‹ L'Inde enchainéeChapitre 51 sur 227 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

RE D nb 1 2 CT US ET SL À

RE MON Se. LES le SP AP ne ; 022 ss wi a ;

CR LUE us C0 UNS 20: D SAGE Ur DA TER Fr LU 1 # 4 4 hé CS n

Por ÿ: p, D dis Re | __ er ". « , . ue ED ExLeS ti Eu Sa né . 7 FAR DU ” AE Vas: =. ME: s: Me . "hs AS; 2 er hot SE — e et RE PT te es RE QU EU VRP Cds 7 on MT Ds 7 one c ER sc ee tn | BRL HS ee

de Napoléon s’accompagnent d’éloquentes proclamations. Il arrivait en libérateur; il apportait un meilleur gouvernement. Pendant presque vingt ans il fit ruisseler le sang de l’Europe « pour le bien » de celle-ci.

J'ai le regret dé dire que les Etats-Unis ont pratiqué en quelques occasions, la même « bienfaisance ». Nous avons envahi (je dis envahi bien qu’il n’y ait pas eu de déclaration de guerre), l’île de Haïti, chassé son gouvernement, imposé à son peuple une Constitution étrangère, occupé ses douanes et fusillé sans jugement des centaines de Haïtiens. Mais nous avons clamé que c'était pour le plus grand bien de Haïti. Nous avons aussi piétiné les droits de Salvador, du Nicaragua et de Panama de bien des façons, mais toujours en protestant de nos excellentes intentions.

Mais le plus frappant exemple de nôtre impérialisme « désintéressé », c’est la conquête des Philippines. Qu'on se rappelle lés discours que tenaient alors nos impeérialistes, nos officiers, certains politiciens et même quelques-üns de nos ecclésiastiques sur le « fardeau de l’homme blanc »

dont nous nous chargions si noblement, sur nos « responsabilités sacrées » envers des « racés inférieurés » et sur le rôle salutaire d’un « despotisme bienveillant ». On poôuvait ainsi, là conscience tranquille, brûler dés villages et tuer des innocents.

La Grande-Bretagne a poussé l'esprit de conquête plus loin qu'aucune autre natioh; ses soldats ont combattu sous tous les cli-

VE

Page 1