Reste l'accusation la plus grave contre
le système judiciaire importé aux Indes.
421 ji AS A ‘ | ( « 4 «ct 144 E rade Ride x
PA À | ) é Es a N pre a 13
NS) LAMN D: à: . : | + 2 à $ à À Dai iÉS TARA A -, cg 3 ess on Se D hd LE ra É à à D en Le ve es +: > Dj D pee achete ne, Sd didurss =. A
ON Ge Ut
hdi &, L'URL LE V à is MST HE EE Le, 3 g te !
n'AdeRgr A
C'est le régime de partialité et de favoritisme envers les Européens qu’il a instauré.
On se plaint partout que si la justice rendue est inattaquable lorsque les deux parties sont européennes, et en général lorsqu'elles sont toutes deux Hindoues, elle devient boïteuse lorsqu'il s’agit de départager des Hindous et des Blancs.
Beaucoup d’Anglais le nient; quelquesuns ladmettent, et tous les Hindous s’en plaignent avec tant d’insistance que lon ne peut ignorer la question. Il ressort d’une enquête approfondie, de renseignements pris aux sources, avec toutes les garanties possibles, que les injustices de ce genre sont constantes, souvent cruelles et graves et qu'aucun Hindou n’en est à l’abri. Les délits commis par les Hindous contre les Anglais sont punis avec une sévérité qui dépasse toujours le maximum de peine infligé à un Européen pour le même délit.
Et les délits commis par les Européens contre les Anglais sont punis avec une scandaleuse légèreté. Le témoignage d’un Européen quelconque compte plus que celui de plusieurs Hindous d’une moralité inattaquable. S'il y a doute, c’est toujours lEuropéen qui en bénéficie. Dans les procès criminels, le jury est refusé aux Hindous et accordé aux Européens (1). On relate de nombreux cas où la police a usé de sévices
(1) Le code criminel imposé à l’Inde fait des diseriminations odieuses en faveur des Européens et contre les Hindous. En outre, il refuse le droit d'appel aux Hindous dans des cas où il l’accorde aux Européens.
Pig
Sr RU 7 ESS É LÉ = DCR 22 L : S 3 ARRET ER CEE ELA NT PR LT LC ES At FFT ET ROIGIE EST ue LE u
je t
‘ 4 " } . ,’ v Ÿ L t : À # $ = RE es # detre dot rtretiel dv RE NNE TR RL MALE ALES RER INUR de PHP LAS ve pe a+ à ere Lube TA EQUE CHE DE a COMENT LE AA . F Le A ch KATY Ne LITE BR OR 1 3
pour obliger des Hindous à témoigner selon le désir des Anglais. De nombreux Hindous, et des plus éminents, sont arrêtés sans mandat d’arrêt et sans même être informés de la cause de leur arrestation; ils sont emprisonnés sans jugerhent ou après un jugement sommaire et sans pouvoir faire appel à un avocat ou à des témoins.
Je ne citerai faute d'espace, que quelques-uns des nombreux témoignages que Je possède.
D'un grand journal de Calcutta : « Un Hindou qui frappe un Anglais est immédiatement arrêté et emprisonné. Mais un Anglais peut frapper une douzaine d'Hindous sans être inquiété. Et si un Hindou tente de se défendre contre son agresseur anglais, la police l’a vite mis hors de combat, et il est condamné à une peine grave.
D'un quotidien de Bombay : « Un Européen tue son serviteur à coups de pied. Le juge local le condamne pour coups et blessures à une amende d’une livre six shillings huit pence. En appel, devant la Haute-Cour de Bombay, il est condamné à neuf mois de prison. »
J'ai sous les veux des douzaines de faits analogues : le directeur d’un journal gouvernemental du Punjab tue son serviteur d’un coup de fusil pour quelque prétendu méfait : six mois de prison et deux cents
roupies (360 francs-or d'amende). Dans une …
usine de jute, un contremaître européen frappe un ouvrier jusqu’à ce que mort sen suive : un mois de prison et deux cents roupies d'amende. Un Anglais tue un balayeur
Pre LA BA “ LEP PE Ke t
D fé di uit: 4. din RCA nn * N : | E EU . 4 hate 18h ET. ss bou .
ne ice 7 dbac: © ex! + : : ’ te
ENS A F4 5 : Er
. En Von md LT RER 22 ARE T RUN
(1) Deux fois président du Conseil National Hin-
L'INDE ENCHAÎNÉE D d'un coup de pied dans le ventre: cinquante roupies d'amende sans prison. Un Anglais bâillonne une jeune fille hindoue de dix- huit ans et la viole : acquitté; dans la même province, un Hindou pour tentative de viol sur la personne d’une Anglaise est condamné à vingt ans de prison.
Dans l'Indépendant, Journal de pes bad (en date du 7 octobre 1920), Pandit Motilal Nehru (1) avocat célèbre qui avait depuis trente-sept ans expérience des tribunaux de l'Inde, publie un article au cours duquel il dit : « J’en viens aux tribunaux:
nous savons tous quelle sorte de justice attendre en matière criminelle, de la procédure spéciale prescrite pour le jugement des Européens. Depuis cent cinquante ans, tous les Hindous qui ont perdu la vie sous les coups des Européens, avaient « la rate dilatée », ou sont morts « par accident Il n’y à pas eu, à ma connaïssance, un seul cas de meurtre pur et simple.
