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avons occupe Flinde pour exploiter ses richesses, ce que nous avons fait au point de l’appauvrir, de la rendre malheureuse, ignorante, affamée. Nous lui avons sucé le sang, nous l’avons rongée jusqu'aux os, et cela fait, dans notre commode jargon, nous parlions du « Problème de l'Inde ».
L'état de l’Inde est un crime, et le seul problème digne de considération, c’est de savoir combien de temps «encore nous permettrons à la Grande-Bretagne de continuer à s’en charger la conscience. »
Un critère certain et impartial des motifs de l’Angleterre, c’est sa façon de traiter la question de lopium et de l'alcool. On: verra quelles misèrés «et quelles pertes de vies humaines s’en sont suivies. L’élite intellectuelle et morale de l'Inde s'oppose de toutes ses forces à ce double fléau. Mais le gouvernement le favorise «et en tire de l'argent; et il punit de prison quiconque entrave la vente des poisons. Est-ce là gouverner pour le bien des gens?
Non certes, pas un homme intelligent aux Iudes, — j'entends un homme des Indes, — ne croira à da bénévolence de FAnglileterre.
À cet argument sans cesse mis en avant, tous feront cette réponse que j'ai moi-même entendue : « Si nos maîtres ont essuyé nos larmes comme ils le prétendent, c’est en nous arrachant les yeux. »
Pas un Anglais au monde ne connaît
l'Angleterre, le gouvernement britannique
des Indes et lInde elle-même, mieux que C. F. Andrews, missionnaire, professeur et publiciste. Et voici ce qu'il écrit : « Toutes
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