‹ L'Inde enchainéeChapitre 91 sur 227 · SP 2RE D 7 EE # <N · texte numérisé non relu

SP 2RE D 7 EE # <N

Le Rapport appelle les quatre observaous suivantes

1. Il date de plus de trente ans. Bien des choses ont changé depuis, aux Indes comme ailleurs. Mèr ne s’il valait pour son époque, il ne correspond plus au moment présent.

2, Il y a trente ans, la nature de Popium et ses effets individuels et collectifs étaient loin d’être aussi bien connus qu'aujourd'hui. Bien des médecins eux-mêmes en faisaient un usage qui est actuellement reconnu comme dangereux. De sorte que des enquéteurs d'il y a trente ans, pour honnêtes et sagaces qu'ils aient pu être, ne font plus autorité à l'heure actuelle, quand la noceivité à l’opium est partout dénoncée.

3. Même pour son temps, le rapport fait montre d’une naïveté surprenante. L'un des membres de la Commission refusa de le signer et écrivit un rapport minoritaire qui rend un tout autre son. D'autre part, fait significatif et sur lequel lon ne saurait trop at tirer l'attention, trois ans auparavant, en

1892, une déclaration publique signée de “re mille médecins anglais, avait condamné l'usage de l’opium comme nuisible à la santé et moralement dégradant, ajoutant qu'aux Indes comme en Angleterre, il fallait le classer et le vendre comme poison:

4. En fait, ie rapport de 1895 n’a jamais été considéré, ni aux Indes, ni en Angleterre, comme un document de valeur par les adversaires de l’opium. Il a été, et est encore, jugé partial et uniquement fait pour « blanchir » le gouvernement,

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