Il y a donc une procédure spéciale destinée à juger les Européens afin qu’ils jouissent des privilèges que leur confère leur supériorité et ne soient pas sujets aux peines qu’on prononcerait contre eux s'ils étaient Hindous. Le témoignage de
dou, Motilal Nehru a joué un rôle prépondérant dans les événements de 1930-1931. IL est peut-être, après Gandhi, l’homme Île plus vénéré aux Indes. Il appartenait au parti swarajiste. Emprisonné lors de la campagne lancée par Gandhi en décembre 1930, il mourut peu après avoir été libéré au début de 1931.
N. du T.
Le “à * 3 7 STE LA RENE - NE ENTRE AE ATOS NÉE NE AE FAUNE AN À FRE TS GE DA ? EN ler «es PR RUE PS AN QUEUE ANNE) VÉNEEREAE » re 1 ENT w < s HÉOLE 7 S EUX ADS AR
116 L'INDE ENCHAIÎNÉE
Sir Henry Cotton, dans son livre New India, diffère quelque peu de celui de Motilal Nehru. Il relate deux cas où des Européens coupables d’homicide ont été punis de mort, malgré les recours et les démarches sans nombre de leurs compatriotes. Mais il dit: « Les brutalités sont nombreuses et entraînent souvent Ia mort; alors, les Anglais coupables sont jugés par un Jury anglais qui trop souvent est à leur égard d’une indulgence scandaleuse.. Si un planteur anglais a brutalisé abominablement un malheureux coolie sans défense, il «est jugé par un jury bien disposé en sa faveur.
Si malgré cela il est condamné, le verdict est dénoncé comme scandaleux par toute la colonie anglaise et toute la presse gouvernementale jette feu et flamme, On fait des souscriptions publiques pour payer les frais du condamné, et des hommes influents adressent au gouvernement des requêtes en sa faveur... »
Le Vice-Roi, Lord Curzon, a failli être bouté hors de Calcutta, sinon hors de lInde, par ses concitoyens indignés. Ne s’était-il pas avisé d’exiger que le procès d'un
Anglais coupable d’avoir tué un coolie fût
un procès sérieux et non une des parodies de justice habituelles ?
Mahatma Gandhi, lors de son procès de 1922 a déclaré ::« Je n’exagère pas : quatrevingt-quinze fois sur cent la justice est
déniée aux Hindous plaidant contre des
Européens. Presque tous les Hindous qui se sont trouvés dans ce cas en ont fait l’expérience. »
TES » T0 1 = [w4 1 nie € à 7 4 2 pui { 4 Nix MORE Léa mb ln À it tif + SÈNrs « 4 « (5e (ARE LA UNS 33 MR VEN EC EN MAS :
: AU PES APR 4, oi ee 260 dr da Hs Jd Fe
L'INDE ENCHAÎNÉE ÉEZ
En présence de ces faits et de ces témoignages, que peut penser un homme impartial de la justice des Anglais aux Indes et de leur affirmation qu’elle justifie la domination britannique ?
Qu'il soit bien entendu que rien dans ce qui précède n’implique que les Anglais placés dans des conditions de vie normale, sont iniques ou se soucient peu de Justice.
Je ne doute pas que les Anglais, envers les Européens ou tout autre peuple libre et de leur race, soient aussi Justes que n'importe qui au monde. Le malheur est qu'aux Indes ils sont placés dans des conditions iniques en elles-mêmes et qu’ils participent à une injustice organisée. Dès lors, comment pourraient-ils rester justes? L’ambiance change leur mentalité, leur niveau de vie morale et momentanément leur nature même, et les rend injustes. De tout temps, les maitres d'esclaves, si justes qu'ils aient été entre eux ou dans leurs relations avec des hommes libres ont été injustes envers leurs esclaves. Des peuples connus pour leur équité se sont montré injustes dans leur administration d’un peuple tenu pour inférieur et conquis par eux. C’est là l’exphication de l'injustice des Anglais aux Indes. Ils ont entrepris une tâche inique, celle de souverner un peuple sans son assentiment.
Ïl est dans la nature des choses que cette injustice initiale en entraîne d’autres; qu'ils le veuillent ou non, ils feront des lois injustes. Qui veut la fin, veut les moyens.
Ce qu’il faut blâmer ce n’est pas tant les administrateurs qui font des lois injustes,
ee
L » > 1 , à : : Fu s 6 : UE À FAT ARL TE" A Le LUE CHAN : ù Se L (ee CE EE LEA, LS eg] € Un, i c t \ CR : AL $ À Lee TS A EEE JM SPAS Vo & , : ie AC 4 « 4 4 | A YULXR ts PAST RP, SU ETUNIAUT MS del Late dun af à à à Aire ie NC Che QUE 34 L n A SVM PERL, RO à KNARE MUR MEL A0 DO DR ER EDMONTON VI PPT pv RE Hg Da V5 ee <.. ‘tem 2H p + 0 + pe f e MSN où Dex © «7 Pr he TA gevié sé Lu ñ « -
— bien qu'ils soient loin d’être innocents — mais le système fondamentalement inique de domination duquel ils se font complices.
Ce qu'il faut blâmer d’abord et surtout c’est la nation qui, au vingtième siècle, au mépris des revendications continuelles du peuple hindou, maintient sa domination inhumaine.
Quel est le remède aux dénis de justice dont souffre l'Inde ?
Il n'y en a pas, aussi longtemps que des étrangers la gouvernent.
| Ua Pire is