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(1 que dans l'Inde, mais elle n’était pas pire. 1 Certes, l'Irlande avait été soumise au prix p! de guerres sanglantes, mais les victimes de 4 * ces sept cents ans de répression sont peu »! nombreuses en regard des fils de lInde ni dont le sang fut versé au cours de la longue LS conquête et dans le sanglant épisode de la I mutinerie de 1857. L'’Irlande est toute 4 proche de l’Angleterre, et l'argument sou- 4 vent avancé par les Anglais selon lequel 4 Punion des deux pays serait nécessaire à la n : sécurité anglaise est du moins plausible.
Mais personne ne croira que l’Inde, à lautre bout du monde, soit nécessaire à cette sécurité. Si l’on reconnaît que depuis long- Li temps le Home-Rule aurait dû être accordé À à l'Irlande, il faut a fortiori reconnaître le
Î bien-fondé des revendications de FlInde, 1 nation bien plus ancienne, cinquante fois 5 plus peuplée et dont les souffrances sous la férule étrangère ne le cèdent en rien à celles qui firent s’apitoyer le monde entier sur l'Irlande.
Ces comparaisons ne sont pas les seules à faire. Mais elles suffisent à justifier la question posée au début de ce chapitre :
pourquoi le traité de Versailles n'a-t-l pas libéré l'Inde ?