‹ L'Inde enchainéeChapitre 90 sur 227 · LE FLÉAU DE L'OPIUM AUX INDES QUI EN EST RESPONSABLE · texte numérisé non relu

LE FLÉAU DE L'OPIUM AUX INDES QUI EN EST RESPONSABLE

L’Indé est, après la Chine, le plus grand pays producteur d’opium du monde : ÎIa moitié environ de sa production est cônsommée sur place, l’autre est vendue à létranger. Ce n’est. pas ici le lieu de parler des méfaits de l’opium. On commence à se rendre compte que ce fléau est, après la

guerre, la pire menace pour l'humanité.

Nous nous bornerons 1ci à indiquer les effets désastreux de la consommation excessive de l’opium aux Indes (À).

Ce n’est pas de son propre chef que l'Inde produit une telle quantité d’opium. La production et la vente se font contre la volonté

du pays entier, exploitées dans un but fiscal

(1) Pour être juste envers la Grande-Bretagne, il faut dire qu’en 1926, le gouvernement de l'Inde déclara qu'il allait réduire la vente de l’opium à létranger, de façon à l’éteindre en dix ans. Si cette mesure est mise en œuvre honnêtement, elle sera un bienfait incaleulable pour tous les pays qu’elle englobe. Maïs pourquoi l’Inde est-elle exclue? Pourquoi ne pas songer à supprimer, chez elle aussi, le fléau en dix ans? Ne vaut-elle pas la peine d’être sauvée de ce mal? Les Anglais qui se prétendent « ses gardiens >» ne le lui doivent-ils pas aussi bien qu'aux autres pays? Il fallait attirer l’attention de tous les hommes doués du sens de la justice sur cette discrimination inique au préjudice de l’Inde.

PA CS ue l N : L à > ÿ | : ; | 174 L S — : À “4 | 3 | | 18 { ‘ | 121 N À 1 « ) 22 à 41 L : 13 ERA We ott He AN SAT EU TUE DT 1e, eu { 1 PEAR EE ENT" 4 5 410 LSN à * ARTE ne pt +0 NPA) L RS PETER E tes : : s da - " FN ARRET AE tn 2 Ant, #71 x k TU * k : de à K4P “is ne —— . c = | ÉTORE . LIT mien ess à eos s .

rs d <

yé \ { LE 2 LUN RP DE RUETE ;

ee

L JU a” EX de Ee sine ner Dr 2 DETTE

NS EE 2 < à .

rs

> FR re Lo : dm Se = De or gt Se 2 mn ct à Egg 7" : , se - | GE en ;

re = , " APS

LT

par le gouvernement. Les 7.000 boutiques À débitant l’opium avec une patente du 4 souvernement en vendent annuellement % 780.000 livres (environ 850 tonnes métriques). La drogue est le plus souvent absorbée sous forme de pilules, par des personnes de tout âge, et donnée même à des nourrissons.

IlLest surprenant qu’un gouvernement qui se prétend chrétien et civilisé se crée des ressources en vendant une drogue dénoncée par toutes les autorités médicales comme un dangereux poison. Quelle excuse invoque-t-1l ?

Celle dont il se sert le plus souvent et qui paraît la plus irréfutable, c’est le Rapport, paru en 1895, d’une vieille Commission souvernementale nommée en 1895. Exami- 4 nons donc en toute loyauté la substance de :

ce document. 4

« L’opiomanie, proprement dite, est + presque inconnue aux Indes. L'usage de A l’'opium y est fort répandu à des fins non médicales, et avec des résultats parfois bénéfiques et rarement pernicieux... Il n’est pas nécessaire, aux Indes, de limiter la culture du pavot, ou la fabrication, ou la vente = de l’opium aux besoins médicaux... La tra- AS dition leur a appris à se servir prudemment + de l’opium et il est rare qu’ils en abusent.…. La grande majorité des mangeurs d’opium ne sont pas opiomanes. Ils prennent des doses faibles qu’ils arrêtent lorsque le besoin ne s’en fait plus sentir... L’opium est le plus commun et le plus précieux des — remèdes à la portée de la masse. Il est 7

Z EL Rte de E … 7 D OT DR "2 DR ne

e Em =. Lans 147 4 me Sn me ie à nm mt “ ces mere di GE TPS PERRET NP DIS PRISE RE AR RES c © “sa nl St Pa Fr lie : CETTE. 7 AE

L'INDE ENCHAÎNÉE lo

employé à prévenir ou à atténuer la fatigue, comme spécifique des malaises intestinaux, comme prophylatique de la malaria, comme paliatif du diabète et, en général, pour alléger toute espèce de douleur physique L'usage de faibles doses d’opium est du plus grand secours dans le traitement des maladies infantiles Interdire la vente de l’opium en dehors de prescriptions régulières serait une dérision; pour des milliers d'êtres, ce serait une mesure inhumaine. »

Voilà donc le pivot de la politique gouvernementale de l’opium. Avant d'exposer le point de vue de l’autre partie, dont les veux commencent à s'ouvrir sur les dansers d’un état de choses sanctionné par les maîtres étrangers, le point de vue des partisans du progrès et des réformes sociales — avant, dis-je, — d'exposer cet autre point de vue, je dois faire quelques observations sur la nature du document qui justifie, aux yeux des Anglais, la vente de quantités illimitées d’opium. Je dis « illimitées » parce que les « Règlements officiels » ne font pas autre chose que sauver la « respectabilité » du gouvernement et ne limitent rien en pratique. Quiconque — pourvu qu’il fasse le petit effort de se conformer aux « Réglements officiels » — peut se procurer tout l’opium qu’il désire.

Quel intérêt a le gouvernement à limiter effectivement la vente puisque son dessein est d'en tirer le plus grand revenu possible ?

] L L c JT : J LORD TS . 1 té Li (at ses Êvet . “ nl 4 A4 pm à hair JUS c Ÿ ” :

? URI PE are AA AN RLPEONE TR il , ML OLT ANCIENNE ET F AU [utess LPC QI PRES d'en Seb Ur 2 RES ANES] NUS TMAT TEE ÿ { ne Le à ou + « Le Z LA

RATE ee ARBRE

Page 1