L'ARROGANCE ANGLAISE ET LES HUMILIATIONS DE L'INDE
Ii y a quelques années, Mr. Charles Cuthbert Hall, Président de ! « Union Theological Seminary » de New-York, fit à deux reprises des tournées de conférences et de prédication aux Indes, parlant dans la plupart des grandes villes et des centres missionnaires. Une des choses qui le frappèrent le plus vivement et dont il parla à son retour dans un discours prononcé au « Bar Association Club House » (4) de New-York (janvier 1908), c’est le mauvais effet de leur rôle de maîtres sur le caractère des fonctionnaires anglais des Indes : « … Beaucoup d’entre eux », dit-il, « qui sont des hommes de valeur, instruits, bien élevés, fonctionnaires intègres, et assez souvent théoriquement animés de bons sentiments envers l'Inde, semblent, des qu’ils Padministrent, changer de caractère; leur conscience officielle et leurs sentiments officiels sont en opposition diamétrale avec leur pensée intime. Véritables « gentlemen » avant d'arriver aux Indes, ils dégénerent, et nombre d’entre eux cessent de mériter ce titre. J’ai vu des Hindous de la plus noble intelligence, que je tiens en haute estime, et qui sont mes amis personnels, traités par eux avec une grossière impolitesse. Ces
(1) Association des membres du Barreau new-yorkaïs. N. du T.
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