverse l’Inde jusqu’à

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